La Chine lance un programme pour remplacer ses fermiers par des robots

Un article de Mathilde Simon pour Usbek & Rica pré­sente l’ambitieuse expé­ri­men­ta­tion de robo­ti­sa­tion agri­cole lan­cée dans la région de Jiangsu.

L’objectif est sur­tout de per­mettre de meilleurs ren­de­ments à moindre coût. Dans le cadre d’un repor­tage sur l’industrialisation de l’économie agro­nome chi­noise, National Geographic a ren­con­tré en février Liu Lin. Le jeune entre­pre­neur y raconte que ses machines euro­péennes et amé­ri­caines per­mettent de pro­duire, en quatre heures, le tra­vail que 30 tra­vailleurs auraient mis une ving­taine de jours à faire. Le tout mani­pu­lable depuis un smart­phone.

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Illustration : © Shutterstock.

Le revenu de base : une remise en cause de la création monétaire ?

Un article de Robert Cauneau résume un article de Christian Arnsperger : « Revenu de base, éco­no­mie sou­te­nable et alter­na­tives moné­taires » qui s’intéresse à la créa­tion de la mon­naie.

En toute logique, nous devons accep­ter l’idée selon laquelle le reve­nu de base et le type de mon­naie dans lequel il serait ver­sé doivent for­mer un « tout concep­tuel insé­cable ». Si la seule forme moné­taire envi­sa­gée est celle que pro­duit actuel­le­ment le sec­teur ban­caire – et c’est l’hypothèse tra­ver­sant les cinq der­nières décen­nies de dis­cus­sion autour du pour et du contre d’un RBI qui fait la quasi‐unanimité –, ce reve­nu de base sera, par la force des choses, « sys­té­mi­que­ment cou­plé à une éco­no­mie où règne l’obligation de crois­sance engen­drée par ce mode de créa­tion moné­taire. Ce sera le cas même pour les citoyens qui choi­sissent d’utiliser le reve­nu de base comme outil pour exer­cer une cri­tique en actes du sys­tème. »

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Pourquoi il faut soutenir les livreurs UberEats, Deliveroo, etc.

Une tri­bune de Fabien Benoit pour Usbek & Rica cri­tique les pla­te­formes pré­da­trices qui inves­tissent tou­jours plus de mar­chés, semant la pré­ca­ri­té et l’exploitation dans leur sillage.

Ces ques­tions ne sont pas ano­dines, loin s’en faut. Elles rap­pellent le carac­tère radi­cal, rapace et car­nas­sier du capi­ta­lisme numé­rique d’inspiration cali­for­nienne. Elles nous rap­pellent que ces entre­prises de la « nou­velle éco­no­mie », comme on disait autre­fois, s’attaquent à tout ce qui res­semble de près ou de loin à de la soli­da­ri­té, du par­tage, de la jus­tice, qu’elles exploitent cyni­que­ment les failles du sys­tème et la fai­blesse des tra­vailleurs. Elles n’ont que faire du col­lec­tif et des indi­vi­dus. Et elles n’entendent pas spé­cia­le­ment res­pec­ter les lois.

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Illustration : © Usbek & Rica.

Un rapport annonce que la robotisation va entraîner une recrudescence de l’esclavage en Asie du sud‐est

Un article d’Annie Kelly pour The Guardian décrit un futur bien sombre pour les employé·es les moins qualifié·es, en com­pé­ti­tion avec les robots.

We know that in a couple of decades, robot manu­fac­tu­ring will replace many low‐skill jobs. Displaced wor­kers without the skills or capa­ci­ty to adapt will have to com­pete for a rapid­ly dimi­ni­shing sup­ply of low‐paid work in poten­tial­ly exploi­ta­tive condi­tions. This will lead to increa­sed risks of sla­ve­ry and traf­fi­cking across a region alrea­dy vul­ne­rable to these kind of abuses.”

Automation is alrea­dy revo­lu­tio­ni­sing manu­fac­tu­ring and lowe­ring labour costs for indus­tries across the world. The International Federation of Robotics esti­mates that next year ano­ther 250,000 indus­trial robots will come on to the mar­ket, with the capa­bi­li­ty to help pro­duce cars, elec­tro­nics and new machi­ne­ry.

