Catégorie : Revenu de base

  • Féminisme et refus du travail. Entretien avec Kathi Weeks

    Féminisme et refus du travail. Entretien avec Kathi Weeks

    Un entretien de Kathi Weeks réalisé par George Souvlis et traduit en français sur Contretemps revient sur de grands pans de sa pensée : le féminisme et le marxisme contre l’exploitation, ainsi que le refus du travail pour combattre le patriarcat et le capitalisme.

    Dans cette perspective, elle défend également l’idée du revenu de base, sans illusion sur les différentes formes qu’il peut prendre.

    J’interprète l’intérêt croissant du revenu de base dans un spectre politique large comme une avancée positive. Voilà comment je vois les choses : la revendication d’un revenu de base est une revendication de gauche, bien que cela dépende des termes dans lesquelles est formulée cette revendication ; cependant la forme politique que peut prendre cette revendication n’a rien de simple.

    Le fait que cela puisse ou non améliorer les conditions de vie d’une partie importante des travailleurs.euse.s, dépend de plusieurs aspects, et en particulier du montant du revenu prévu. S’il est trop bas, cela risque de subventionner le patronat qui propose des revenus bas aux travailleur.euse.s, en faisant du revenu de base un complément de salaire.

    La revendication que je défends est celle d’un revenu minimum pour vivre convenablement et qui, tant que cela permet aux travailleurs.euses de quitter un travail salarié, même de façon temporaire, pourrait forcer de tels patrons à offrir des salaires et des conditions meilleures. Cela étant dit, la forme politique de cette revendication est comme je l’ai dit compliqué, car il est plus que probable qu’une fois mis en place, ce revenu de base sera d’abord institué à un montant bas. Il sera ensuite nécessaire d’additionner nos efforts pour lutter en faveur d’une augmentation de son montant.


    Illustration : © DR.

  • Les robots vont nous mettre au chômage. On devrait s’y préparer maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.

    Les robots vont nous mettre au chômage. On devrait s’y préparer maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.

    Une tribune (en anglais) de Larry Elliott pour The Guardian s’appuie sur l’ouverture récente de l’épicerie Amazon Go, sans personnel de vente, pour inciter à prendre la mesure de la robotisation en cours.

    Le directeur de la rubrique « Économie » du Guardian conclut en évoquant le revenu de base :

    But the dislocation will be considerable, and comes at a time when social fabrics are already frayed. To ensure that, as in the past, technological change leads to a net increase in jobs, the benefits will have to be spread around and the concept of what constitutes work rethought. That’s why one of the hardest working academics in Davos last week was Guy Standing of Soas University of London, who was on panel after panel making the case for a universal basic income, an idea that has its critics on both left and right, but whose time may well have come.


    Illustration : © Anadolu Agency/Getty Images.

  • Le Conseil de l’Europe adopte une résolution favorable au revenu de base

    Le Conseil de l’Europe adopte une résolution favorable au revenu de base

    L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a récemment voté une résolution en faveur du revenu de base inconditionnel.

    (suite…)

  • Le Journal du revenu de base : février 2018

    Le Journal du revenu de base : février 2018

    Le tour d’horizon de l’actualité du revenu de base et des sujets liés.

    (suite…)

  • Peut-on vraiment expérimenter le Revenu de Base ?

    Peut-on vraiment expérimenter le Revenu de Base ?

    Un article de Marc de Basquiat pour l’AIRE examine les limites d’une expérimentation d’un revenu de base : il n’est pas possible d’en respecter la définition lors d’un test limité. (suite…)

  • « Mon revenu de base », de l’utopie à la réalité

    « Mon revenu de base », de l’utopie à la réalité

    Un entretien de Julien Bayou avec Gabrielle Paoli pour Colibris Magazine revient sur l’initiative « Mon revenu de base » qu’il a lancée.

    Au-delà de cette conviction qui est la vôtre que le revenu de base peut être une solution, que cherchez-vous exactement à faire avec cette initiative, « Mon revenu de base » ?

