Auteur/autrice : Maxime Vendé

  • Le revenu universel : une bonne idée ?

    Le revenu universel : une bonne idée ?

    Un article d’Amal pour Blooming You présente la conception du revenu inconditionnel qu’Abdennour Bidar défend dans son livre Libérons-nous !.

    5 propositions concrètes pour la mise en place du revenu universel :

    1. Fixer le revenu universel à un niveau supérieur des « minima sociaux » ou du « salaire minimum », ces pseudo-fils de sécurité qui ne font qu’engluer l’individu dans la précarité. Pour la France à 1500 euros (3000 pour un couple), et dans chaque pays à un seuil permettant à l’individu de mener une vie décente.

    2. Ouvrir partout au niveau local, ainsi que sur les réseaux sociaux, des maisons et des forums du temps libéré, offrant des espaces de discussion réelle ou virtuelle où tous pourront réfléchir ensemble au sens de ce temps libéré et à ce qu’ils veulent faire du revenu universel. Ainsi pour tous les individus trop ancrés dans notre cité des travailleurs, ces réseaux d’entraides les aideront à s’adapter à leur nouvelle cité.

    3. Mettre en place une instauration différenciée du revenu universel, en le proposant automatiquement aux chômeurs, aux jeunes, retraités, malades, personnes handicapées ou invalides, et en l’octroyant sur demande à tous ceux qui désirent quitter leur emploi, sans à se justifier.

    4. Tout au long de la scolarité, faire de l’initiation à la liberté l’objectif majeur de l’Ecole, de telle sorte qu’à l’âge adulte, la personne ne se retrouve pas perdue dans la civilisation du temps libérée mais dotée d’une capabilité réelle d’autodétermination. C’est une idée qui apparait déjà dans certaines écoles de l’Education de demain.

    5. Créer un nouvel écosystème de civilisation repensé et réorganisé pour faire contribuer toutes nos structures sociales au service d’un objectif : offrir à chacune et chacun les moyens de consacrer son temps libéré à la culture de son humanité. C’est par cette culture du savoir-être, de l’introspection, et de la contemplation que nous basculerons vraiment dans la cité des philosophes.

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    Illustration : © Getty Images.

  • Revenu universel, de l’utopie au programme politique

    Revenu universel, de l’utopie au programme politique

    Une émission de La Grande table sur France Cuture où Baptiste Mylondo et Guillaume Allègre débattent du revenu inconditionnel.

    À la fois mis en lumière et discrédité dans la dernière campagne présidentielle, porté par le socialiste Benoit Hamon, il en est ressorti lessivé, ne subsistant qu’une version « édulcorée » d’un revenu universel qui ne demande qu’à revivre dans l’esprit de ses partisans.

    Source


    Illustration : Le Jardin des délices (détail) CC 0 Jérôme Bosch.

  • Le Journal du revenu de base : juin 2018

    Le Journal du revenu de base : juin 2018

    Le tour d’horizon de l’actualité du revenu de base et des sujets liés.

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  • Benjamin Griveaux, pêcheur à la dérive

    Benjamin Griveaux, pêcheur à la dérive

    Un article de Romaric Godin étrille la communication du gouvernement, qui cherche à gommer l’image de « président des riches » que se traîne Emmanuel Macron.

    Derrière sa sollicitude, Benjamin Griveaux dissimule donc cette vision classique d’un homme pauvre assisté et ignare chère à la droite. La réalité est bien différente : les chômeurs français, dont la moitié ne sont pas indemnisés, veulent dans leur immense majorité, trouver un emploi ou une formation qui permet de trouver un emploi.

    Mais à quoi bon se former lorsque l’emploi manque ? À quoi bon travailler lorsque l’on est malgré tout pauvre en travaillant ? Benjamin Griveaux n’a donc jamais entendu parler de ces « travailleurs pauvres » dont l’existence même devrait faire oublier l’aphorisme de Confucius ? Ce que le pouvoir actuel ne dit jamais, ce qu’il oublie toujours à dessein, c’est que ce ne sont pas les chômeurs et les salariés qui ont conduit la France à la perte de compétitivité économique et qui l’ont enfermé dans un niveau de gamme intenable.

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    Illustration : CC 0 Przemysław Sakrajda.

