Le revenu universel au Kenya, « le petit coup de pouce » qui peut tout changer

Un article de l’AFP repris dans Le Monde pré­sente l’expérimentation de reve­nu sans condi­tion qui a lieu actuel­le­ment au Kenya.

« Nous posons un cer­tain nombre de ques­tions : lorsqu’on donne de l’argent aux gens chaque mois, vont‐ils s’arrêter de tra­vailler ? Vont‐ils prendre des risques dans leurs inves­tis­se­ments en sachant qu’ils auront des reve­nus quoi qu’il arrive ? Comment cela affecte‐t‐il leurs aspi­ra­tions ? », détaille Mme Teti.
« Il y a un débat mon­dial sur le reve­nu uni­ver­sel et nous vou­lons des preuves pour avan­cer », poursuit‐elle, ajou­tant que l’étude s’inscrit dans le contexte spé­ci­fique du « sou­la­ge­ment de la pau­vre­té en Afrique ». « En Occident, le débat sur le reve­nu uni­ver­sel est tout autre et tourne notam­ment autour du rôle de l’Etat-providence ou des pertes d’emploi. »

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Illustration : © Yasuyoshi Chiba / AFP.

Revenu de base : les départements PS veulent prendre au mot Emmanuel Macron

Un article de Noël Bouttier pour TSA Quotidien pré­sente la pro­po­si­tion de loi dépo­sée par dix‐huits président·es de dépar­te­ment, pour expé­ri­men­ter une fusion de cer­tains mini­mas sociaux (RSA, prime d’activité, voire APL).

Les 18 dépar­te­ments défendent un pro­jet qui se veut « auda­cieux socia­le­ment, sou­te­nable finan­ciè­re­ment, cré­dible scien­ti­fi­que­ment ». Ils expliquent que « le reve­nu de base n’est pas le fos­soyeur de la valeur tra­vail ». Et ils estiment que celui‐ci per­met d’accompagner les gens en tran­si­tion pro­fes­sion­nelle ou ceux qui éprouvent des dif­fi­cul­tés pour sa main­te­nir. « Les jeunes agri­cul­teurs qui ont du mal les pre­mières années sont inté­res­sés par cette mesure », glisse Philippe Martin, pré­sident du Gers. Concrètement, les dépar­te­ments sou­haitent expé­ri­men­ter deux scé­na­rios : une fusion du RSA et de la prime d’activité ; une fusion du RSA, de la prime d’activité et de l’APL. Dans le pre­mier cas, le reve­nu pour­rait être fixé à 550 euros ; dans le second, à 740 €. La pro­po­si­tion de loi pré­voit un appel à pro­jet pour expé­ri­men­ter pen­dant trois ans sur des petits ter­ri­toires l’une ou l’autre des hypo­thèses.

Après l’annonce par Emmanuel Macron du « reve­nu uni­ver­sel d’activité » non uni­ver­sel, voi­ci donc une pro­po­si­tion de loi pour expé­ri­men­ter un « reve­nu de base » qui est en fait un reve­nu mini­mum (et pré­cé­dem­ment nom­mé « reve­nu uni­ver­sel », allez com­prendre).

Indépendamment des éven­tuels effets béné­fiques ou non qu’on peut en attendre, l’effervescence actuelle de pro­po­si­tions mal nom­mées nuit assu­ré­ment à la clar­té des débats.

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Illustration : © DR.

Revenu de base : Ottawa appelé à la rescousse pour sauver un projet en Ontario

Un article dans L’Actualité relaie la demande faite par quatre maires au ministre de pour­suivre le projet‐pilote de reve­nu mini­mum garan­ti.

Les maires estiment que le gou­ver­ne­ment a rom­pu sa pro­messe, faite lors de la cam­pagne élec­to­rale du prin­temps, de main­te­nir le pro­jet pilote afin de ne pas perdre des don­nées pré­cieuses qui pour­ront aider à lut­ter contre la pau­vre­té dans la pro­vince.
Le pro­jet pilote sur le reve­nu de base, lan­cé sous l’ancien gou­ver­ne­ment libé­ral de Kathleen Wynne en avril 2017, devait durer trois ans, pour un coût de 150 mil­lions $. Les conser­va­teurs nou­vel­le­ment élus ont sou­te­nu avoir été infor­més que le pro­jet ne fonc­tion­nait pas, une asser­tion contes­tée par les défen­seurs de la lutte contre la pau­vre­té.

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Illustration : CCCamille Orgel.

