Why universal basic income costs far less than you think

Un article en anglais d’Elizaveta Fouksman pour The Conversation revient sur une erreur cou­rante lorsqu’on parle de reve­nu de base : le « coût » de la mesure n’est qu’une frac­tion du bud­get glo­bal.

A true cost esti­mate will always dis­cuss who the net bene­fi­cia­ries will be, who the net contri­bu­tors will be, and the rate at which we gra­dual­ly switch people over from being bene­fi­cia­ries to being contri­bu­tors as they get richer (this is some­times cal­led the claw-back rate, the with­dra­wal rate or the mar­gi­nal tax rate – which is not an ove­rall tax, but sim­ply the rate at which people start to return their UBI to the com­mu­nal pot as they earn more).

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Illustration : © Shutterstock.

How Basic Income could restore voting rights for poor Americans

Une tri­bune en anglais de James Davis pour Basic Income News défend le reve­nu de base comme moyen de per­mettre aux plus pauvres d’exercer leur droit de vote aux États-Unis.

Even put­ting aside felon disen­fran­chi­se­ment, impo­ve­ri­shed Americans are dis­pro­por­tio­na­te­ly exclu­ded from exer­ci­sing their right to vote owing to the expense of taking off work on elec­tion day and the paper­work they face due to voter ID laws and frequent relo­ca­tion. Universal Basic Income (UBI), by eli­mi­na­ting the finan­cial stress under­lying these bar­riers, has the poten­tial to great­ly expand voter tur­nout and civic par­ti­ci­pa­tion more gene­ral­ly, res­to­ring voting rights pro­mi­sed by the consti­tu­tion.

Sans même évo­quer la déchéance de droits civiques liée à l’incarcération, les plus pauvres ont moins accès au droit de vote, notam­ment car il faut prendre un jour de congé pour voter, mais éga­le­ment rem­plir des démarches admi­nis­tra­tives suite aux lois d’identification et aux démé­na­ge­ments régu­liers. Le Revenu de Base Universel (RBU), en allé­geant la contrainte finan­cière sous-jacente, peut poten­tiel­le­ment amé­lio­rer la par­ti­ci­pa­tion aux élec­tions en concré­ti­sant pour les popu­la­tions pauvres le droit de vote que leur pro­met la consti­tu­tion.

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Illustration : CCElliott Stallion.

L’Ontario annule une expérimentation du revenu de base

Un article de Mathilde Simon pour Usbek & Rica revient sur l’expérimentation de reve­nu mini­mum en Ontario et son annu­la­tion par le nou­veau gou­ver­ne­ment de la pro­vince.

Après avoir lais­sé entendre au cours de sa cam­pagne qu’il n’y tou­che­rait pas, le gou­ver­ne­ment cana­dien assure, de son côté, que ce pro­gramme n’est pas viable car trop oné­reux. « Ce n’est clai­re­ment pas la solu­tion pour les familles de l’Ontario », insis­tait MacLeod lors de l’annonce publique.

Aucun chiffre ni étude n’accompagnait l’annonce, et aucune nou­velle pro­po­si­tion n’était faite pour réduire la pau­vre­té. Simplement une pro­messe que le gou­ver­ne­ment ferait en sorte de mettre fin au pro­gramme de manière « éthique ».

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Illustration : Flickr.

Dordogne : elle pédale pour parler du revenu de base

Un article de Lysandra Chadefaux pour Sud Ouest pré­sente le Tour de base, un périple à vélo pour débattre du reve­nu incon­di­tion­nel.

Le Tour de base s’inscrit dans l’actualité du Mouvement fran­çais pour un reve­nu de base, asso­cia­tion trans­par­ti­sane. Léna l’a rejoint en 2016. Cette aven­ture, qui ras­semble une dizaine de per­sonnes, a débu­té same­di 4 août à Tours (Indre-et-Loire) et s’achèvera à Craon (Mayenne) deux semaines plus tard (1), où l’association tien­dra son uni­ver­si­té d’été.

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Illustration : © Lysandra Chadefaux.

Philippe Van Parijs : « La plus grande objection à un revenu de base est d’ordre moral »

Un article de Gabriela Amaya pour Pressenza résume une inter­view en anglais de Philippe Van Parijs autour du reve­nu sans condi­tion.

Le RBUI est main­te­nant sou­te­nu à la fois par la gauche et la droite, ce qui amène d’autres per­sonnes des deux côtés à prendre posi­tion contre lui, uni­que­ment parce que l’idée est défen­due par ses « enne­mis ». Cependant, sa capa­ci­té à déga­ger un consen­sus dans tous les sec­teurs de la socié­té, comme ce fut le cas pour la sécu­ri­té sociale (qui était sou­te­nue par les employeurs, qui y voyaient un moyen d’améliorer les per­for­mances de leurs tra­vailleurs), fait du RBUI une idée valable pour le 21ème siècle.

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Illustration : © Álvaro Orús.

Universal basic income : money for nothing

Une vidéo en anglais de Lou Foglia pour Beme News pré­sente le concept du reve­nu de base et son actua­li­té, en moins de dix minutes.

