Auteur/autrice : Maxime Vendé

  • Antoine Deltour, lanceur d’alerte en faveur du revenu de base

    Antoine Deltour, lanceur d’alerte en faveur du revenu de base

    Antoine Deltour, dans un entretien avec le Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB) :

    Au début je l’ai considérée avec scepticisme, comme beaucoup de gens. Je me disais « c’est une utopie, ce n’est pas finançable, les gens arrêteraient de travailler », ce genre de présupposé qu’on peut avoir sur l’idée. Ensuite, en y réfléchissant, chacun évolue. En ce qui me concerne, c’est une idée qui est rentrée en cohérence avec mes réflexions sur la décroissance. J’ai eu au début la même appréhension concernant la décroissance, je me disais « si l’économie décroit, le monde s’effondrera, ce n’est pas réaliste ». Mais en fait si on analyse les enjeux actuels au niveau énergétique, climatique, de la biodiversité, on arrive à la quasi-certitude que l’économie ne peut pas faire autre chose que décroitre, que ce soit de manière choisie ou de manière subie. Pour mettre en œuvre cette nécessité de décroitre, le revenu de base me parait être la manière de faire la plus ordonnée et la plus socialement acceptable.

    Connu pour ses révélations des Luxembourg Leaks, l’ancien employé d’un cabinet d’audit financier articule sa vision d’un revenu de base avec les défis sociaux et économiques actuels.


    Source. Illustration : © Aurore Belot/AFP.

  • Revenu universel : le début d’une révolution en Europe ?

    Revenu universel : le début d’une révolution en Europe ?

    Loreline Merelle et Anja Maiwald dans Décryptages sur Arte :

    En Europe, l’idée d’un revenu universel – un montant fixe versé chaque mois par l’Etat sans conditions – fait couler beaucoup d’encre. Chaque pays semble adapter l’idée à sa manière. En France, Emmanuel Macron a annoncé « un revenu universel d’activité » pour 2020. En Allemagne, la ville de Berlin veut expérimenter un « revenu de base solidaire » à partir de juillet. En Finlande, un « revenu universel » a été testé. Mais tous ces termes renvoient-t-ils exactement à la même idée ? Et est-vraiment le début d’une révolution ?

    Cette vidéo de dix minutes présente de façon claire les différents projets aujourd’hui désignés sous le terme « revenu universel ».

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  • Et maintenant ? Gilets jaunes, politique et retour à l’ordre

    Et maintenant ? Gilets jaunes, politique et retour à l’ordre

    Sur Carbure :

    Ce mouvement porte manifestement des contenus tels qu’il semble probable que tôt ou tard un parti ou une coalition porte jusqu’aux institutions un mode de gouvernement répondant aux nécessités de ce nouveau compromis de classe, comme les Partis communistes et les syndicats ont répondu en leur temps à la nécessité de l’intégration de la classe ouvrière.

    Ce compromis peut passer par l’ouverture à moindres frais de nouvelles garanties et droits sociaux, obtenus sur une base étroite de charité publique, sur une politique active envers les SDF et les retraités pauvres par exemple, sur l’attribution sélective de logements sociaux, sur l’instauration d’un revenu garanti absorbant toutes les allocations, le tout assorti de contreparties en termes de disponibilité aux offres d’emploi les moins reluisantes, etc. Des manières de s’occuper du « peuple » en disposant des filets de sécurité autour des plus misérables tout en accentuant la contrainte au travail, avec le ressort évident de la stigmatisation des paresseux et le rejet de l’étranger sont déjà expérimentées avec plus ou moins de succès dans les pays où les populistes ont commencé à gouverner. Des dispositifs de ce type, amenés par une promotion politique habile, pourraient bien venir en remplacement du système social à la française, si on prend soin de les adapter aux exigences de la transformation de la force de travail dans le capitalisme restructuré. A condition aussi qu’ils n’occasionnent pas une hausse du coût du travail pour les capitalistes et qu’ils n’entravent pas la circulation mondiale des capitaux, et qu’ils garantissent la préservation des privilèges de la métropole. Autant dire que la marge de manœuvre est étroite. C’est là une solution possible, la résolution toute provisoire de l’équation impossible entre l’existence économique du peuple et son existence politique, et c’est bien la proposition que fait le populisme au capital, comme le fascisme l’a fait en son temps.