L’Ontario annule une expérimentation du revenu de base

Un article de Mathilde Simon pour Usbek & Rica revient sur l’expérimentation de reve­nu mini­mum en Ontario et son annu­la­tion par le nou­veau gou­ver­ne­ment de la pro­vince.

Après avoir lais­sé entendre au cours de sa cam­pagne qu’il n’y tou­che­rait pas, le gou­ver­ne­ment cana­dien assure, de son côté, que ce pro­gramme n’est pas viable car trop oné­reux. « Ce n’est clai­re­ment pas la solu­tion pour les familles de l’Ontario », insis­tait MacLeod lors de l’annonce publique.

Aucun chiffre ni étude n’accompagnait l’annonce, et aucune nou­velle pro­po­si­tion n’était faite pour réduire la pau­vre­té. Simplement une pro­messe que le gou­ver­ne­ment ferait en sorte de mettre fin au pro­gramme de manière « éthique ».

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Illustration : Flickr.

Revenu de base : Le mieux, c’est encore d’essayer

Un article de Philippe Mouret pour Dis‐Leur ! pré­sente le reve­nu de base et notam­ment l’initiative « Mon Revenu de Base » en cours.

Si l’idée d’un Revenu uni­ver­sel passe encore mal dans une France fri­leuse et où l’on est plus sou­vent envieux du voi­sin que dési­reux d’améliorer sa propre condi­tion, de plus en plus de pen­seurs et cher­cheurs s’intéressent au sujet. Et de nom­breux ouvrages y sont consa­crés. A lire de toute urgence, l’excellent Fuck Work ! – Pour une vie sans tra­vail, de l’Historien et essayiste James Livingston (coll. Champs Actuel – Flammarion, feuille­ter en cli­quant ICI) qui résume ain­si sa pen­sée : « Notre pro­duc­ti­vi­té nous tue à petit feu, et la pla­nète avec. Il est temps de prendre acte de ce qui est déjà une réa­li­té et de réflé­chir à la seule ques­tion qui vaille : à quoi res­sem­ble­ra notre vie, sans le tra­vail : Fuck Work ! »

Paru seule­ment en anglais (éd. Palgrave Macmillan) le livre Financing Basic income (Financer le reve­nu uni­ver­sel) sou­tient qu’un reve­nu de base d’un niveau décent est en fait finan­çable. Les contri­bu­teurs abordent le sujet du point de vue de trois pays dif­fé­rents (Canada, Suisse et Australie) pour répondre à l’objection qui dit qu’un pro­gramme uni­ver­sel visant à gar­der tous les citoyens au‐dessus de la ligne de pau­vre­té serait trop cher pour être appli­qué. Ils passent en revue l’éventail com­plexe des sources de reve­nu qui ren­draient le reve­nu de base fai­sable, de la valeur sous‐estimée des redon­dances des pro­grammes publics aux actifs publics nou­veaux et jusqu’ici non comp­ta­bi­li­sés. Autant de sources de réflexion…

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Illustration : © Droits réser­vés.

SWITZERLAND : Filmmaker and Village Collaborate to Plan “Basic Income” Trial

Un article en anglais de Kate McFarland pour Basic Income News fait le point sur l’initiative de la réa­li­sa­trice Rebecca Panian dans le vil­lage de Rheinau en Suisse.

To pre­clude misun­ders­tan­ding about what is hap­pe­ning in Rheinau, it should be stres­sed that the vil­lage is not enac­ting a basic income, nor is its govern­ment deli­be­ra­ting an imple­men­ta­tion of the poli­cy, nor is it run­ning a state‐sponsored trial. Moreover, to avoid pos­sible confu­sion, it is spe­ci­fi­cal­ly worth noting that this latest news from Rheinau is unre­la­ted to pre­vious­ly repor­ted dis­cus­sions of basic income pilots by Swiss poli­ti­cal bodies, such as the inves­ti­ga­tion of muni­ci­pal basic income pilots ini­tia­ted last year in near­by Zurich.

Instead, the news is this : the city coun­cil has agreed to per­mit an inde­pendent film­ma­ker Rebecca Panian to make the vil­lage the site of pri­va­te­ly fun­ded one‐year trial of a pro­gram simi­lar to basic income, invol­ving at least half of the town’s popu­la­tion, which would serve as the basis for a docu­men­ta­ry. The project’s main pur­pose is to pro­voke inter­est, dis­cus­sion, and fur­ther research into the idea of basic income.

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Illustration : CC BYNC 2.0 Wisi Greter.

