Le devenir des personnes sorties de contrat aidé

Une récente étude du ministère du travail illustre l’efficacité des contrats aidés, alors que le gouvernement a réduit leur taux de prise en charge et divisé leur nombre par deux en deux ans.

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Le revenu de base, un nouveau pilier de la protection sociale

Partant de la situation dramatique de l’emploi aujourd’hui et des carences du système actuel de redistribution, Guy Valette publie un manifeste en faveur d’un revenu de base émancipateur pour tou·tes, afin de constituer une sécurité sociale tout au long de la vie.

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L’innovation ne profite qu’aux plus qualifié·es

Une récente note du Centre d’étude de l’emploi et du travail montre que les innovations actuelles profitent éventuellement aux cadres et aux professions intermédiaires, mais pas aux employé·es ni aux ouvrier·es.

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L’intelligence artificielle, un choc industriel

Un article reproduit sur le blog de Paul Jorion extrait du dossier « Les révolutions de l’intelligence » dans le numéro 26 de Papiers, s’intéresse aux évolutions de l’informatique et de la robotisation et leur effet sur l’emploi.

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Les défis sociaux des transformations du travail

La captation vidéo d’une table ronde organisée lors de la conférence « Les transformations du travail » en septembre 2018 réunit Antonio Casilli, Thomas Coutrot et Pascal Lokiec.

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La Chine lance un programme pour remplacer ses fermiers par des robots

Un article de Mathilde Simon pour Usbek & Rica présente l’ambitieuse expérimentation de robotisation agricole lancée dans la région de Jiangsu.

L’objectif est surtout de permettre de meilleurs rendements à moindre coût. Dans le cadre d’un reportage sur l’industrialisation de l’économie agronome chinoise, National Geographic a rencontré en février Liu Lin. Le jeune entrepreneur y raconte que ses machines européennes et américaines permettent de produire, en quatre heures, le travail que 30 travailleurs auraient mis une vingtaine de jours à faire. Le tout manipulable depuis un smartphone.

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Illustration : © Shutterstock.

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Un rapport annonce que la robotisation va entraîner une recrudescence de l’esclavage en Asie du sud-est

Un article d’Annie Kelly pour The Guardian décrit un futur bien sombre pour les employé·es les moins qualifié·es, en compétition avec les robots.

“We know that in a couple of decades, robot manufacturing will replace many low-skill jobs. Displaced workers without the skills or capacity to adapt will have to compete for a rapidly diminishing supply of low-paid work in potentially exploitative conditions. This will lead to increased risks of slavery and trafficking across a region already vulnerable to these kind of abuses.”

Automation is already revolutionising manufacturing and lowering labour costs for industries across the world. The International Federation of Robotics estimates that next year another 250,000 industrial robots will come on to the market, with the capability to help produce cars, electronics and new machinery.

[« Nous savons que dans quelques décennies, les robots remplaceront de nombreux emplois peu qualifiés. Les travailleur·euses touché·es qui n’ont pas les compétences ou la capacité de s’adapter seront en concurrence pour des emplois faiblement rémunérés en diminution rapide, dans des conditions d’exploitation potentielles. Cela entraînera une augmentation des risques d’esclavage et de traite dans une région déjà vulnérable à ce type d’abus ».

L’automatisation révolutionne déjà la fabrication et réduit les coûts de main-d’œuvre pour les industries du monde entier. La Fédération internationale de robotique estime que l’année prochaine, 250 000 robots industriels supplémentaires arriveront sur le marché, avec la capacité d’aider à produire des voitures, de l’électronique et de nouvelles machines.]

Voir aussi une traduction en français sur le site de Paul Jorion.

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Illustration : © Hau Dinh/AP.

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Quel avenir pour le travail : perspectives et utopies

Une rencontre organisée par la BPI le 11 juin au Centre Pompidou s’intéressera aux évolutions actuelles de l’emploi : robotisation, transformations, travail à la tâche…

Il est aujourd’hui certain que de nombreux emplois sont amenés à disparaître. La faute aux robots, à l’automatisation, à l’intelligence artificielle, à la standardisation, etc. Dans le même temps de nouveaux métiers se dessinent à l’horizon, tout comme des perspectives d’organisation sociale et de modèle économique renouvelés, intégrant la notion de revenu de base ou revenu participatif.

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Illustration : © MUSE Trento.