    60 milliards de déficit public, 6 millions de chômeurs, du mal-être au travail, la destruction de la planète… Ça fait beaucoup de points négatifs pour un système qui est censé être la norme. Ce que l’on veut faire, c’est aller voir ailleurs, trouver des alternatives. Monnaies locales, revenu de base… on explore !

    Or, tant qu’on reste dans le théorique, c’est parole contre parole. J’ai des idées, des convictions, mais c’est tout à fait logique que quelqu’un en face en ait des différentes, et au final, c’est match nul balle au centre. Il faut donc de la matière concrète qui permette de passer du discours théorique à la piste de travail.

    Avec l’expérimentation que nous avons lancée, chacun peut s’approprier le concept et, au travers des différents bénéficiaires, s’identifier. Se dire par exemple “ ah tiens, j’aurais fait pareil, j’aurais mis de côté et aidé mes enfants, comme Brigitte”. Le revenu de base devient rugueux, palpable ; avec cette expérience, on interpelle toute la société et on renvoie chacun à ses propres besoins et à ses propres envies.


    Illustration : © DR.

  • Julien Dourgnon : « Le revenu universel est un dû »

    Julien Dourgnon : « Le revenu universel est un dû »

    Un entretien de Julien Dourgnon avec Céline Mouzon pour Alternatives Économiques fait le tour de sa vision du revenu universel.

    L’équivalence travail-emploi est une convention sociale en situation de monopole. Il faut en finir avec ce monopole. L’emploi est relativement rare, le travail, lui, est abondant.

    Cette conception obsolète du travail se lit dans l’organisation de notre protection sociale. Celle-ci a été imaginée pour une société de plein-emploi où les individus sont seulement soumis à des accidents de parcours rares et brefs. Elle répond imparfaitement aux besoins d’une société installée durablement dans le sous-emploi et le travail précaire. Confrontés à la réalité, les responsables politiques tentent de faire face en allongeant la durée d’indemnisation avec les droits rechargeables de l’indemnisation chômage, ou en étendant le périmètre du RSA aux 18-25 ans. Il me semble que sans en avoir pleinement conscience, nos responsables politiques valident le besoin d’un revenu permanent.


    Illustration : © Istock.

  • Alain Damasio : « Il faut rendre à nouveau la révolution désirable »

    Alain Damasio : « Il faut rendre à nouveau la révolution désirable »

    Un entretien d’Alain Damasio avec Guillaume Ledit d’Usbek & Rica revient sur les raisons qui poussent l’écrivain à s’engager. Au sommaire notamment : le travail, la technologie et le revenu universel.

    Dans une interview autour de l’exposition « Extravaillance », vous estimiez qu’il fallait « faire le deuil d’une conception totalement absurde du travail ». Comment passer dans le « postcapitalisme » que vous appelez de vos voeux ? Et en se projetant, à quoi pourrait ressembler le travail et les travailleurs à l’horizon 2030 ?

    La réponse la plus facile aujourd’hui, à mon sens, c’est le revenu universel. Avec toutes les équivoques de la mesure et l’ampleur du piège que ça peut représenter en terme de contrôle accru des populations. Il y aura là un vrai combat s’il est mis en place, notamment parce que la droite va tenter d’y intégrer le maximum d’allocations et de le fixer au niveau le plus bas. Ce combat doit être mené, mais je pense qu’il y a un seuil de revenu mensuel où on pourrait se retrouver délié de l’obligation de travailler.

    On est arrivé à un stade où l’humanité est en mesure, grâce aux évolutions techniques notamment, de couper le lien entre revenu et mérite : on mérite d’être rémunéré même en ne travaillant pas. Si on coupe cette aliénation fondamentale sur laquelle repose une partie de la force du capitalisme, on libère un temps crucial pour les gens, qui peuvent alors s’occuper des autres ou militer, créer, générer des alternatives et du vivant.


    Illustration : CC BY-SA 3.0 Adrien Barbier.

  • Pourquoi avoir lancé l’initiative « Mon revenu de base » ?

    Pourquoi avoir lancé l’initiative « Mon revenu de base » ?

    Une interview audio d’à peine deux minutes de Julien Bayou sur Reporterre où il présente le principe de l’initiative « Mon revenu de base ».

    Lecteur audio

    Illustration : © Reporterre.

