L’émission « Politics Weekly » du Guardian parle du revenu de base

Discussion revenu de base

Une émission (en anglais) présentée par Heather Stewart pour le Guardian est consacrée en partie au revenu de base.

La discussion du revenu inconditionnel débute à la 16ème minute, avec en autres Marjukka Turunen de l’institut Kela qui mène l’expérimentation finlandaise.

Could a universal basic income be a solution to precarious work, automation and a happy, healthier society ? It has enthusiasts from Silicon Valley to the Labour party, but would it actually work ?

We hear from Marjukka Turunen, from the Finnish welfare agency Kela in Helsinki, which is trialling a basic income scheme.

On our expert panel this week : Torsten Bell, director of the Resolution Foundation, the Observer’s Sonia Sodha and the chair of Compass, Neal Lawson.

Via Basic Income News.


Illustration : © Kurzgesagt.

Should we worry about Basic Income earners slacking ?

Should we worry about Basic Income earners slacking?

Une tribune (en anglais) d’Aleksander Masternak pour Basic Income News s’intéresse à l’une des peurs associées au revenu de base : « Les gens ne voudront plus travailler ! ».

Pour lui, cette peur est largement injustifiée, la littérature scientifique récente montrant plutôt une volonté des individus à avoir des activités, qu’elles soient rémunérées ou non.

Individuals work for reasons far exceeding the need to earn subsistence. Unfortunately, despite years of technological development and raised standards of living, individuals are still thought only capable of being motivated to work through the deprivation of their physiological needs. Empirical evidence suggests people care about their work for more than just earning a wage. When the labour market does not offer a sufficient supply of meaningful work that a labourer can take on, earning subsistence seems to take precedence. Systematically denying individuals meaningful work, however, could be detrimental to the individual’s capacity of devising and pursuing their conception of the good life.


Illustration : © Kurzgesagt.

Pour un conseiller de la Première ministre d’Écosse, il faut « taxer les riches pour donner aux pauvres »

Dr Harry Burns

Un article (en anglais) d’Andrew Whitaker pour The Herald rapporte l’enthousiasme d’Harry Burns, conseiller de la Première ministre Nicola Sturgeon, pour expérimenter un revenu sans condition en Écosse.

Burns, dans le Sunday Herald d’aujourd’hui : « Il est temps de nous attaquer également aux causes des inégalités et un revenu de base pourrait transformer le quotidien des régions écossaises les plus pauvres ». Il exhorte les ministres membres du Parti national écossais (SNP) à faire preuve d’audace, considérant qu’Holyrood [le parlement Écossais] avait les moyens de mettre en place le dispositif testé avec succès dans certaines régions d’Amérique du Nord.

Il poursuit : « Le programme du gouvernement écossais pour 2017-2018 contient le vœu d’étudier l’effet d’un revenu de base citoyen en Écosse. Le programme présente ce dispositif comme « non testé », alors qu’en fait, la mesure a déjà été testée, et elle fonctionne. »


Illustration : © Colin Templeton.

Revenu universel : l’impossible expérimentation

Revenu universel l'impossible expérimentation

Une tribune de Guillaume Allègre dans Les Échos critique les initiatives actuelles d’expérimentation de revenu sans condition : trop courtes, trop limitées, difficiles à évaluer…

Ces initiatives traduisent un véritable engouement pour la démarche expérimentale : si l’on ne connaît pas les effets d’une politique, il suffirait de l’expérimenter. Mais cet engouement a tendance à minimiser les obstacles auxquels font face les expérimentations de revenu universel.


Illustration : © Shutterstock.

Le revenu universel de base n’est pas la panacée, et le Labour ne doit pas soutenir cette idée

Universal basic income is no panacea for us – and Labour shouldn’t back it

Une tribune (en anglais) de Sonia Sodha dans le Guardian critique l’idée du revenu de base et invite le Labour britannique à se prononcer contre cette idée qui fait actuellement débat en interne.

The answer cannot be to accept this sorry state of affairs and try to patch things up with a basic income. It must be to address the fundamental power imbalances that allow employers to shift risk on to their employees by forcing them to become self-employed contractors, or refusing to pay them for breaks. And to develop long-term solutions for improving the quality of work.