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Benjamin Griveaux, pêcheur à la dérive

Un article de Romaric Godin étrille la communication du gouvernement, qui cherche à gommer l’image de « président des riches » que se traîne Emmanuel Macron.

Derrière sa sollicitude, Benjamin Griveaux dissimule donc cette vision classique d’un homme pauvre assisté et ignare chère à la droite. La réalité est bien différente : les chômeurs français, dont la moitié ne sont pas indemnisés, veulent dans leur immense majorité, trouver un emploi ou une formation qui permet de trouver un emploi.

Mais à quoi bon se former lorsque l’emploi manque ? À quoi bon travailler lorsque l’on est malgré tout pauvre en travaillant ? Benjamin Griveaux n’a donc jamais entendu parler de ces « travailleurs pauvres » dont l’existence même devrait faire oublier l’aphorisme de Confucius ? Ce que le pouvoir actuel ne dit jamais, ce qu’il oublie toujours à dessein, c’est que ce ne sont pas les chômeurs et les salariés qui ont conduit la France à la perte de compétitivité économique et qui l’ont enfermé dans un niveau de gamme intenable.

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Illustration : CC 0 Przemysław Sakrajda.

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« Earning a Living » and the Dilemma of Unpaid Work

Un article en anglais de D. JoAnne Swanson sur son site détaille les souffrances liées à l’emploi subi, et la libération potentielle du travail avec un revenu de base inconditionnel.

It’s deeply ironic that one of the most common objections to UBI is a fear that people wouldn’t work. Only a culture deeply invested in the notion that remunerative work must entail suffering would entertain such a preposterous idea so widely and seriously. The truth is just the opposite: UBI enables work. It’s an investment in human potential. It’s a vote for a world where work is done by true consent, rather than by coercion born of the need to « earn a living » and the struggle to survive. It frees us up to do things we enjoy, instead of just taking any job to pay the bills. It enables us to do valuable unpaid creative work, domestic work, or caring labor without having to go hungry or stay in unhealthy relationships for financial reasons. Not having UBI is in fact preventing a lot of us – myself included – from working to our full potential.

It’s helpful to acknowledge that there’s a difference between jobs and work. Upon receiving UBI, undoubtedly many people would quit jobs they hate, or jobs they’ve taken mostly for a paycheck. But very few would stop working altogether.

With UBI, jobs would be freed up for people who actually want them, and those of us who do unpaid work wouldn’t be forced to compete with them for those jobs.

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Illustration : © The Anticareerist.

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En France, le salaire minimum ne permet pas aux familles d’échapper à la pauvreté

Un article de Justin Delépine pour Alternative Économiques présente une étude de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES) qui compare le niveau de vie de familles au salaire minimum dans trois pays : la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Quatre exemples types sont retenus : un célibataire, une famille avec deux enfants mais avec un seul parent qui travaille, ou un membre du ménage qui est à temps complet et l’autre à temps partiel et enfin une famille avec deux enfants et deux parents travaillant à temps complet. Dans toutes ces situations, les systèmes allemand et britannique permettent à tous les types de ménage d’être au-dessus du seuil de pauvreté, mais « la France est ainsi le seul des trois pays où une famille mono-active avec deux enfants dont l’un des parents travaille à temps complet au salaire minimum est en dessous du seuil de pauvreté monétaire ».


Illustration : © Getty.

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Avec les robots, une vie sans travail ?

Un article d’Alain Véronèse sur le blog de Guy Valette recense deux ouvrages récents : Robotariat de Bruno Teboul et Fuck Work! de James Livingston.

Un aperçu de ses propos sur Robotariat, critique de l’automatisation de la société :

L’argumentation serrée entend combiner et l’instauration d’un revenu de base (ou universel) et une importante réduction du temps de travail. La conjonction des deux revendications est assez rare : trop souvent les partisans du revenu de base (tel le MFRB) « oublient » la réduction du temps de travail, et les militants de la réduction du temps de travail, souvent d’obédience marxiste (J.-M. Harribey, M. Husson) dénonce l’illusion du revenu de base et les dangers d’une subvention offerte au patronat…

Puis à propos de Fuck Work!, pour une vie sans travail :

Le style de Livingston (tel que traduit par Pierre Vesperini) au service d’une argumentation construite ouvre de nouvelles lignes d’horizon capable de mettre en marche les populations délaissées par les disruptions capitalistes, c’est à dire les surnuméraires et autres « inutiles au monde », dont les « premiers de cordée » tirent les ficelles…


Illustration : CC0 Jeremy Avery.

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