UBI… Silicon Valley entre­pre­neurs like Elon Musk and Mark Zuckerberg sup­port it. Some eco­no­mists claim it can end pover­ty. It’s been tou­ted as a solu­tion to income inequa­li­ty and a bloa­ted wel­fare state. It’s even been endor­sed by thought lea­ders across the poli­ti­cal spec­trum. But, is Universal Basic Income too good to be true ? Will it fos­ter lazi­ness and depen­den­cy ? And, who the hell is going to pay for it ?

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Illustration : © Beme News.

Who Really Stands to Win from Universal Basic Income ?

Un article en anglais de Nathan Heller pour le New Yorker pro­pose un tour d’horizon de la dyna­mique actuelle autour du reve­nu de base : enjeux, expé­ri­men­ta­tions, ouvrages…

Recently, a resur­rec­tion has occur­red. Guaranteed income, recon­cei­ved as basic income, is gai­ning sup­port across the spec­trum, from liber­ta­rians to labor lea­ders. Some see the sys­tem as a clean, crisp way of repla­cing gnar­led govern­ment bureau­cra­cy. Others view it as a stay against harsh eco­no­mic pres­sures now on the hori­zon. The ques­tions that sur­round it are the same ones that Nixon faced half a cen­tu­ry ago. Will the public stand for such a bold mea­sure — and, if so, could it ever work ?

[…]

The rea­li­za­tion that a uni­ver­sal basic income is use­ful but insuf­fi­cient for the country’s long-term socioe­co­no­mic health — that you can’t just wind up a machine and let it run — may cause attri­tion among some sup­por­ters who admire the model pre­ci­se­ly because it seems to mean that no one will have to deal with stuff like this again. It may also dam­pen the scheme’s sun­ny poli­ti­cal pros­pects, since a heal­thy U.B.I. would have to be sea­ted among other reforms, the sum of which would not be cost- or interest-neutral. This doesn’t mean that it’s not a prac­ti­cal idea. It means only that it’s not a magic spell.

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Illustration : © Anna Parini.

Revenu de base : Le mieux, c’est encore d’essayer

Un article de Philippe Mouret pour Dis-Leur ! pré­sente le reve­nu de base et notam­ment l’initiative « Mon Revenu de Base » en cours.

Si l’idée d’un Revenu uni­ver­sel passe encore mal dans une France fri­leuse et où l’on est plus sou­vent envieux du voi­sin que dési­reux d’améliorer sa propre condi­tion, de plus en plus de pen­seurs et cher­cheurs s’intéressent au sujet. Et de nom­breux ouvrages y sont consa­crés. A lire de toute urgence, l’excellent Fuck Work ! – Pour une vie sans tra­vail, de l’Historien et essayiste James Livingston (coll. Champs Actuel – Flammarion, feuille­ter en cli­quant ICI) qui résume ain­si sa pen­sée : « Notre pro­duc­ti­vi­té nous tue à petit feu, et la pla­nète avec. Il est temps de prendre acte de ce qui est déjà une réa­li­té et de réflé­chir à la seule ques­tion qui vaille : à quoi res­sem­ble­ra notre vie, sans le tra­vail : Fuck Work ! »

Paru seule­ment en anglais (éd. Palgrave Macmillan) le livre Financing Basic income (Financer le reve­nu uni­ver­sel) sou­tient qu’un reve­nu de base d’un niveau décent est en fait finan­çable. Les contri­bu­teurs abordent le sujet du point de vue de trois pays dif­fé­rents (Canada, Suisse et Australie) pour répondre à l’objection qui dit qu’un pro­gramme uni­ver­sel visant à gar­der tous les citoyens au-dessus de la ligne de pau­vre­té serait trop cher pour être appli­qué. Ils passent en revue l’éventail com­plexe des sources de reve­nu qui ren­draient le reve­nu de base fai­sable, de la valeur sous-estimée des redon­dances des pro­grammes publics aux actifs publics nou­veaux et jusqu’ici non comp­ta­bi­li­sés. Autant de sources de réflexion…

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Illustration : © Droits réser­vés.

SWITZERLAND : Filmmaker and Village Collaborate to Plan “Basic Income” Trial

Un article en anglais de Kate McFarland pour Basic Income News fait le point sur l’initiative de la réa­li­sa­trice Rebecca Panian dans le vil­lage de Rheinau en Suisse.

To pre­clude misun­ders­tan­ding about what is hap­pe­ning in Rheinau, it should be stres­sed that the vil­lage is not enac­ting a basic income, nor is its govern­ment deli­be­ra­ting an imple­men­ta­tion of the poli­cy, nor is it run­ning a state-sponsored trial. Moreover, to avoid pos­sible confu­sion, it is spe­ci­fi­cal­ly worth noting that this latest news from Rheinau is unre­la­ted to pre­vious­ly repor­ted dis­cus­sions of basic income pilots by Swiss poli­ti­cal bodies, such as the inves­ti­ga­tion of muni­ci­pal basic income pilots ini­tia­ted last year in near­by Zurich.