  • Comment le revenu universel est devenu de gauche

    Comment le revenu universel est devenu de gauche

    Un article de Marc-Antoine Sabaté pour AOC Media analyse la progression de l’idée de revenu universel au sein de la famille politique social-démocrate, et les contradictions des actuels projets d’expérimentation avec les valeurs de la gauche.

    S’il y a donc de multiples manières d’envisager l’inconfort socialiste à l’égard du revenu universel, le cœur du problème peut sans doute être résumé ainsi : son inconditionnalité serait incompatible avec une théorie du social où la division du travail est, de fait, ce qui donne consistance à la société, forme sa solidarité organique et où, par conséquent, les droits ne peuvent être fondés que sur les positions que les individus y occupent, afin d’assurer à chacun.e une émancipation dans l’intégration.

    Que penser, dès lors, de la proposition actuellement portée à gauche ? Lesdits promoteurs d’une expérimentation locale listent six objectifs : « résorber la grande pauvreté et assurer un niveau de vie minimal » ; « réduire le non-recours aux prestations sociales » ; « favoriser l’autonomie du projet de vie » ; « réduire la stigmatisation » ; « simplifier le système social » ; « faciliter le retour à l’emploi ».

    On retrouve ici quelques-uns des arguments consacrés. Qu’en est-il cependant de la réduction des inégalités ou de la redistribution des richesses ? Suffit-il par ailleurs de suggérer qu’il faciliterait le retour à l’emploi pour le rendre compatible avec une défense solidariste de l’aide sociale ? Rien n’est moins sûr, tant cet argument repose sur une perception individualisée des causes du chômage. Il ne s’agit certes pas de dénoncer des chômeurs irresponsables, refusant de se remettre au travail. Mais la logique n’est pas différente, l’argument est simplement pris dans l’autre sens : au-delà du manque structurel d’emplois, le chômage est dû à un ensemble de désincitants économiques. Il faut rendre le travail payant.

    Et il reste donc là l’intuition que c’est individuellement, en s’appuyant sur ce socle inconditionnel, que les chômeurs pourront se rediriger vers l’emploi. On perçoit bien-sûr l’attrait d’une telle approche : rien ne semble plus insupportable que l’idée de ne pas pouvoir décider, pour soi-même, du sens que l’on entend donner à son existence et des moyens à mettre en œuvre pour y parvenir. Le danger est pourtant d’oublier les conditions sociales de l’exercice de cette liberté-responsabilité. C’est pourquoi la revendication d’un revenu universel ne devrait pas être dissociée de celle d’un accompagnement des personnes sans emploi. Accompagnement que les économies de contrôle social liées à sa mise en place pourraient d’ailleurs permettre de repenser.

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    Illustration : © AOC Media.

  • « Earning a Living » and the Dilemma of Unpaid Work

    « Earning a Living » and the Dilemma of Unpaid Work

    Un article en anglais de D. JoAnne Swanson sur son site détaille les souffrances liées à l’emploi subi, et la libération potentielle du travail avec un revenu de base inconditionnel.

    It’s deeply ironic that one of the most common objections to UBI is a fear that people wouldn’t work. Only a culture deeply invested in the notion that remunerative work must entail suffering would entertain such a preposterous idea so widely and seriously. The truth is just the opposite: UBI enables work. It’s an investment in human potential. It’s a vote for a world where work is done by true consent, rather than by coercion born of the need to « earn a living » and the struggle to survive. It frees us up to do things we enjoy, instead of just taking any job to pay the bills. It enables us to do valuable unpaid creative work, domestic work, or caring labor without having to go hungry or stay in unhealthy relationships for financial reasons. Not having UBI is in fact preventing a lot of us – myself included – from working to our full potential.

    It’s helpful to acknowledge that there’s a difference between jobs and work. Upon receiving UBI, undoubtedly many people would quit jobs they hate, or jobs they’ve taken mostly for a paycheck. But very few would stop working altogether.

    With UBI, jobs would be freed up for people who actually want them, and those of us who do unpaid work wouldn’t be forced to compete with them for those jobs.

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    Illustration : © The Anticareerist.

  • Le revenu de base : parcours du combattant

    Le revenu de base : parcours du combattant

    Un article du Collectif pour un Québec sans pauvreté dans La Soupe du caillou fait le point sur les difficultés à franchir pour pouvoir prétendre au soi-disant « revenu de base » du projet de loi à l’étude.