    Ce long texte sur Carbure propose une analyse de la situation politique en France. État du mouvement des Gilets jaunes et refus de la reprise politique, inflexibilité autoritaire du pouvoir, et perspectives peu engageantes pour la grande majorité de la population.


    Source. Illustration : artiste inconnu·e.

  • L’innovation ne profite qu’aux plus qualifié·es

    L’innovation ne profite qu’aux plus qualifié·es

    Aude Martin, dans Alternatives Économiques :

    D’un point de vue théorique, suite à une innovation, la rémunération des travailleurs peut diminuer si le capital innovant vient se substituer au travail ou, au contraire, augmenter si les salariés lui sont complémentaires et pèsent suffisamment pour pouvoir négocier et capter une partie des gains que cette innovation procure. Selon les données obtenues par les auteurs du Ceet, c’est clairement la première option qui domine.

    Une récente note du Centre d’étude de l’emploi et du travail montre que les innovations actuelles profitent éventuellement aux cadres et aux professions intermédiaires, mais pas aux employé·es ni aux ouvrier·es.


    Source. Illustration : © Patrick Allard/REA.

  • Pour Apple, le dimanche est un jour travaillé comme les autres.

    Pour Apple, le dimanche est un jour travaillé comme les autres.

    Pour Apple, le dimanche est un jour travaillé comme les autres.

  • Stanford propose un post-doctorat sur le revenu de base

    Stanford propose un post-doctorat sur le revenu de base

    Le laboratoire de recherche sur le revenu de base de l’université californienne propose un contrat de post-doctorat.

    L’objectif est de faire l’état de l’art des expérimentations de revenu de base et des dispositifs analogues, afin de produire un rapport global qui sera présenté lors d’un colloque international en 2020.

    Les candidat·es titulaires d’un doctorat en économie, sciences politiques, politiques publiques, psychologie, sociologie, ou dans un domaine proche, ont jusqu’au 8 mars pour se faire connaître.


    Source. Illustration : CC Simahh.

  • Le journal du revenu de base : mars 2019

    Le journal du revenu de base : mars 2019

    Le tour d’horizon de l’actualité du revenu de base et des sujets liés.

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  • Le journal du revenu de base : février 2019

    Le journal du revenu de base : février 2019

    Le tour d’horizon de l’actualité du revenu de base et des sujets liés.

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  • Le Journal du revenu de base : janvier 2019

    Le Journal du revenu de base : janvier 2019

    Le tour d’horizon de l’actualité du revenu de base et des sujets liés.

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  • Sortir par le haut de la crise des « gilets jaunes »

    Sortir par le haut de la crise des « gilets jaunes »

    Un article de Denis Clerc pour Alternatives Économiques propose des pistes pour réduire les inégalités ainsi que les émissions de CO2, via la fiscalité.

    Je pense profondément qu’une partie de la population ne vit pas décemment et qu’il est indispensable de tout faire pour qu’il n’en soit plus ainsi. Ceci alors qu’a été supprimé l’impôt de solidarité sur la fortune et créé pour les revenus du patrimoine une taxe à 30 % se substituant à l’intégration de ces revenus dans l’impôt sur le revenu où ils étaient le plus souvent taxé à 45 % (dernière tranche de l’impôt sur le revenu). C’était une injustice plus qu’une maladresse, et les gilets jaunes ont raison de dénoncer ces « deux poids, deux mesures ».


    Source • Illustration : CC 0 Lucas Wesney.