[« Nous savons que dans quelques décen­nies, les robots rem­pla­ce­ront de nom­breux emplois peu qua­li­fiés. Les travailleur·euses touché·es qui n’ont pas les com­pé­tences ou la capa­ci­té de s’adapter seront en concur­rence pour des emplois fai­ble­ment rému­né­rés en dimi­nu­tion rapide, dans des condi­tions d’exploitation poten­tielles. Cela entraî­ne­ra une aug­men­ta­tion des risques d’esclavage et de traite dans une région déjà vul­né­rable à ce type d’abus ».

L’automatisation révo­lu­tionne déjà la fabri­ca­tion et réduit les coûts de main-d’œuvre pour les indus­tries du monde entier. La Fédération inter­na­tio­nale de robo­tique estime que l’année pro­chaine, 250 000 robots indus­triels sup­plé­men­taires arri­ve­ront sur le mar­ché, avec la capa­ci­té d’aider à pro­duire des voi­tures, de l’électronique et de nou­velles machines.]

Voir aus­si une tra­duc­tion en fran­çais sur le site de Paul Jorion.

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Illustration : © Hau Dinh/AP.

Le routier américain, une icône en voie de disparition

Un article de Julien Brygo pour Le Monde Diplomatique plonge dans le monde des camion­neurs éta­su­niens, alors que les véhi­cules sans chauf­feur pointent à l’horizon.

Le rap­port de Morgan Stanley place les rou­tiers en lea­sing, comme ceux de Long Beach, en tête des vic­times de la déré­gle­men­ta­tion du trans­port. « Ça ne se fera jamais, veut croire M. Andre Hart, qui conduit des camions de mar­chan­dises depuis dix‐sept ans. C’est déjà tel­le­ment dan­ge­reux sur les routes… Les ordi­na­teurs n’ont pas d’yeux. Avec les camé­ras, il y a des mau­vaises sur­prises tous les jours. » Arrive M. Gerald Daniels, coif­fure ras­ta jusqu’aux hanches et lunettes de soleil : « Bien sûr que ça se fera, lance‐t‐il. Au ter­mi­nal à conte­neurs de Long Beach, il n’y a déjà plus d’humains pour char­ger les camions. » À l’image de ces moissonneuses‐batteuses gui­dées par GPS (glo­bal posi­tio­ning sys­tem), de ces ton­deuses connec­tées qui tour­noient sur leur car­ré de pelouse ou encore de ces robots aspi­ra­teurs domes­tiques qui se déplacent seuls, les camions de demain seront « auto­nomes », pro­met la Silicon Valley.

Voir aus­si le repor­tage pho­to­gra­phique sur son site.

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Illustration : © Julien Brygo.

La France, bientôt un pays de (travailleurs) pauvres ?

Un article de Jean‐Christophe Sarrot pour ATD Quart Monde pro­pose une ana­lyse de la récente étude de la Dares.

Si le risque n’est pas que tout le monde se retrouve en CDD demain, cette bipo­la­ri­sa­tion pré­sente tout de même une dimen­sion insup­por­table et insou­te­nable : 9 tra­vailleurs sur 10 qui n’ont pas de CDI ne peuvent espé­rer y accé­der ; ils sont can­ton­nés aux CDD, emplois pré­caires qui, pour 2 à 3 mil­lions d’entre eux actuel­le­ment, ne per­mettent guère de dépas­ser le seuil de pau­vre­té.

Les poli­tiques publiques actuelles semblent inca­pables de cor­ri­ger ce phé­no­mène. Elles n’en parlent pas. Elles s’accommodent de ce modèle d’emploi « de crise » et apprennent à vivre avec, même si elles savent que cela risque de leur coû­ter la non‐reconduction de l’équipe au pou­voir, comme cela a été le cas pour François Hollande.

Elles parlent d› « emploi », sans dis­tin­guer le décent du pré­caire, sans dire que plus du second, ce n’est pas plus de salut, mais plus de pau­vre­té et d’insécurité face à l’avenir, comme en Allemagne, au Royaume‐Uni, aux États‐Unis, etc.

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Illustration : © ATD Quart Monde.

Le RSA dans le viseur

Un article dans Politis revient sur l’offensive actuelle du gou­ver­ne­ment contre les droits des per­sonnes à très faibles reve­nus, allo­ca­taires du RSA.