    Certes, ce parcours donne droit, si on réussit à passer à travers toutes les épreuves, à un revenu de base correspondant à la Mesure du panier de consommation, soit environ 18 000 $ par année pour une personne seule. Ce qui est pas mal mieux que n’importe quelle prestation d’assistance sociale à l’heure actuelle. Mais fallait-il absolument rendre l’obtention de ce revenu de base aussi compliquée, considérant que, du point de vue des droits humains, la MPC devrait être le barème plancher ?

    Source


    Illustration : © Collectif pour un Québec sans pauvreté.

  • Préface à « Fuck work! » de James Livingston

    Préface à « Fuck work! » de James Livingston

    La préface que Paul Jorion a écrite pour l’édition française du livre Fuck work! précédemment évoqué est désormais librement accessible.

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  • Conférence : Travail et emploi à l’ère du capitalisme de plateforme, à Paris les 5 et 6 juin

    Conférence : Travail et emploi à l’ère du capitalisme de plateforme, à Paris les 5 et 6 juin

    L’université Paris Dauphine accueille le premier colloque international organisé par le programme de recherche Capla, « Fragmentation du travail, marchandisation du « travail à-côté » : le capitalisme de plate-forme et ses impacts sociaux ».

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  • Le futur « revenu de citoyenneté » italien est-il un revenu universel ?

    Le futur « revenu de citoyenneté » italien est-il un revenu universel ?

    Un article de BFM Business présente le dispositif phare du Mouvement 5 étoiles qui va partager le pouvoir en Italie : un revenu minimal garanti de 780 euros.

    En y regardant de plus près, le revenu de citoyenneté concerne un champ beaucoup plus restreint que le revenu universel. Une personne seule recevra 780 euros, mais si elle perçoit déjà un revenu, l’État ne lui versera qu’un complément. En clair, un Italien qui touche déjà une rémunération de 400 euros recevra un revenu de citoyenneté de 380 euros, explique le Corriere della serra.

    En principe, le revenu universel est versé à tous, sans condition de ressources. Or, ici le montant de l’aide est modulé en fonction des revenus existants et ceux qui touchent déjà plus de 780 euros par mois ne sont pas éligibles.

    Source


    Illustration : © Alberto Pizzoli / AFP.

  • Projet de loi 173 sur le revenu de base : le ministre Blais doit abolir le purgatoire

    Projet de loi 173 sur le revenu de base : le ministre Blais doit abolir le purgatoire

    Une tribune du Collectif pour un Québec sans pauvreté exhorte le ministre à améliorer son projet qu’il qualifie de « revenu de base ».

    Les six recommandations du collectif pour bonifier le projet de revenu de base

    1. Que la reconnaissance d’une contrainte sévère à l’emploi soit l’unique critère d’admissibilité au programme de revenu de base.
    2. Que le gouvernement assouplisse les critères menant à la reconnaissance des contraintes sévères à l’emploi.
    3. Qu’il soit possible d’accéder au programme de revenu de base sans obligatoirement passer par le programme de solidarité sociale.
    4. Que le montant des prestations du programme de revenu de base soit inscrit dans le règlement et que la Mesure du panier de consommation y soit clairement identifiée comme le seuil auquel s’élèvera le revenu de base.
    5. Que l’atteinte de la cible d’amélioration du revenu à la hauteur de la Mesure du panier de consommation soit devancée.
    6. Que le programme de revenu de base soit implanté dans les plus brefs délais.

    Source


    Illustration : © Collectif pour un Québec sans pauvreté.

  • Pour en finir avec la propriété privée

    Pour en finir avec la propriété privée

    Un article d’Ioana Marinescu pour Libération présente l’initiative de deux économistes étasuniens : taxer tous les propriétaires et redistribuer universellement cette richesse à la population.

    Les revenus de cet impôt sur la propriété seront redistribués à tous, créant un revenu universel. Eric Posner et Glen Wey calculent qu’un taux de 7 % pour l’impôt sur la propriété serait adéquat. Un tel impôt lèverait une somme énorme égale à 20 % du PIB. Le revenu de cet impôt permettrait à une famille moyenne américaine de recevoir environ 20 000 euros par an, sans conditions. Etant donné que l’impôt sur la propriété tombe lourdement sur les plus riches, il réduirait les inégalités de revenu et de patrimoine.