  • Richesse: Pourquoi il faut bien redistribuer les cartes que l’on a mal distribuées

    Richesse: Pourquoi il faut bien redistribuer les cartes que l’on a mal distribuées

    Un article de Guy Valette tire le bilan du glissement progressif de la distribution des richesses du travail vers le capital et propose un revenu de base inconditionnel de l’ordre de mille euros pour assurer à chacun·e une existence digne.

    Le financement de notre système social, adossé aux salaires par la cotisation, s’est dégradé progressivement pendant que la précarité et le chômage n’a cessé d’ augmenter. Bref le travail humain ne paie plus et les inégalités ne cessent d’augmenter. Le système économique n’intègre plus, au contraire il exclue et marginalise.

    L’État tant bien que mal, au fil du temps, tente vainement de réparer les dégâts de ce capitalisme globalisé par toutes une série d’aides aux plus démunis, d’aides aux familles, d’aides à l’emploi, financées par l’impôt. Mais toutes ces aides spécifiques, ciblées, conditionnées, complexes à mettre en œuvre, n’arrivent pas à résoudre ni le problème de la pauvreté, ni le problème du chômage et de l’exclusion de l’activité économique. Au contraire, au lieu de renforcer la cohésion et la solidarité, on assiste à la  division de la société entre d’une part « le monde des assistés »  et d’autre part  les contributeurs, ceux qui  affirment « se lever tôt pour travailler« . Clivage qui développe la défiance, l’esquive et le ressentiment. Pendant qu’on continue à se chamailler sur des « petites inégalités » qui empoisonnent notre quotidien, les ultra-riches jouissent sans vergogne de leurs privilèges et vivent dans la démesure.

    […]

    Pour son financement il n’est pas nécessaire de chercher bien loin : Ensemble nous sommes riches et nous pouvons assurer notre minimum vital.

    • Les revenus de l’ensemble de la population sont de 1 300 Milliards,
    • Le patrimoine privé net est de 11 500 milliards très inégalement répartis.

    Ainsi par :

    • Une cotisation individuelle, se substituant à la C.S.G. et à l’impôt sur les revenus, sur l’ensemble des revenus d’activités et qui ne souffrirait aucune exemption, pourrait assurer une partie importante du financement.
    • Une taxe sur les patrimoines privés, dont la concentration atteint aujourd’hui des sommets, contribuerait à redistribuer à chacun de nouveaux atouts dans son jeu.
    • En ajoutant une cotisation sur l’excédent brut d’exploitation qui permettrait de mettre à contribution les machines ( le « travail mort » cher à Marx ) qui se substituent de plus en plus au travail humain. Cela allègerait du même coup le fardeau qui pèse sur les salaires par la suppression de la cotisation des allocations familiales devenue inutile.

    Par exemple, avec une cotisation de 30 % en moyenne des revenus brut d’activité, une T.A.N. (Taxe sur l’Actif Net) de 1,5 % par an en moyenne, sur le patrimoine, une cotisation de 7,5 % de l’E.B.E. ( Excédent Brut d’Exploitation ) on peut financer un revenu d’existence de 750 € modulé tout au long de la vie. ( de 250 € à la naissance à 1000 € ) ( 2)

    Administré par une caisse comme celle des allocations familiales. Il n’en coûterait rien au budget de l’État. Au contraire, le revenu universel remplaçant toutes les aides à l’emploi, à la famille, aux plus démunis, l’État pourrait se passer des ressources actuelles de l’Impôt sur le revenu, de la C.S.G. et de l’I.S.F.


    Illustration : © Kurzgesagt.

  • La Finlande expérimente le revenu de base depuis un an maintenant. Quelles leçons en tirer ?

    La Finlande expérimente le revenu de base depuis un an maintenant. Quelles leçons en tirer ?

    Un article d’Audrey Duperon pour L’Express revient sur l’expérimentation menée en Finlande : un échantillon de personnes sans emploi perçoit actuellement un revenu sans condition.