  • Le Journal du revenu de base : décembre 2018

    Le Journal du revenu de base : décembre 2018

    Le tour d’horizon de l’actualité du revenu de base et des sujets liés.

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  • Grand ensemble et applaudissements nourris pour Cendrillon à l’opéra de Nantes

    Grand ensemble et applaudissements nourris pour Cendrillon à l’opéra de Nantes

    Grand ensemble et applaudissements nourris pour Cendrillon à l’opéra de Nantes.

  • Le réseau européen pour le revenu de base inconditionnel se réunit à Budapest pour une conférence publique et des ateliers entre ses membres

    Le réseau européen pour le revenu de base inconditionnel se réunit à Budapest pour une conférence publique et des ateliers entre ses membres

    Un article de Lorenzo Molinari pour Pressenza présente la récente conférence d’Universal Basic Income Europe (UBIE) en Hongrie  .

    Lors de la conférence du vendredi 25, des experts, des politiciens et des spécialistes ont parlé de leurs idées, propositions et expériences. Après chaque ronde de discussion, les participants pouvaient poser des questions ou partager leurs commentaires.

    Lors des ateliers des samedi 24 et dimanche 25, l’idée et la faisabilité d’une initiative citoyenne européenne ont été développées, ainsi que les stratégies possibles pour les prochaines élections européennes en mai 2019.


    Source • Illustration : UBIE.

  • États-Unis : L’Association nationale des villes lance un guide pour expérimenter le revenu de base à l’échelle municipale

    États-Unis : L’Association nationale des villes lance un guide pour expérimenter le revenu de base à l’échelle municipale

    Un article d’Andre Coelho pour Basic Income News évoque un rapport de la National League of Cities qui incite les municipalités étasuniennes à expérimenter un revenu sans condition.

    City leaders are conscient, though, that cities are limited in their ability to introduce basic income schemes, as they are part of wider nation-state organizations and governments. However, cities can act as experimental grounds to provide results and identify hurdles, both crucial aspects of an eventual nation-wide UBI implementation.

    Les municipalités sont néanmoins conscientes que leur capacité d’expérimentation restera nécessairement limitée, de par leur inclusion dans un système national de gouvernement. Néanmoins les villes peuvent constituer un terrain d’expérimentation de choix afin de produire des résultats et identifier des difficultés, deux aspects cruciaux pour permettre d’envisager une éventuelle généralisation d’un revenu de base à l’échelle d’un pays.


    Source • Illustration : National League of Cities.

  • En Europe, les prestations sociales perdent en efficacité contre la pauvreté

    En Europe, les prestations sociales perdent en efficacité contre la pauvreté

    Un article d’Astrid Gruyelle pour Alternatives Économiques détaille la baisse de l’effet des prestations sociales sur la pauvreté dans les pays d’Europe.

    « Suite à la crise de 2008, de nombreux pays européens ont baissé leurs dépenses publiques, relève Pierre Madec, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE – Sciences Po). L’enveloppe des transferts sociaux s’est donc réduite, affaiblissant mécaniquement l’impact sur l’étendue de la pauvreté. »


    Source • Illustration © Eirini Vourloumis / The New York Times-REDUX-REA.

  • Économie politique : « Qu’est-ce qu’un emploi utile ? »

    Économie politique : « Qu’est-ce qu’un emploi utile ? »

    Un article de Michel Husson pour À l’encontre tente de définir les contours de cette question essentielle.

    Cette question est a priori sans fondement : un emploi n’aurait pas été créé s’il était inutile, et il est tout aussi utile à celui qui l’exerce, puisqu’il lui procure un revenu. Mais l’interrogation devient pertinente dès lors qu’on se situe au niveau de l’ensemble de la société. La question devient alors: qu’est-ce qu’un emploi socialement utile ?

    Husson questionne l’utilité des emplois selon leur productivité, la valeur associée (économique ou sociale), les « boulots de merde », la consommation selon les classes sociales, et la nécessaire transition écologique.