Tout dou­ce­ment, l’exécutif pré­pare les esprits à une vieille idée de la droite : faire tra­vailler les allo­ca­taires du RSA. Dans un dis­cours pro­non­cé le 13 juin à la Mutualité fran­çaise, Emmanuel Macron dit vou­loir amé­lio­rer l’accompagnement des allo­ca­taires les plus éloi­gnés de l’emploi et res­pon­sa­bi­li­ser les autres, « qui peuvent reve­nir vers le tra­vail, mais que rien n’incite ni n’accompagne pour faire ce che­min ». Cela res­semble à une vieille marotte de la droite anti‐« assis­ta­nat », déjà appli­quée dans le dépar­te­ment du Haut‐Rhin, où les allo­ca­taires du RSA ont l’obligation de tra­vailler « béné­vo­le­ment » sept heures par semaine.

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Illustration : © Politis.

Benjamin Griveaux, pêcheur à la dérive

Un article de Romaric Godin étrille la com­mu­ni­ca­tion du gou­ver­ne­ment, qui cherche à gom­mer l’image de « pré­sident des riches » que se traîne Emmanuel Macron.

Derrière sa sol­li­ci­tude, Benjamin Griveaux dis­si­mule donc cette vision clas­sique d’un homme pauvre assis­té et ignare chère à la droite. La réa­li­té est bien dif­fé­rente : les chô­meurs fran­çais, dont la moi­tié ne sont pas indem­ni­sés, veulent dans leur immense majo­ri­té, trou­ver un emploi ou une for­ma­tion qui per­met de trou­ver un emploi.

Mais à quoi bon se for­mer lorsque l’emploi manque ? À quoi bon tra­vailler lorsque l’on est mal­gré tout pauvre en tra­vaillant ? Benjamin Griveaux n’a donc jamais enten­du par­ler de ces « tra­vailleurs pauvres » dont l’existence même devrait faire oublier l’aphorisme de Confucius ? Ce que le pou­voir actuel ne dit jamais, ce qu’il oublie tou­jours à des­sein, c’est que ce ne sont pas les chô­meurs et les sala­riés qui ont conduit la France à la perte de com­pé­ti­ti­vi­té éco­no­mique et qui l’ont enfer­mé dans un niveau de gamme inte­nable.

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Illustration : CCPrzemysław Sakrajda.

En France, le salaire minimum ne permet pas aux familles d’échapper à la pauvreté

Un article de Justin Delépine pour Alternative Économiques pré­sente une étude de l’Institut de recherches éco­no­miques et sociales (IRES) qui com­pare le niveau de vie de familles au salaire mini­mum dans trois pays : la France, l’Allemagne et le Royaume‐Uni.

Quatre exemples types sont rete­nus : un céli­ba­taire, une famille avec deux enfants mais avec un seul parent qui tra­vaille, ou un membre du ménage qui est à temps com­plet et l’autre à temps par­tiel et enfin une famille avec deux enfants et deux parents tra­vaillant à temps com­plet. Dans toutes ces situa­tions, les sys­tèmes alle­mand et bri­tan­nique per­mettent à tous les types de ménage d’être au‐dessus du seuil de pau­vre­té, mais « la France est ain­si le seul des trois pays où une famille mono‐active avec deux enfants dont l’un des parents tra­vaille à temps com­plet au salaire mini­mum est en des­sous du seuil de pau­vre­té moné­taire ».


Illustration : © Getty.

Et si la robotisation précédait le robot ?

Une tri­bune de Daniel Kaplan pour Usbek & Rica pour­suit son explo­ra­tion du pro­jet col­la­bo­ra­tif WORK+, cette fois en s’interrogeant sur les robots : d’où viennent‐ils, où vont‐ils, que veulent‐ils – ou plu­tôt, de quelles inten­tions sont‐ils les outils ?

Les robots n’apparaissent pas spon­ta­né­ment dans les entre­prises. Ils sont le pro­duit de déci­sions déli­bé­rées et coû­teuses qui s’inscrivent dans un mou­ve­ment enga­gé depuis des décen­nies : tay­lo­ri­sa­tion, inter­con­nexion glo­ba­li­sée des chaînes d’approvisionnement, exter­na­li­sa­tion de fonc­tions de plus en plus nom­breuses et essen­tielles, for­ma­li­sa­tion tou­jours plus pous­sée des pro­ces­sus et des indi­ca­teurs de per­for­mance…

Le robot cou­ronne la réa­li­sa­tion d’un pro­gramme dont la fonc­tion semble être de sub­sti­tuer aux rela­tions entre humains (col­la­bo­ra­teurs, clients, four­nis­seurs…) des rela­tions entre enti­tés et fonc­tions, repré­sen­tées par les sys­tèmes d’information et com­mu­ni­quant au tra­vers de contrats et d’interfaces pro­gram­mées.


Illustration : © Usbek & Rica.