Basic income could work — if you do it Canada‐style

Un article en anglais de Brian Bergstein pour le MIT Technology Review s’intéresse à l’expérimentation en cours à Lindsay en Ontario et à l’avis des béné­fi­ciaires.

If any place can illu­mi­nate both the advan­tages of basic income and the pro­blems it can’t solve, it will be Lindsay. The town is pros­pe­rous by some mea­sures, with a median hou­se­hold income of $55,000 and a his­to­ric down­town dis­trict where new condos and a craft bre­we­ry are on the way. But that masks how tough it is for a lot of people to get by. Manufacturing in the sur­roun­ding area, known as the Kawartha Lakes, has decli­ned since the 1980s. Many people juggle mul­tiple jobs, inclu­ding sea­so­nal work tied to tou­rism in the sum­mer and fall. Technology is part of the sto­ry too : robots milk cows now.

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Illustration : © Brian Bergstein.

Un revenu de base en France ? « C’est possible et soutenable financièrement »

Un article de Yann‐Armel Huet pour Ouest‐France où le pré­sident du conseil dépar­te­men­tal d’Ile-et-Vilaine pré­sente sa vision de la démarche de 13 dépar­te­ments en faveur d’un reve­nu mini­mum.

« Le mon­tant dépen­dra d’un cer­tain nombre de choses, y com­pris par exemple de l’intégration ou non, des allo­ca­tions d’aide au loge­ment. L’objectif est de tendre vers quelque chose qui serait au‐dessus du seuil de pau­vre­té, soit aujourd’hui 845 €. Sur le prin­cipe, sinon, il s’agit bien, oui, de sim­pli­fier les dis­po­si­tifs exis­tants.
Ils sont très com­plexes. On parle sou­vent du coût et du trop grand nombre des aides sociales. Mais com­ment alors expli­quer qu’on a 9 mil­lions de Français sous le seuil de pau­vre­té ? La véri­té, c’est qu’en moyenne, 30 % des béné­fi­ciaires poten­tiels ne demandent pas les aides sociales. »

Comme de cou­tume, les pré­si­dents socia­listes appellent « reve­nu de base » leur démarche qui n’a rien d’inconditionnelle : il s’agit en réa­li­té d’un reve­nu mini­mum garan­ti pour les adultes.

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Illustration : © Philippe Renault.

Revenu de base : pourquoi 13 départements veulent l’expérimenter

Un article d’Alexandre Poussart pour Public Sénat résume l’initiative actuelle de 13 dépar­te­ments en faveur d’un reve­nu mini­mum.

Plusieurs scé­na­rios ont été avan­cés par les élus dépar­te­men­taux. Ce reve­nu de base fusion­ne­rait au mini­mum l’actuel RSA et la prime d’activité (545 euros). Ce reve­nu pour­rait éga­le­ment inté­grer l’allocation loge­ment. « Ce scé­na­rio aurait le mérite de sim­pli­fier toutes les aides sociales et de leur don­ner plus de visi­bi­li­té », note Michel Amiel, séna­teur (LREM) et ancien membre de la mis­sion d’information sur le reve­nu de base menée par le Sénat ces der­nières années.

Une nou­velle fois le terme « reve­nu de base » est employé abu­si­ve­ment pour un dis­po­si­tif qui n’est pas un reve­nu incon­di­tion­nel, mais plu­tôt une exten­sion de l’actuel RSA.

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Illustration : © Loic Venance.

L’Institut des politiques publiques publie son rapport sur les expérimentations de « revenu de base »

Le rap­port ain­si qu’une note de syn­thèse sont dis­po­nibles sur le site de l’IPP, alors que plus d’une dizaine de dépar­te­ments annoncent vou­loir expé­ri­men­ter bien­tôt.

Dans les scé­na­rios simu­lés, le reve­nu de base étu­dié par­tage les carac­té­ris­tiques sui­vantes :
 — rem­pla­ce­ment de plu­sieurs dis­po­si­tifs exis­tants (sim­pli­fi­ca­tion du sys­tème)
 — garan­tie d’un reve­nu mini­mal dégres­sif en fonc­tion des res­sources
 — non‐conditionnalité du ver­se­ment à des démarches actives de recherche d’emploi
 — ver­se­ment auto­ma­tique (hypo­thèse de recours com­plet)
 — cal­cul au niveau de la famille

On regret­te­ra que l’institut s’intéresse à un dis­po­si­tif condi­tion­nel et dégres­sif, une exten­sion de dis­po­si­tifs exis­tants (RSA et prime d’activité), plu­tôt qu’à un reve­nu de base uni­ver­sel, mal­gré le voca­bu­laire employé. Ce qui ne man­que­ra pas d’ajouter à la confu­sion séman­tique du débat actuel.