    Source


    Illustration : artiste inconnu·e.

  • « Gagner sa vie » : plongée dans le revenu de base à visage humain

    « Gagner sa vie » : plongée dans le revenu de base à visage humain

    Un article de Guillaume Ledit pour Usbek & Rica présente Gagner sa vie, la nouvelle série documentaire d’Arte consacrée au revenu de base.

    « Quand j’ai commencé à réfléchir sur le sujet il y a plus de deux ans, donc avant la prédisentielle, j’ai eu une réaction violente à l’idée de donner de l’argent contre rien », nous explique Margaux Missika. Ce questionnement personnel mêlé à sa formation en économie et sociologie l’a conduit à travailler le sujet, et à vouloir le rendre « intime » : « J’ai fait cinq ans d’économie, et la matière est très difficile à traiter. On met souvent experts contre experts, chiffres contre chiffres. Alors que l’intéressant pour moi, c’est le débat philosophique qu’il y a derrière ces questions. L’idée c’était de montrer que ce débat concerne tout le monde ».

    Des épisodes à regarder dans l’ordre de son choix, sur différents aspects du revenu de base :

    • Le travail c’est la vie : que se passe-t-il quand le travail n’est plus ce qui occupe notre vie, mais ce qui la menace ?
    • Le pouvoir de l’argent : le revenu de base serait la nouvelle solution pour éradiquer la pauvreté, mais qui doit payer ?
    • Main dans la main : dans un monde sans travail, est ce qu’on se sentira libéré ou limité par les robots qui nous auront remplacés ?
    • Le contrat social : si l’État n’est pas en mesure de financer un revenu universel à tout le monde, alors qui devrait recevoir quoi ?
    • La belle vie : que se passe-t-il réellement quand des gens reçoivent de « l’argent gratuit » sur la durée ?
    • L’utopie des réalistes : même dans un endroit où l’argent pousse sur les arbres, est-on prêt à tout partager avec ses voisins ?
    • L’État sans État : dans un futur où le revenu universel serait une réalité, aura-t-on encore besoin des États ?

    Source


    Illustration : ©  Arte.

  • Quand les aides sociales vous assignent à résidence

    Quand les aides sociales vous assignent à résidence

    Un article de Guy Valette étudie des cas concrets pour comparer le système actuel d’aides sociales conditionnelles avec un revenu sans condition.

    Tous ces exemples révèlent combien ces aides spécifiques, conditionnées, ne permettent pas de se projeter dans l’avenir, tant il est difficile de savoir comment évolue le montant de l’allocation en fonction d’un changement de situation, ce qui incite l’individu à se satisfaire d’une situation précaire mais dont il connait parfaitement tous les contours au lieu de risquer de plus trouver son compte dans un changement de situation. Ainsi le manque de visibilité peut conduire à l’inaction et la relégation tant dans le domaine affectif ou familial que dans le travail. Elle incite aussi à occulter sa situation réelle pour ne pas perdre une partie des aides. Enfin la complexité des procédures, les contrôles inquisiteurs nécessaires génèrent des coûts de fonctionnement importants à la C.A.F ainsi que des tensions et conflits entre usagers et agents de la C.A.F.

    Source


    Illustration : Artiste inconnu·e.

  • Le hold-up sémantique du revenu universel

    Le hold-up sémantique du revenu universel

    Un article d’Arjuna Andrade reprenant sa chronique radio pour France Culture explique l’arnaque intellectuelle du « revenu universel » non universel prôné par Emmanuel Macron.

    Le revenu universel renvoie à un imaginaire très fort, qui touche selon la conception qu’on en a, des partisans de droite comme de gauche. En reprenant à son compte ce terme, brinquebalé d’une définition à l’autre, d’un parti ou d’une sensibilité à l’autre, le Président de la République opère en réalité un travail de capture et de fixation sur le réel.