Demain, les robots tailleront nos vêtements sur mesure

Un article de François Leclerc pré­sente les plans de l’entreprise Levi Strauss pour auto­ma­ti­ser lar­ge­ment sa pro­duc­tion tex­tile.

Levi Strauss pré­pare pour demain l’usine glo­bale d’après-demain. Une légion de robots va être mise en place afin de rem­pla­cer, dans le monde entier et dès 2020, les employés char­gés de la coupe et de la fini­tion des jeans de la marque.

Soumise à une forte concur­rence et voyant ses marges se réduire, le mana­ge­ment de l’entreprise va radi­ca­le­ment faire évo­luer son pro­ces­sus de pro­duc­tion. En termes de pro­duc­ti­vi­té, l’objectif est d’assurer la fini­tion d’un jean en 90 secondes là où il fal­lait aupa­ra­vant de six à huit minutes.


Illustration : CCDương Trần Quốc.

Les dangereuses mutations du travail et de l’emploi

Un article de Gregory Verdugo pour Alternatives Économiques s’intéresse aux consé­quences sur l’emploi de l’arrivée mas­sive des robots intel­li­gents.

Le pro­grès tech­no­lo­gique n’a pas fait dis­pa­raître le tra­vail. Mais la pro­chaine vague de machines pour­rait être, cette fois, vrai­ment dif­fé­rente. Jusqu’ici, les machines n’étaient pas douées pour les tâches abs­traites et manuelles non rou­ti­nières, mais les avan­cées de la robo­tique et l’informatique pour­raient chan­ger la donne. Chaque année, les capa­ci­tés des ordi­na­teurs et des robots à simu­ler le rai­son­ne­ment humain et deve­nir « intel­li­gents » sont décu­plées. L’augmentation de la puis­sance de cal­cul per­met d’analyser et de répondre plus adroi­te­ment aux sti­mu­la­tions externes. La « com­mu­ni­ca­tion » avec l’environnement, de plus en plus fine, se fait au tra­vers de puis­sants cap­teurs capables de déco­der les plus sub­tiles nuances du lan­gage humain et de recon­naître visages et objets. Les pos­si­bi­li­tés de sto­ckage des don­nées sont mul­ti­pliées avec le déve­lop­pe­ment du « cloud robo­tics », où chaque robot accu­mule et par­tage en réseau expé­rience et infor­ma­tion avec ses confrères robots.

Certains cher­cheurs pensent que les déve­lop­pe­ments des machines intel­li­gentes et de la robo­tique devraient per­mettre de rem­pla­cer le tra­vail dans un grand nombre d’emplois dans les années à venir. Les bou­le­ver­se­ments devraient être impor­tants dans les trans­ports et la logis­tique, où les pro­grès des cap­teurs intel­li­gents ren­dront les véhi­cules sans conduc­teurs sûrs et com­pé­ti­tifs.

Les emplois des moins qua­li­fiés ne sont pas les seuls à être mena­cés. Les capa­ci­tés d’analyse gran­dis­santes des ordi­na­teurs leur per­mettent main­te­nant d’aider à la déci­sion dans des tâches com­plexes, notam­ment dans le domaine médi­cal ou juri­dique, où elles rem­placent ain­si du tra­vail qua­li­fié.


Illustration : © Stephane AUDRAS/REA.

« On veut lire, pas travailler » : quand Frédéric Lordon, Alain Damasio et des syndicalistes déconstruisent le travail

Un article d’Amélie Quentel pour Les Inrockuptibles revient sur la jour­née du 27 jan­vier orga­ni­sée autour du thème « Tout le monde déteste le tra­vail » à Paris.

Il est clair que, durant cette jour­née, un dis­tin­guo fort est en tout cas fait entre “tra­vail” et “emploi”, avec, comme l’assure Damasio, la néces­si­té de réflé­chir à “com­ment sor­tir de cette fabrique du tra­vailleur comme figure essen­tielle” et de “repen­ser tout le rap­port de l’Occident à l’activité”. En somme, d’opérer un dépla­ce­ment dans la concep­tion com­mu­né­ment admise de ce que serait le tra­vail, alors même que des acti­vi­tés por­teuses de sens, non‐reconnues – car non créa­trices de valeur éco­no­mique – pour­raient jus­te­ment l’être si adve­nait un chan­ge­ment de para­digme. Deux heures d’échanges sur le thème “s’organiser au‐delà du sala­riat” ont ain­si lieu dans l’auditorium de la Bourse du tra­vail, avec notam­ment des zadistes de Notre‐Dame‐des‐Landes et des syn­di­ca­listes de Nantes s’exprimant sur leur désir de “tenir l’économie en dehors des rap­ports de soli­da­ri­té” et de “trans­mettre des savoirs en dehors du cadre d’habitude impo­sé par le tra­vail”.