    […] beaucoup objectent que les résultats de l’expérience finlandaise ne peuvent être représentatifs, parce que l’échantillon de bénéficiaires est bien trop réduit, et parce que le revenu de 560 € est trop faible pour permettre de vivre décemment. Néanmoins, il devrait apporter des réponses à d’autres questions sociales. En effet, la sécurité financière qu’il apporte peut peut-être réduire l’anxiété et le stress au point d’avoir un impact visible sur le plan de la santé.


    Illustration : © Timothy A. Clary / AFP.

  • Journée de rencontres/échanges « Tout le monde déteste le travail »

    Journée de rencontres/échanges « Tout le monde déteste le travail »

    Une journée de rencontres et d’échanges se tient le 27 janvier à la bourse du travail à Paris autour du travail. Pour qui en a, en cherche, l’évite, s’organise au delà…

    Et si l’on suivait cette intuition : dans l’économie si politique qui nous tient, il importe au fond moins de produire des marchandises ou des services que de produire cette forme : les travailleurs. Cette forme de vie qui nous imprime un certain rapport à soi, aux autres et au monde dont on peine tant à se déprendre.

    Sous le Macronomicon, cette forme prend sans surprise un nouveau design : les angles et les courbes de l’auto-entrepreneur, de « l’indépendante » — dans sa version premium. L’être qui se doit à la fois d’être le producteur, le produit et le service commercial du produit qu’il vend, à savoir lui-même.

    En version standard, la nôtre, bienvenue dans l’existence du… crevard !

    Programme :

    Dans l’auditorium · Rencontres & débats ouverts

    9H30 · 12H « Ressource humaine toi-même ! » ou le néo-management comme art de gouverner. Avec Danièle Linhart, sociologue, des employés syndicalistes SUD en lutte d’Orange et de Lidl et Patrick Cingolani, également sociologue.

    12H30 · 15H « Fin du travail, vie sous contrôle » ou l’offensive technologique du capital. Avec Detlef Hartmann, avocat et militant, la campagne « Make Amazon pay ! », Ariel Kyrou, adepte du revenu universel, Callum Cant, livreur Deliveroo, membre du syndicat IWGB, le collectif du CLAP des livreurs «autoentrepreneurs» et le collectif Blablagrève, plateforme de défense des travailleuses/eurs.

    15H · 17H30 « S’organiser au delà du salariat » Une assemblée autour de la question « De quels moyens avons-nous besoin de nous doter ? Quels obstacles nous faut-il renverser? » Avec des camarades de la ZAD et des UD syndicales de Nantes, Matthieu Hély, sociologue et des salariés syndiqués du secteur associatif autour du vrai visage de l’économie sociale
    et solidaire.

    Dans la salle de réunion · Interventions & rencontres

    9H30 · 10H30 « Le travail sans capitalistes ni rentiers: débat autour de quelques propositions misarchistes » avec Emmanuel Dockès.

    10H30 · 11H30 « Sortir les parasols » avec Frédéric Lordon.

    11H30 · 12H30 « Le sens du combat » avec Sidi Mohammed Barkat.

    12H30 · 13H30 « La religion industrielle : de la matrice monacale à l’empire
    du management » avec Pierre Musso.

    13H30 · 14H30 « Autonomie italienne et refus du travail » avec Franco Piperno.

    14H30 · 15H30 « Refus du travail et illégalité en France dans les années 1970/80 » par Alèssi Dell’Umbria.

    15H30 · 16H30 « Au bal des actifs : la science-fiction face au futur du travail » avec Zanzibar (Alain Damasio, Catherine Dufour, Norbert Merjagnan…).

    16H30 · 17H30 « Les boulots de merde : partage d’expériences », avec Olivier Cyran.

    Dans les couloirs, les halls & trois petites salles

    Projections de fims et documentaires sur le travail, clameurs vocales, cut-up, fictions radiophoniques du collectif Zanzibar sur l’avenir du travail, atelier de création de récits, atelier de confection d’affiches, rencontres approfondies et discussions informelles.

    Puis une soirée festive à Aubervilliers.


    Illustration : © Chasse aux DRH.

  • La Dotation Universelle d’Autonomie

    La Dotation Universelle d’Autonomie

    Un article de Bruno Bourgeon pour L’Association initiatives dionysiennes présente et argumente l’idée d’un revenu de base dans une perspective altermondialiste.