    À l’avenir, avec la mise en place de ce dispositif, il pourra se targuer d’avoir mis en place un revenu universel, intégrant, épuisant même, par la force du politique, les contradictions et les mensonges d’une telle affirmation.

    Source


    Illustration : © Michel Euler / POOL / AFP – AFP.

  • Le revenu de base comme utopie

    Le revenu de base comme utopie

    Un article de Benjamin Caraco pour Nonfiction présente le livre de Thimothée Duverger :  L’invention du revenu de base, la fabrique d’une utopie démocratique.

    Avec ce livre, Timothée Duverger s’efforce de restituer les contextes d’émergence des différentes incarnations du revenu de base, ainsi que les biographies et propositions des principaux défenseurs de cette idée. Il se concentre sur trois pays, de la Révolution française à nos jours : la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. In fine, T. Duverger souhaite dégager des perspectives alternatives à partir de l’étude de l’histoire du revenu de base, et des limites qu’il a rencontrées, afin d’envisager sa mise en œuvre à notre époque.

    Source


    Illustration : © Artiste inconnu·e.

  • Revue de presse jeu vidéo : novembre 2018

    Revue de presse jeu vidéo : novembre 2018

    Des liens de fond autour du jeu vidéo, loin de l’actualité quotidienne trépidante. Articles, vidéos, émissions, et autres formats longs.

    (suite…)
  • États-Unis : un revenu universel contre l’abstention

    États-Unis : un revenu universel contre l’abstention

    Un article d’Ioana Marinescu dans Libération présente une étude qui lie l’octroi d’un revenu sans condition à des populations Cherokee pauvres et la baisse de l’abstention.

    Parmi les plus pauvres de la communauté cherokee, on s’abstenait de père en fils et de mère en fille. Avec le revenu universel, quand les enfants des plus pauvres sont arrivés à l’âge adulte, ils ont commencé à voter bien plus que leurs parents.

    De quelle façon le revenu universel combat l’abstention ? Ce n’est pas complètement clair, mais les chercheurs ont quelques pistes d’explication prometteuses.

    Source


    Illustration : © AFP Brendan Smialowski.

  • Humans of Basic Income : ça change quoi, un revenu garanti ?

    Humans of Basic Income : ça change quoi, un revenu garanti ?

    En Ontario, où une expérimentation de revenu minimum garanti a été brutalement stoppée, une photographe tire le portrait d’ex-bénéficiaires du dispositif.

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  • Taux de chômage « naturel » : l’empreinte de Friedman

    Taux de chômage « naturel » : l’empreinte de Friedman

    Un article de Gilles Raveaud dans Alternatives Économiques revient sur une conception du chômage que Milton Friedman a tenté de pousser pendant sa carrière.

    De toute évidence, si Milton Friedman a autant marqué les esprits, c’est en raison des critiques que sa « théorie » lui permettait d’émettre à l’encontre du paradigme dominant, celui des keynésiens, bien plus que par son contenu positif.

    De plus, il sera grandement aidé par la crise de 1973-1974, et par l’incapacité des politiques keynésiennes à répondre rapidement à la hausse simultanée de l’inflation et du chômage. Ces raisons décisives vaudront au théoricien de Chicago en 1976, à 64 ans, l’attribution du prix de la Banque de Suède en mémoire d’Alfred Nobel.

    Et c’est ainsi que se produisit le plus grand basculement de la macro-économie depuis 1945. Il ne s’agissait plus de rechercher les solutions au chômage « d’en haut », c’est-à-dire par la politique économique (politique monétaire, politique budgétaire).

    Le remède devait venir « d’en bas », c’est-à-dire du « marché du travail » – une expression rejetée par les institutionnalistes, marxistes, keynésiens, qui considèrent que le travail ne s’échange pas sur un marché, mais s’inscrit dans une relation d’emploi, hiérarchisée, au sein d’une organisation –, désormais au centre de toutes les attentions.

    Source


    Illustration : © DR.