You can see the attractions of a basic income for Silicon Valley. Firms such as Uber, whose drivers are classified as self-employed “partners” rely on this risk-shift model. Even as Facebook’s founder, Mark Zuckerberg, heaps praise on a basic income, the tech giant does all in its legal power to avoid tax and dodge paying its fair share towards the social infrastructure it relies on. The left must not allow itself to be seduced. A basic income is a distraction from these core issues of economic power ; a radical-sounding excuse to look the other way from the less glamorous, more complex question of how to ensure labour market rights are properly enforced. Accepting a deterioration in employment rights and working conditions in exchange for a basic income could be dangerously counterproductive.


Illustration : © Nathalie Lees.

Le travail disparaît, prenons-en la mesure

L'emploi disparaît

Une tribune de Paul Jorion pour Trends-Tendances s’appuie sur le livre No More Work de James Livingston pour nous inciter à prendre acte de la disparition massive de l’emploi salarié et des conséquences économiques associées.

Et ces problèmes sont déjà bien présents : Livingston signale qu’aux États-Unis, un quart des adultes « réellement actifs » selon ses termes, se trouvent sous le seuil de pauvreté. S’ils sont payés au taux horaire minimum fédéral de 7,25 $, ils demeurent sous ce seuil même s’ils travaillent 40 heures par semaine : il faudrait que ce taux horaire atteigne 10 $ pour que ce seuil soit dépassé. Et s’il était doublé pour atteindre le montant irréaliste de 15 $, il faudrait encore que les Américains travaillent 29 heures par semaine pour dépasser le seuil de pauvreté. À l’heure actuelle, 20 % du revenu des ménages américains, dit-il encore, leur vient d’allocations versées par le système de sécurité sociale. Sans ce complément, c’est la moitié de la population qui se situerait en-dessous du seuil de pauvreté. Son verdict est alors que le salarié actuel (il n’est pas même question du chômeur) est d’ores et déjà un assisté, et la tendance observée aujourd’hui signale que les choses ne feront qu’empirer.


Illustration : © Kurzgesagt.

Suisse : Un projet de revenu garanti suscite l’intérêt

Un projet de revenu garanti suscite l'intérêt

Un article de l’Agence télégraphique suisse pour 24 heures présente l’initiative de la réalisatrice Rebecca Panian qui cherche un village prêt à expérimenter un revenu de base.

On est encore dans le flou s’agissant de l’argent nécessaire à une telle expérimentation. La réalisatrice se prononcera seulement une fois qu’elle aura connaissance de la commune qui se prêtera au jeu. Son projet a toutefois déjà suscité l’intérêt : en milieu de semaine, elle a reçu entre 20 et 30 propositions. La localité de Bergün dans les Grisons a par exemple été citée par deux fois.


Illustration : © Keystone.

Les robots ne libèrent pas les humains du travail, au contraire

Les robots ne libèrent pas les humains du travail, au contraire

Une tribune de David Gaborieau pour Reporterre critique l’idée de la raréfaction de l’emploi promise par la robotisation.

Malgré des échecs répétés, la prophétie de l’automatisation libératrice se renouvelle sans cesse. Une étude d’Oxford a récemment prédit que près d’un emploi états-unien sur deux était voué à disparaître d’ici vingt ans. Moins alarmiste, l’OCDE estime tout de même que 9 % des emplois français présentent un « risque élevé d’automatisation ». Si ces données ont de quoi faire peur, elles suscitent aussi certains espoirs. Une partie des défenseurs du revenu universel s’appuie ainsi sur l’argument d’un surplus de temps et d’argent, libéré par les machines, que nous pourrions redistribuer pour le bonheur de tous.

Mais il existe un décalage considérable entre la façon dont on s’imagine l’automatisation et sa réalité concrète. Les ouvriers de l’automobile le savent bien, eux qui entendent depuis longtemps les promesses de qualification et d’autonomie tout en étant confrontés quotidiennement à l’intensification du travail et à la perte des savoir-faire.


Illustration : © Étienne Gendrin.