    Source


    Illustration : © Loïc Venance / AFP.

  • André Gorz et le Revenu Social Garanti

    André Gorz et le Revenu Social Garanti

    Une synthèse par Robert Cauneau d’un article de la revue Mouvements présentant la conception du Revenu Social Garanti (RSG) d’André Gorz.

    N’étant pas assurés d’un revenu de base suffisant, les employés seraient continuellement à la recherche d’un emploi, qu’il soit précaire ou non, et prêts à accepter n’importe quel emploi et pour n’importe quel salaire. Le RSG relève d’une toute autre logique et vise à les affranchir des contraintes du marché du travail. « Le revenu social de base doit leur permettre de refuser le travail et les conditions de travail “indignes” ; et il doit se situer dans un environnement social qui permette à chacun d’arbitrer en permanence entre la valeur d’usage de son temps et sa valeur d’échange : c’est-à-dire entre les “utilités” qu’il peut acheter en vendant du temps de travail et celles qu’il peut produire par l’autovalorisation de ce temps ».

    Source


    Illustration : © Mouvements.

  • Force Ouvrière affirme son opposition au revenu de base

    Force Ouvrière affirme son opposition au revenu de base

    La résolution générale adoptée par le syndicat lors de son récent congrès désapprouve totalement le revenu sans condition.
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  • Finland’s Basic Income Pilot Was Never Really A Universal Basic Income

    Finland’s Basic Income Pilot Was Never Really A Universal Basic Income

    Un article d’Eillie Anzilotti pour Fast Company revient sur la fin programmée de l’expérimentation de revenu minimum pour certain·e·s personnes sans emploi en Finlande.
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  • États-Unis : le district de Columbia publie un rapport sur le revenu garanti

    États-Unis : le district de Columbia publie un rapport sur le revenu garanti

    Un article de Quentin Mathys  pour Basic Income News présente le rapport récemment publié par le service budgétaire du conseil du district de Columbia.

    Le document, d’une quarantaine de pages, compare différentes approches en vue de fournir un  revenu minimum garanti à l’ensemble des habitant·e·s, avec un financement local.

    The paper […] discusses the existing monetary and in-kind entitlements benefits, supports, and maintenance provided by the federal and District governments to low and moderate-income residents. According to the authors, the existing social safety net is strong enough to allow households who have full access to the public benefit programs to meet their basic needs. However, as Ryan Harrison underlines in his article about the report, households most in need for assistance do not qualify for the cash grants available, due to the work requirements of these means-tested policies.

    À noter que les montants présentés par le rapport traitent du budget brut, et non net, d’un revenu minimum garanti.

    Source


    Illustration : CC0 Brandon Mowinkel.

  • Le revenu universel pourrait être expérimenté en Meurthe-et-Moselle

    Le revenu universel pourrait être expérimenté en Meurthe-et-Moselle

    Un article d’Antony Speciale pour Lorraine Actu revient sur la consultation publique en ligne en vue d’un possible expérimentation en Meurthe-et-Moselle. Douze autres départements sont dans la même dynamique.

    La volonté de ces 13 départements est commune : tous veulent proposer à leurs habitants un revenu minimal. Celui-ci aurait pour objectif de « résorber la grande pauvreté et assurer un niveau de vie minimal », « favoriser l’autonomie du projet de vie » ou encore « faciliter le retour à l’emploi ».

    Source


    Illustration : © Le Républicain.

  • Revenu universel : des tests concluants ?

    Revenu universel : des tests concluants ?

    L’émission La Quotidienne de France 5 a récemment consacré un segment aux initiatives actuelles d’expérimentation.

    Le revenu universel passe donc de la théorie à la pratique à travers une expérimentation citoyenne. En résumé, des personnes tirées au sort reçoivent 1000 euros par mois. Que conclure de cette expérience ?

    Source


    Illustration : © France 5.