Illustration : © AQ.

Faut‐il durcir le contrôle des chômeurs ?

Un article de Sandrine Foulon pour Alternatives Économiques fait le tour de la ques­tion, alors qu’Emmanuel Macron a annon­cé vou­loir contrô­ler davan­tage les per­sonnes sans emploi.

Un dur­cis­se­ment du sui­vi se ­justifie‐t‐il alors que Pôle emploi a déjà étof­fé cette mis­sion en 2015 ? 12 000 contrôles sont effec­tués tous les mois par 215 agents dédiés à cette acti­vi­té. Le gou­ver­ne­ment veut mul­ti­plier par cinq les effec­tifs de ces contrô­leurs. Il sou­hai­te­rait en outre qu’une autre gra­dua­tion des sanc­tions soit mise sur la table.


Illustration : © Alternatives Économiques.

Ô Boulot : l’expo qui repense le travail

Un article de Rémi Lévêque pour Usbek & Rica pré­sente l’exposition « Ô Boulot », à décou­vrir au MAIF Social Club à Paris jusqu’en avril.

Bientôt, la robo­ti­sa­tion et le numé­rique, cou­plés au dés­in­té­res­se­ment crois­sant pour cer­taines caté­go­ries pro­fes­sio­nelles modi­fie­ront consi­dé­ra­ble­ment le monde du tra­vail tel que nous le connais­sons. Pour ne rien arran­ger, selon une autre étude relayée par The Guardian, la robo­ti­sa­tion per­met­trait de réduire de 90 % le coût du tra­vail d’un sala­rié, quand la délo­ca­li­sa­tion dimi­nue ce coup de « seule­ment » 65 %.

En s’appuyant sur ce constat, le Maif Social Club, espace pari­sien de « ren­contre artis­tique et socié­tale », pro­pose de décou­vrir jusqu’au 28 avril 2018 une réflexion artis­tique sur la façon dont nous tra­vaille­rons demain.


Illustration : © MAIF.

En Lorraine, une entreprise a été créée pour embaucher tous les chômeurs du coin

Un article de Laura Wojcik pour Partage Social Club revient sur l’initiative « ter­ri­toire zéro chô­meur » à Colombey‐les‐Belles, avec le témoi­gnage de quelques béné­fi­ciaires, un an après le coup d’envoi du dis­po­si­tif.

« Si vous avez un enfant qui doit aller à l’école, vous ne vous deman­dez pas s’il y a de la place à l’école, sim­pli­fie Bertrand Deligny, pré­sident de La Fabrique. Et ben nous on fait exac­te­ment la même chose pour les chô­meurs de longue durée. Ils ne doivent pas se poser la ques­tion de savoir s’il y a du tra­vail. Il y en a. »

Cette machine à four­nir des emplois a été créée dans le cadre de l’expérimentation natio­nale « zéro chô­meur de longue durée » qui concerne 10 zones tests en France. Le finan­ce­ment public du pro­jet est garan­ti depuis février 2016 grâce à une loi votée à l’unanimité à l’Assemblée natio­nale et au Sénat.

L’idée est née au sein de l’association ATD Quart Monde au milieu des années 90. À par­tir de trois constats :

  • Le tra­vail existe puisque chaque ter­ri­toire pré­sente une liste de besoins non satis­faits. Exemple : le net­toyage des cime­tières muni­ci­paux, l’entretien des forêts locales ou des mis­sions d’aide à la per­sonne.
  • Chaque chô­meur de longue durée pos­sède des com­pé­tences pour assu­rer ces tâches.
  • L’argent ne manque pas non plus. Les nou­veaux emplois sont finan­cés en pio­chant dans les dépenses publiques autre­fois vouées à com­pen­ser l’inactivité pro­fes­sion­nelle. Une enve­loppe qu’ATD Quart Monde estime à 18 000 € par an et par chô­meur de longue durée.

Illustration : © Partage Social Club.

L’avenir du travail

Une vidéo de Docwerkers pré­sente en cinq minutes les vues de Paul Jorion et de Jaak Brepoels sur la raré­fac­tion de l’emploi liée à la numé­ri­sa­tion.


Illustration : © Docwerkers.