    Le revenu de base sous toutes ses formes est clairement une réforme nécessaire pour remettre à plat tout le système social, pour revenir aux bases et faire en sorte que personne ne soit victime des « accidents » de la vie, sans bénéficier de la solidarité nationale.

    Un pays ruiné et a moitié démoli a su le faire, sans compromettre, bien au contraire, son relèvement, tout en menant 17 ans de guerres coloniales d’un coût exorbitant,qui peut croire que la 6ème puissance mondiale actuelle en soit incapable ? Non, c’est l’imaginaire de la classe dominante qui déteint, toujours cette peur des pauvres qu’on dissimule derrière leur soit-disant incapacité à être autonomes si on leur en donne les moyens.


    Illustration : © Kurzgesagt.

  • Ils testent le revenu de base : « J’ai ressenti la liberté qui allait arriver »

    Ils testent le revenu de base : « J’ai ressenti la liberté qui allait arriver »

    Un article de Camille Bordenet pour Le Monde recueille le témoignage des trois premières personnes tirées au sort par l’association Mon revenu de base.

    Elles recevront mille euros par mois durant toute l’année 2018, sans contrepartie.

    La première fois que Brigitte a entendu parler du revenu universel par le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon, elle a trouvé l’idée séduisante, comme beaucoup, « même si ça paraissait trop beau ». Elle a eu du mal à se figurer comment il pourrait être financé ou combien serait alloué à chacun. Bien qu’elle doute que le gouvernement puisse un jour mettre en place une telle mesure, elle est heureuse de pouvoir participer à une expérimentation qui va peut-être permettre à la société d’y réfléchir.


    Illustration : © Kurzgesagt.

  • L’émission « Politics Weekly » du Guardian parle du revenu de base

    L’émission « Politics Weekly » du Guardian parle du revenu de base

    Une émission (en anglais) présentée par Heather Stewart pour le Guardian est consacrée en partie au revenu de base.

    La discussion du revenu inconditionnel débute à la 16ème minute, avec en autres Marjukka Turunen de l’institut Kela qui mène l’expérimentation finlandaise.

    Could a universal basic income be a solution to precarious work, automation and a happy, healthier society? It has enthusiasts from Silicon Valley to the Labour party, but would it actually work?

    We hear from Marjukka Turunen, from the Finnish welfare agency Kela in Helsinki, which is trialling a basic income scheme.

    On our expert panel this week: Torsten Bell, director of the Resolution Foundation, the Observer’s Sonia Sodha and the chair of Compass, Neal Lawson.

    Via Basic Income News.


    Illustration : © Kurzgesagt.

  • Should we worry about Basic Income earners slacking?

    Should we worry about Basic Income earners slacking?

    Une tribune (en anglais) d’Aleksander Masternak pour Basic Income News s’intéresse à l’une des peurs associées au revenu de base : « Les gens ne voudront plus travailler ! ».

    Pour lui, cette peur est largement injustifiée, la littérature scientifique récente montrant plutôt une volonté des individus à avoir des activités, qu’elles soient rémunérées ou non.

    Individuals work for reasons far exceeding the need to earn subsistence. Unfortunately, despite years of technological development and raised standards of living, individuals are still thought only capable of being motivated to work through the deprivation of their physiological needs. Empirical evidence suggests people care about their work for more than just earning a wage. When the labour market does not offer a sufficient supply of meaningful work that a labourer can take on, earning subsistence seems to take precedence. Systematically denying individuals meaningful work, however, could be detrimental to the individual’s capacity of devising and pursuing their conception of the good life.


    Illustration : © Kurzgesagt.

  • Le revenu universel et l’avenir de la gauche avec Julien Bayou – Têtes-à-tête

    Le revenu universel et l’avenir de la gauche avec Julien Bayou – Têtes-à-tête

    Un entretien de Julien Bayou dans l’émission « Têtes-à-tête » de France Diversité Média où il présente l’initiative Mon Revenu de Base et répond à quelques questions à propos du revenu de base.

    En première partie, une discussion sur l’avenir de la gauche. La section consacrée au revenu de base démarre à 8mn24s.