  • Au Canada se tiendra le congrès du revenu de base garanti nord-américain

    Au Canada se tiendra le congrès du revenu de base garanti nord-américain

    C’est à Hamilton que se tiendra le congrès du North American Basic Income Guarantee (NABIG) du 24 au 27 mai. (suite…)

  • Le ministre finlandais des Finances veut mettre fin à l’expérience du RBI

    Le ministre finlandais des Finances veut mettre fin à l’expérience du RBI

    Un article d’Emmanuel Garessus pour Le Temps revient sur la volonté du ministre d’arrêter l’expérimentation en cours auprès de personnes sans emploi.

    La décision de prolonger ou non le projet dépendra des résultats des élections qui se tiendront en avril prochain. Le parti de Petteri Orpo est actuellement en tête dans les sondages. L’une des réformes qu’il a introduites, appelée modèle d’activation, oblige les chômeurs à effectuer 18 heures de travail rémunéré ou à suivre une formation dans les trois mois sous peine de perdre 4,7% de leur allocation (soit 32 euros). L’expérience a révélé que la moitié des chômeurs ne parvenaient pas à remplir les conditions voulues et perdaient une partie de leurs allocations. Pour Petteri Orpo, ce n’est pas une mesure «particulièrement rude».

    Source


    Illustration : © Tuomas Forsell.

  • Le Journal du revenu de base : mai 2018

    Le Journal du revenu de base : mai 2018

    Le tour d’horizon de l’actualité du revenu de base et des sujets liés.

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  • États-Unis : le Parti démocrate de Californie soutient le revenu de base

    États-Unis : le Parti démocrate de Californie soutient le revenu de base

    Le Parti démocrate a ajouté le revenu inconditionnel à sa plate-forme programmatique lors de son dernier congrès.
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  • Un nouveau livre sur le revenu de base

    Un nouveau livre sur le revenu de base

    Une synthèse par Robert Cauneau du nouveau livre de Michel Lepesant et Baptiste Mylondo : Inconditionnel – anthologie du revenu universel, déjà présenté ici.

    L’objectif de cette anthologie est d’illustrer la diversité des approches des revenus inconditionnels, et de leurs origines. La conviction des deux auteurs est que « le revenu inconditionnel n’est pas un simple enjeu comptable, mais bien, avant toute chose, une question philosophique, de justice sociale« . Ils considèrent qu’ »il faut, dans un tel débat, prendre soin de distinguer le souhaitable (philosophiquement), le possible (pratiquement) et le faisable (politiquement). » Cette anthologie traite surtout du premier point, un peu du second, mais laisse le troisième aux débats futurs.

    Source


    Illustration : Domaine Public Paul Signac, 1893-95, Au temps d’harmonie.

  • California’s Universal Basic Income Experiment

    California’s Universal Basic Income Experiment

    Une interview vidéo en anglais de The Young Turks s’intéresse au projet de revenu sans condition porté par Michael Tubbs, maire de la ville de Stockton en Californie. L’objectif est de verser 500 dollars mensuels à 100 personnes pendant un an et demi.

    TYT’s Cenk Uygur spoke with the Mayor of Sacramento, Michael Tubbs on the city’s groundbreaking economic empowerment intuitive to provide a basic income of $500 to 100 people for 18 months.


    Illustration : © The Young Turks.

  • En France, le salaire minimum ne permet pas aux familles d’échapper à la pauvreté

    En France, le salaire minimum ne permet pas aux familles d’échapper à la pauvreté

    Un article de Justin Delépine pour Alternative Économiques présente une étude de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES) qui compare le niveau de vie de familles au salaire minimum dans trois pays : la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

    Quatre exemples types sont retenus : un célibataire, une famille avec deux enfants mais avec un seul parent qui travaille, ou un membre du ménage qui est à temps complet et l’autre à temps partiel et enfin une famille avec deux enfants et deux parents travaillant à temps complet. Dans toutes ces situations, les systèmes allemand et britannique permettent à tous les types de ménage d’être au-dessus du seuil de pauvreté, mais « la France est ainsi le seul des trois pays où une famille mono-active avec deux enfants dont l’un des parents travaille à temps complet au salaire minimum est en dessous du seuil de pauvreté monétaire ».


    Illustration : © Getty.

  • Avec les robots, une vie sans travail ?

    Avec les robots, une vie sans travail ?

    Un article d’Alain Véronèse sur le blog de Guy Valette recense deux ouvrages récents : Robotariat de Bruno Teboul et Fuck Work! de James Livingston.

