Johann Hari évoque le revenu de base comme anti-dépresseur

Johann Hari, auteur de romans à suc­cès, parle de la dépres­sion dans son der­nier livre Lost Connection et explore plu­sieurs pistes pour soi­gner ce trouble men­tal.

La plu­part des solu­tions habi­tuel­le­ment évo­quées contre la dépres­sion agissent au niveau de l’individu. Hari, lui-même tou­ché par la dépres­sion, sug­gère à l’inverse qu’un chan­ge­ment radi­cal à l’échelle de la socié­té pour­rait mettre fin aux condi­tions d’existence favo­ri­sant l’état dépres­sif.

Dans le der­nier cha­pitre de son livre, Hari s’intéresse au reve­nu uni­ver­sel de base, notam­ment à tra­vers des entre­tiens avec Rutger Bregman, l’historien Néerlandais qui a publié Utopies Réalistes (où il avance qu’en don­nant aux gens de quoi pour­voir à leurs besoins de base, on peut amé­lio­rer leur condi­tion, les libé­rer des bou­lots à la con et leur per­mettre de prendre plei­ne­ment part à la socié­té) ; et avec Evelyn Forget, l’économiste Canadienne.

Dans une inter­view à pro­pos de Lost Connection, Hari a qua­li­fié le reve­nu uni­ver­sel de base d› « anti-dépresseur très puis­sant ». La lit­té­ra­ture scien­ti­fique à ce sujet, bien que limi­tée à des exemples ponc­tuels comme l’expérimentation du Manitoba au Canada dans les années 1970, semble vali­der cette hypo­thèse.


Traduction d’un article de Claire Bott ini­tia­le­ment publié en anglais sur Basic Income News.

Illustration : CC0 George Hodan.

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