Revenu de base : Le mieux, c’est encore d’essayer

Un article de Philippe Mouret pour Dis-Leur ! présente le revenu de base et notamment l’initiative « Mon Revenu de Base » en cours.

Si l’idée d’un Revenu universel passe encore mal dans une France frileuse et où l’on est plus souvent envieux du voisin que désireux d’améliorer sa propre condition, de plus en plus de penseurs et chercheurs s’intéressent au sujet. Et de nombreux ouvrages y sont consacrés. A lire de toute urgence, l’excellent Fuck Work ! – Pour une vie sans travail, de l’Historien et essayiste James Livingston (coll. Champs Actuel – Flammarion, feuilleter en cliquant ICI) qui résume ainsi sa pensée : « Notre productivité nous tue à petit feu, et la planète avec. Il est temps de prendre acte de ce qui est déjà une réalité et de réfléchir à la seule question qui vaille : à quoi ressemblera notre vie, sans le travail : Fuck Work ! »

Paru seulement en anglais (éd. Palgrave Macmillan) le livre Financing Basic income (Financer le revenu universel) soutient qu’un revenu de base d’un niveau décent est en fait finançable. Les contributeurs abordent le sujet du point de vue de trois pays différents (Canada, Suisse et Australie) pour répondre à l’objection qui dit qu’un programme universel visant à garder tous les citoyens au-dessus de la ligne de pauvreté serait trop cher pour être appliqué. Ils passent en revue l’éventail complexe des sources de revenu qui rendraient le revenu de base faisable, de la valeur sous-estimée des redondances des programmes publics aux actifs publics nouveaux et jusqu’ici non comptabilisés. Autant de sources de réflexion…

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