    Haussman Vwanderday reçoit en « Tête-à-têtes » Julien Bayou, porte-parole d’Europe Ecologie Les Verts, qui nous parle de l’avenir d’EELV, de la gauche et du revenu universel avec le lancement de sa plate-forme Mon Revenu de Base.


    Illustration : © France Diversité Média.

  • Pour un conseiller de la Première ministre d’Écosse, il faut « taxer les riches pour donner aux pauvres »

    Pour un conseiller de la Première ministre d’Écosse, il faut « taxer les riches pour donner aux pauvres »

    Un article (en anglais) d’Andrew Whitaker pour The Herald rapporte l’enthousiasme d’Harry Burns, conseiller de la Première ministre Nicola Sturgeon, pour expérimenter un revenu sans condition en Écosse.

    Burns, dans le Sunday Herald d’aujourd’hui : « Il est temps de nous attaquer également aux causes des inégalités et un revenu de base pourrait transformer le quotidien des régions écossaises les plus pauvres ». Il exhorte les ministres membres du Parti national écossais (SNP) à faire preuve d’audace, considérant qu’Holyrood [le parlement Écossais] avait les moyens de mettre en place le dispositif testé avec succès dans certaines régions d’Amérique du Nord.

    Il poursuit : « Le programme du gouvernement écossais pour 2017-2018 contient le vœu d’étudier l’effet d’un revenu de base citoyen en Écosse. Le programme présente ce dispositif comme « non testé », alors qu’en fait, la mesure a déjà été testée, et elle fonctionne. »


    Illustration : © Colin Templeton.

  • Revenu universel : l’impossible expérimentation

    Revenu universel : l’impossible expérimentation

    Une tribune de Guillaume Allègre dans Les Échos critique les initiatives actuelles d’expérimentation de revenu sans condition : trop courtes, trop limitées, difficiles à évaluer…

    Ces initiatives traduisent un véritable engouement pour la démarche expérimentale : si l’on ne connaît pas les effets d’une politique, il suffirait de l’expérimenter. Mais cet engouement a tendance à minimiser les obstacles auxquels font face les expérimentations de revenu universel.


    Illustration : © Shutterstock.

  • Le revenu universel de base n’est pas la panacée, et le Labour ne doit pas soutenir cette idée

    Le revenu universel de base n’est pas la panacée, et le Labour ne doit pas soutenir cette idée

    Une tribune (en anglais) de Sonia Sodha dans le Guardian critique l’idée du revenu de base et invite le Labour britannique à se prononcer contre cette idée qui fait actuellement débat en interne.

    The answer cannot be to accept this sorry state of affairs and try to patch things up with a basic income. It must be to address the fundamental power imbalances that allow employers to shift risk on to their employees by forcing them to become self-employed contractors, or refusing to pay them for breaks. And to develop long-term solutions for improving the quality of work.

    You can see the attractions of a basic income for Silicon Valley. Firms such as Uber, whose drivers are classified as self-employed “partners” rely on this risk-shift model. Even as Facebook’s founder, Mark Zuckerberg, heaps praise on a basic income, the tech giant does all in its legal power to avoid tax and dodge paying its fair share towards the social infrastructure it relies on. The left must not allow itself to be seduced. A basic income is a distraction from these core issues of economic power; a radical-sounding excuse to look the other way from the less glamorous, more complex question of how to ensure labour market rights are properly enforced. Accepting a deterioration in employment rights and working conditions in exchange for a basic income could be dangerously counterproductive.


    Illustration : © Nathalie Lees.

  • Suisse : Un projet de revenu garanti suscite l’intérêt

    Suisse : Un projet de revenu garanti suscite l’intérêt

    Un article de l’Agence télégraphique suisse pour 24 heures présente l’initiative de la réalisatrice Rebecca Panian qui cherche un village prêt à expérimenter un revenu de base.

    On est encore dans le flou s’agissant de l’argent nécessaire à une telle expérimentation. La réalisatrice se prononcera seulement une fois qu’elle aura connaissance de la commune qui se prêtera au jeu. Son projet a toutefois déjà suscité l’intérêt : en milieu de semaine, elle a reçu entre 20 et 30 propositions. La localité de Bergün dans les Grisons a par exemple été citée par deux fois.