    Un aperçu de ses propos sur Robotariat, critique de l’automatisation de la société :

    L’argumentation serrée entend combiner et l’instauration d’un revenu de base (ou universel) et une importante réduction du temps de travail. La conjonction des deux revendications est assez rare : trop souvent les partisans du revenu de base (tel le MFRB) « oublient » la réduction du temps de travail, et les militants de la réduction du temps de travail, souvent d’obédience marxiste (J.-M. Harribey, M. Husson) dénonce l’illusion du revenu de base et les dangers d’une subvention offerte au patronat…

    Puis à propos de Fuck Work!, pour une vie sans travail :

    Le style de Livingston (tel que traduit par Pierre Vesperini) au service d’une argumentation construite ouvre de nouvelles lignes d’horizon capable de mettre en marche les populations délaissées par les disruptions capitalistes, c’est à dire les surnuméraires et autres « inutiles au monde », dont les « premiers de cordée » tirent les ficelles…


    Illustration : CC0 Jeremy Avery.

  • Et si l’on se débarrassait une fois pour toutes de l’emploi ?

    Et si l’on se débarrassait une fois pour toutes de l’emploi ?

    Une tribune de Daniel Kaplan pour Usbek & Rica, la troisième de la série « Boulofictions », pose la question suivante : si les robots se substituent aux humains dans la plupart des tâches, que pourrions-nous bien faire de nos vies ?

    Il serait évidemment préférable de se remettre en quête du sens de ce que l’on nomme encore aujourd’hui « travail ». On ne peut cependant pas s’en tirer par des expressions toutes faites telles que « créativité » ou « empathie », puisqu’on fait aujourd’hui toutes sortes d’efforts pour doter les robots et les IA de ce type de capacités.

    Alors, où trouver ce sens ? D’abord en soi, comme une forme d’expression, de réalisation de soi par le biais d’une forme de production, pas nécessairement marchande, voire de liberté par rapport à la consommation…


    Illustration : © Usbek & Rica.

  • Et si la robotisation précédait le robot ?

    Et si la robotisation précédait le robot ?

    Une tribune de Daniel Kaplan pour Usbek & Rica poursuit son exploration du projet collaboratif WORK+, cette fois en s’interrogeant sur les robots : d’où viennent-ils, où vont-ils, que veulent-ils – ou plutôt, de quelles intentions sont-ils les outils ?

    Les robots n’apparaissent pas spontanément dans les entreprises. Ils sont le produit de décisions délibérées et coûteuses qui s’inscrivent dans un mouvement engagé depuis des décennies : taylorisation, interconnexion globalisée des chaînes d’approvisionnement, externalisation de fonctions de plus en plus nombreuses et essentielles, formalisation toujours plus poussée des processus et des indicateurs de performance…

    Le robot couronne la réalisation d’un programme dont la fonction semble être de substituer aux relations entre humains (collaborateurs, clients, fournisseurs…) des relations entre entités et fonctions, représentées par les systèmes d’information et communiquant au travers de contrats et d’interfaces programmées.


    Illustration : © Usbek & Rica.

  • Comment la fiction nous aide-t-elle à penser les futurs du travail ?

    Comment la fiction nous aide-t-elle à penser les futurs du travail ?

    Une tribune de Daniel Kaplan pour Usbek & Rica présente le projet collaboratif WORK+ : 150 « fragments » fictionnels et artistiques autour de l’avenir du travail.

    Ces matériaux traitent également de beaucoup d’autres sujets que le rapport entre travailleurs humains et robots : le quotidien du travail, la forme et le rôle des entreprises, ses espaces et ses temps, son sens ou son absence de sens, son rôle dans l’acquisition d’un statut social, ou encore les nouvelles formes d’exploitation (du travail ultraprécaire sur les plateformes numériques aux mères pondeuses du roman et de la série La Servante écarlate), les compétences et savoir-faire du futur, la perspective du revenu universel ou bien de nouvelles monnaies


    Illustration : © Usbek & Rica.

  • Liberté, égalité, indemnités – Vers un revenu universel ?

    Liberté, égalité, indemnités – Vers un revenu universel ?

    Free Lunch Society, le film de Christian Tod, a été diffusé sur Arte le 10 avril et est désormais disponible en vidéo à la demande.

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