Instead, the news is this : the city coun­cil has agreed to per­mit an inde­pendent film­ma­ker Rebecca Panian to make the vil­lage the site of pri­va­te­ly fun­ded one-year trial of a pro­gram simi­lar to basic income, invol­ving at least half of the town’s popu­la­tion, which would serve as the basis for a docu­men­ta­ry. The project’s main pur­pose is to pro­voke inter­est, dis­cus­sion, and fur­ther research into the idea of basic income.

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Illustration : CC BY-NC 2.0 Wisi Greter.

Basic income could work — if you do it Canada-style

Un article en anglais de Brian Bergstein pour le MIT Technology Review s’intéresse à l’expérimentation en cours à Lindsay en Ontario et à l’avis des béné­fi­ciaires.

If any place can illu­mi­nate both the advan­tages of basic income and the pro­blems it can’t solve, it will be Lindsay. The town is pros­pe­rous by some mea­sures, with a median hou­se­hold income of $55,000 and a his­to­ric down­town dis­trict where new condos and a craft bre­we­ry are on the way. But that masks how tough it is for a lot of people to get by. Manufacturing in the sur­roun­ding area, known as the Kawartha Lakes, has decli­ned since the 1980s. Many people juggle mul­tiple jobs, inclu­ding sea­so­nal work tied to tou­rism in the sum­mer and fall. Technology is part of the sto­ry too : robots milk cows now.

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Illustration : © Brian Bergstein.

Il faut agir contre la pauvreté

Un article de Jacinthe Laforest pour La Voix Acadienne rend compte d’une réunion publique sur la pau­vre­té alors que le gou­ver­ne­ment pro­vin­cial d’Acadie annonce vou­loir la réduire.

Le père Eddie Cormier, qui par­ti­ci­pait aux dis­cus­sions, trouve que tout effort ayant pour objec­tif de « réduire » la pau­vre­té est en par­tant mal orien­té. « Il ne faut pas viser à réduire la pau­vre­té. Il faut l’éliminer. Qu’a le gou­ver­ne­ment en tête ? Est-ce une réduc­tion de 2 %, de 5 %, 10 % ou 50 %? De mon point de vue, on est capable d’éliminer la pau­vre­té », a insis­té le père Eddie Cormier. De nom­breuses per­sonnes dans le groupe ont men­tion­né qu’une solu­tion pos­sible, sinon LA solu­tion serait de rem­pla­cer tous les petits pro­grammes qui bouchent des trous ici et là par un pro­gramme de reve­nu de base garan­ti.

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Illustration : © Jacinthe Laforest.

Un revenu de base en France ? « C’est possible et soutenable financièrement »

Un article de Yann-Armel Huet pour Ouest-France où le pré­sident du conseil dépar­te­men­tal d’Ile-et-Vilaine pré­sente sa vision de la démarche de 13 dépar­te­ments en faveur d’un reve­nu mini­mum.

« Le mon­tant dépen­dra d’un cer­tain nombre de choses, y com­pris par exemple de l’intégration ou non, des allo­ca­tions d’aide au loge­ment. L’objectif est de tendre vers quelque chose qui serait au-dessus du seuil de pau­vre­té, soit aujourd’hui 845 €. Sur le prin­cipe, sinon, il s’agit bien, oui, de sim­pli­fier les dis­po­si­tifs exis­tants.
Ils sont très com­plexes. On parle sou­vent du coût et du trop grand nombre des aides sociales. Mais com­ment alors expli­quer qu’on a 9 mil­lions de Français sous le seuil de pau­vre­té ? La véri­té, c’est qu’en moyenne, 30 % des béné­fi­ciaires poten­tiels ne demandent pas les aides sociales. »

Comme de cou­tume, les pré­si­dents socia­listes appellent « reve­nu de base » leur démarche qui n’a rien d’inconditionnelle : il s’agit en réa­li­té d’un reve­nu mini­mum garan­ti pour les adultes.

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Illustration : © Philippe Renault.

Les aides sociales : « un pognon de dingue » nous dit notre président

Un article de Guy Valette s’inscrit en faux contre l’idée selon laquelle les aides sociales coû­te­raient un « pognon de dingue » à la col­lec­ti­vi­té, et plaide pour une réforme ambi­tieuse du sys­tème socio-fiscal afin d’instaurer un reve­nu de base incon­di­tion­nel, per­met­tant à chacun·e de vivre digne­ment.

Réformer les aides sociales sans tou­cher à notre sys­tème fis­cal est vain. Ensemble nous sommes riches (1300 mil­liards de reve­nus d’activité et plus de 11 500 mil­liards de patri­moine pri­vé, tout cela bien mal répar­ti au gré des réus­sites indi­vi­duelles et de l’héritage du pas­sé). Nous pou­vons dès à pré­sent mettre en place un sys­tème de redis­tri­bu­tion uni­ver­sel admi­nis­tré par une caisse auto­nome, qui se sub­sti­tue­rait au sys­tème socio-fiscal actuel, où cha­cun contri­bue­rait en pro­por­tion de ses moyens à l’allocation d’un reve­nu d’existence incon­di­tion­nel pour assu­rer à tous les membres de la com­mu­nau­té les moyens d’exister digne­ment.

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Illustration : © Jacques Witt/SIPA.