    Illustration : © Keystone.

  • Les robots ne libèrent pas les humains du travail, au contraire

    Les robots ne libèrent pas les humains du travail, au contraire

    Une tribune de David Gaborieau pour Reporterre critique l’idée de la raréfaction de l’emploi promise par la robotisation.

    Malgré des échecs répétés, la prophétie de l’automatisation libératrice se renouvelle sans cesse. Une étude d’Oxford a récemment prédit que près d’un emploi états-unien sur deux était voué à disparaître d’ici vingt ans. Moins alarmiste, l’OCDE estime tout de même que 9 % des emplois français présentent un « risque élevé d’automatisation ». Si ces données ont de quoi faire peur, elles suscitent aussi certains espoirs. Une partie des défenseurs du revenu universel s’appuie ainsi sur l’argument d’un surplus de temps et d’argent, libéré par les machines, que nous pourrions redistribuer pour le bonheur de tous.

    Mais il existe un décalage considérable entre la façon dont on s’imagine l’automatisation et sa réalité concrète. Les ouvriers de l’automobile le savent bien, eux qui entendent depuis longtemps les promesses de qualification et d’autonomie tout en étant confrontés quotidiennement à l’intensification du travail et à la perte des savoir-faire.


    Illustration : © Étienne Gendrin.

  • Au Crédit Suisse, on pense au revenu universel contre la Révolution

    Au Crédit Suisse, on pense au revenu universel contre la Révolution

    Michael Strobaek, responsable de l’investissement au Crédit Suisse, parle du revenu universel dans le dernier trimestriel du groupe bancaire.

    Pour lui, le chômage de masse entraîné par la robotisation demandera de subvenir aux besoins de la population d’une façon nouvelle, si l’on veut éviter son soulèvement comme à la fin du XVIIIe siècle en France.

    L’évolution technologique, la robotisation et l’automatisation vont changer nos vies et nos métiers d’une manière inimaginable dans les vingt-cinq prochaines années. Les personnes âgées en profiteront. Il sera possible de remplacer des parties du corps, voire des organes entiers. Les robots sont la solution au problème du soin et de l’assistance aux personnes âgées.

    Cette évolution rendra également le travail humain superflu. Le plein-emploi sera-t-il encore possible ?

    Non. Le grand thème de l’avenir, c’est que des millions de personnes se retrouveront sans emploi.

    Que ferons-nous alors ?

    Nous devrons subvenir aux besoins de ces personnes.

    Grâce à une sorte de revenu universel ?

    Tout à fait, sinon les gens se rebelleront comme pendant la Révolution française, lorsqu’ils ont traîné la noblesse jusqu’à la guillotine place de la Concorde.Michael Strobaek

    Albert Joerimann dans Basic Income News propose une analyse (en anglais) de cet entretien et de sa signification toute relative.

    Source : « Les gens se rebelleront comme pendant la Révolution française », Daniel Ammann et Simon Brunner pour le Bulletin du Crédit Suisse, 2017.


    Illustration : © Cyrill Matter.

  • Le Journal du revenu de base : janvier 2018

    Le Journal du revenu de base : janvier 2018

    Le tour d’horizon de l’actualité du revenu de base et des sujets liés.

    (suite…)

  • Je travaille, donc j’existe ?

    Je travaille, donc j’existe ?

    La Revue Projet dédie le dossier de son numéro 361 au travail : « Je travaille, donc j’existe ? »

    Sommaire

    L’ensemble du dossier est en accès libre pendant deux mois.

    Source : Je travaille, donc j’existe ?, Revue Projet n°361, décembre 2017..


    Illustration : © Revue Projet.

  • Espagne : un article sur le revenu de base à l’échelle des villes

    Espagne : un article sur le revenu de base à l’échelle des villes

    Un article en anglais de Faun Rice pour Basic Income News résume la publication consacrée au revenu de base dans le numéro 183 de la revue du Centre Barcelonais d’Affaires Internationales (CIDOB).

