Benjamin Griveaux, pêcheur à la dérive

Un article de Romaric Godin étrille la com­mu­ni­ca­tion du gou­ver­ne­ment, qui cherche à gom­mer l’image de « pré­sident des riches » que se traîne Emmanuel Macron.

Derrière sa sol­li­ci­tude, Benjamin Griveaux dis­si­mule donc cette vision clas­sique d’un homme pauvre assis­té et ignare chère à la droite. La réa­li­té est bien dif­fé­rente : les chô­meurs fran­çais, dont la moi­tié ne sont pas indem­ni­sés, veulent dans leur immense majo­ri­té, trou­ver un emploi ou une for­ma­tion qui per­met de trou­ver un emploi.

Mais à quoi bon se for­mer lorsque l’emploi manque ? À quoi bon tra­vailler lorsque l’on est mal­gré tout pauvre en tra­vaillant ? Benjamin Griveaux n’a donc jamais enten­du par­ler de ces « tra­vailleurs pauvres » dont l’existence même devrait faire oublier l’aphorisme de Confucius ? Ce que le pou­voir actuel ne dit jamais, ce qu’il oublie tou­jours à des­sein, c’est que ce ne sont pas les chô­meurs et les sala­riés qui ont conduit la France à la perte de com­pé­ti­ti­vi­té éco­no­mique et qui l’ont enfer­mé dans un niveau de gamme inte­nable.

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Illustration : CCPrzemysław Sakrajda.

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