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Illustration : © Institut des Politiques Publiques (IPP).

Un retour sur la situation des bénéficiaires

Un article de Véronique, adhé­rente de l’association Mon reve­nu de base, fait un point d’étape avec les quatre per­sonnes tirées au sort pour béné­fi­cier d’un reve­nu sans condi­tion pen­dant un an.

La diver­si­té des pro­fils des béné­fi­ciaires met à jour dif­fé­rentes dif­fi­cul­tés et pro­blé­ma­tiques que cha­cune et cha­cun d’entre vous est un jour à même de ren­con­trer et pour les­quelles le reve­nu de base apporte des réponses.

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Illustration : © Mon reve­nu de base.

Les expérimentations du revenu de base : limites et risques

Un article de Robert Cauneau ana­lyse et cri­tique la volon­té actuelle de 13 dépar­te­ments fran­çais d’expérimenter un reve­nu mini­mum garan­ti.

Devant ces limites et tous ces risques, qui font consi­dé­ra­ble­ment dou­ter de la per­ti­nence des expé­ri­men­ta­tions, il nous semble qu’il serait beau­coup plus effi­cace de s’orienter vers des débats publics, impli­quant non seule­ment les poli­tiques, les experts et les mili­tants, mais toute la popu­la­tion, et qui per­met­traient au moins de tes­ter la dési­ra­bi­li­té de la réforme. Ces débats devraient idéa­le­ment por­ter certes sur les sujets abor­dés dans le cadre de la pré­pa­ra­tion des expé­ri­men­ta­tions dépar­te­men­tales, mais éga­le­ment, et peut‐être sur­tout, sur des ques­tions beau­coup plus larges. Il s’agit, en effet, de défi­nir une vision glo­bale de ce que devrait être la socié­té de demain (lutte contre la pau­vre­té, contre les inéga­li­tés, vision éco­lo­gique, etc­) L’heure n’est donc pas aux expé­ri­men­ta­tions. Elle est plu­tôt à l’approfondissement de ses jus­ti­fi­ca­tions et au débat public.

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Illustration : © Kurzgesagt.

Le vrai faux retour du revenu universel

Une chro­nique « L’Édito Éco » d’Étienne Lefebvre sur France Inter fait le point sur le pro­po­si­tion de reve­nu mini­mum lan­cée par des dépar­te­ments fran­çais.

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Illustration : © France Inter.

Le revenu universel pourrait être expérimenté en Meurthe‐et‐Moselle

Un article d’Antony Speciale pour Lorraine Actu revient sur la consul­ta­tion publique en ligne en vue d’un pos­sible expé­ri­men­ta­tion en Meurthe‐et‐Moselle. Douze autres dépar­te­ments sont dans la même dyna­mique.

La volon­té de ces 13 dépar­te­ments est com­mune : tous veulent pro­po­ser à leurs habi­tants un reve­nu mini­mal. Celui‐ci aurait pour objec­tif de « résor­ber la grande pau­vre­té et assu­rer un niveau de vie mini­mal », « favo­ri­ser l’autonomie du pro­jet de vie » ou encore « faci­li­ter le retour à l’emploi ».

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Illustration : © Le Républicain.

Le ministre finlandais des Finances veut mettre fin à l’expérience du RBI

Un article d’Emmanuel Garessus pour Le Temps revient sur la volon­té du ministre d’arrêter l’expérimentation en cours auprès de per­sonnes sans emploi.

La déci­sion de pro­lon­ger ou non le pro­jet dépen­dra des résul­tats des élec­tions qui se tien­dront en avril pro­chain. Le par­ti de Petteri Orpo est actuel­le­ment en tête dans les son­dages. L’une des réformes qu’il a intro­duites, appe­lée modèle d’activation, oblige les chô­meurs à effec­tuer 18 heures de tra­vail rému­né­ré ou à suivre une for­ma­tion dans les trois mois sous peine de perdre 4,7% de leur allo­ca­tion (soit 32 euros). L’expérience a révé­lé que la moi­tié des chô­meurs ne par­ve­naient pas à rem­plir les condi­tions vou­lues et per­daient une par­tie de leurs allo­ca­tions. Pour Petteri Orpo, ce n’est pas une mesure « par­ti­cu­liè­re­ment rude ».

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Illustration : © Tuomas Forsell.