    Coll identifies several key takeaways from a comparison of these projects. None of the experiments assess the potential behavioural change in rich or middle class basic income recipients. In addition, multi-level governance may cause problems for basic income pilots, but these issues may be mitigated as more evidence assessing the effectiveness of UBI builds from city-driven programs. Coll also acknowledges that all of the experiments listed in his paper are from affluent regions.

    In conclusion, the author argues that UBI is a necessary step to alleviate economic inequality. While cities are experimenting with the best ways to implement UBI, they are often not real UBI trials (as they are not universal), and they do not always take an individual-based approach; however, they are nevertheless useful components of the Wise City model.Faun Rice

    Source : BARCELONA, SPAIN: Think Tank Publishes New Paper on City-Driven Basic Income, Faun Rice pour Basic Income News.


    Illustration : CC BY-NC-SA CIDOB.

  • Un revenu inconditionnel : l’expérimentation finlandaise

    Un revenu inconditionnel : l’expérimentation finlandaise

    Un documentaire de Claudia Bäckmann pour la ZDF et Arte suit pendant un an deux Finlandais participant à l’expérimentation de revenu sans contrepartie.

    Librement visible en ligne jusqu’au 18 janvier 2018.

    Source : Un revenu inconditionnel : l’expérimentation finlandaise, Claudia Bäckmann pour la ZDF et Arte.


    Illustration : © ZDF / Arte.

  • Pour une politique publique de l’estime de soi

    Pour une politique publique de l’estime de soi

    Un article de Julien Dourgnon dans la Revue Projet propose la mise en place d’un revenu universel comme véritable politique publique de l’estime de soi.

    Cet édifice de normes est tenu par sa clé de voûte : le monopole que l’emploi détient sur la distribution primaire des revenus. Hors de l’emploi, point de revenus primaires (à l’exception des rentiers). Si bien que c’est dans l’emploi que prospère l’estime de soi et la possibilité d’une vie matériellement digne (un revenu, un logement, des transports…). Si l’estime de soi se mesure à l’aune de la convention dominante, elle dépend de notre conformité aux impératifs de la société salariale : être actif, occupé dans un emploi, consommer intensément (bien loin des appels urgents à la sobriété énergétique). Dès lors, plus on se trouve écarté de cette norme, plus l’estime de soi se dégrade, inexorablement.

    […]

    L’État, quant à lui, organise son action sociale conformément aux attentes symboliques de la norme du salariat capitaliste. Ainsi en va-t-il de l’assistance sociale (RSA : revenu de solidarité active, prime pour l’emploi, couverture maladie universelle…), réservée aux recalés du salariat. L’État verse des revenus (dits « secondaires » car issus de la redistribution) toujours définis négativement (par défaut d’emploi). Il officialise, pour ainsi dire, et rend visible (il stigmatise) la non-appartenance sociale, l’impossibilité d’accéder au champ du salariat. Mais face à une recrudescence incontrôlée des éligibles, alors que son budget est contraint, et considérant le chômage d’abord comme un problème d’adaptation, requérant une incitation individuelle, la pression exercée sur les bénéficiaires va crescendo pour les priver de leurs aides ou les pousser vers le premier emploi venu.Julien Dourgnon

    Source : Pour une politique publique de l’estime de soi, Julien Dourgnon pour la Revue Projet.


    Illustration : CC BY-SA Laurent.

  • Revenu de base : « Maintenant, je peux vraiment établir un projet de vie »

    Revenu de base : « Maintenant, je peux vraiment établir un projet de vie »

    Un article de Rémy Descous-Cesari dans Libération recueille le témoignage de deux des trois personnes tirées au sort qui vont recevoir 1 000 euros par mois pendant un an, inconditionnellement.

    Je suis curieux, je m’intéresse aux problèmes sociaux et j’attache de l’importance aux innovations. Je me suis inscrit sans vraiment croire que c’était possible de gagner. […] Étant au RSA, je me rends compte que le système actuel ne va pas. Je ne sais pas si les personnes aux plus hautes fonctions se rendent compte de ce qu’elles font.Denis

    Source : Revenu de base : « Maintenant, je peux vraiment établir un projet de vie », Rémy Descous-Cesari pour Libération.


    Illustration : © Kurzgesagt.