  • Les jobs à la con

    Les jobs à la con

    Une vidéo d’Ouvrez les Guillemets s’intéresse aux bullshit jobs, décriés notamment par David Graeber.

    Votre job a-t-il un sens ou vous fait-on faire toute la journée quelque chose d’absurde, d’inutile ou même de nuisible ? Certaines tâches proposées par le marché du travail ont une utilité sociale mesurable et incontestable, quand d’autres semblent n’exister que pour vous occuper, semblent ne satisfaire aucun des besoins de la société. Ces emplois dispensables finissent par plonger les individus qui y vouent leur semaine dans la perplexité tout d’abord puis, parfois, dans la dépression. À quoi servent donc ces « bullshit jobs » ?


    Illustration : © Mediapart.

  • 2 novembre 2018

    2 novembre 2018

    Ce matin sur ma route à vélo, la lumière était belle entre Rezé et Nantes.

  • Éloge de la gratuité

    Éloge de la gratuité

    Un article de Paul Ariès dans le Monde Diplomatique plaide pour une extension de la gratuité, plutôt qu’un revenu sans condition.

    Le capitalisme, dont la vocation consiste à transformer le monde en marchandises, ne peut poursuivre ce processus sans menacer l’humanité d’un effondrement à la fois financier, social, politique et écologique. Prendre acte de cette situation conduit à prôner un autre type de revenu d’existence, démonétarisé. En d’autres termes : la gratuité, dont il s’agirait de défendre l’extension, car elle n’a jamais totalement disparu. Revenu universel ou gratuité, ainsi se résume le dilemme : vaut-il mieux donner de l’argent aux citoyens ou leur fournir des services gratuits ?

    Source


    Illustration : © Matthew Rose.

  • Le Journal du revenu de base : novembre 2018

    Le Journal du revenu de base : novembre 2018

    Le tour d’horizon de l’actualité du revenu de base et des sujets liés.

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  • Universal Basic Income Is Silicon Valley’s Latest Scam

    Universal Basic Income Is Silicon Valley’s Latest Scam

    Un article en anglais de Douglas Rushkoff publié sur Medium critique vertement les formes de revenu de base version Silicon Valley que d’énormes entreprises commencent à soutenir.

    The policy was once thought of as a way of taking extreme poverty off the table. In this new incarnation, however, it merely serves as a way to keep the wealthiest people (and their loyal vassals, the software developers) entrenched at the very top of the economic operating system. Because of course, the cash doled out to citizens by the government will inevitably flow to them.

    Think of it: The government prints more money or perhaps — god forbid — it taxes some corporate profits, then it showers the cash down on the people so they can continue to spend. As a result, more and more capital accumulates at the top. And with that capital comes more power to dictate the terms governing human existence.

    La mesure était auparavant envisagée comme une façon de mettre fin à l’extrême pauvreté. Mais cette nouvelle mouture est plutôt destinée à assurer aux plus riches (et leurs fidèles alliés les développeurs de logiciels) leur place au sommet de la pyramide de notre système économique. Puisque bien sûr, l’argent distribué par l’État finira par revenir dans leurs poches.

    Voyez les choses ainsi : l’État créée de l’argent ou bien — Dieu nous garde — taxe une part des bénéfices des entreprises, puis distribue cet argent à la population pour qu’elle puisse continuer à consommer. En fin de compte, le capital s’accumule de plus en plus au sommet de la pyramide. Et cette accumulation de capital représente un pouvoir de décision toujours plus grand sur nos existences.

    Source


    Illustration : CC 0 Jimi Filipovski.

  • Le revenu universel au Kenya, « le petit coup de pouce » qui peut tout changer

    Le revenu universel au Kenya, « le petit coup de pouce » qui peut tout changer

    Un article de l’AFP repris dans Le Monde présente l’expérimentation de revenu sans condition qui a lieu actuellement au Kenya.

    « Nous posons un certain nombre de questions : lorsqu’on donne de l’argent aux gens chaque mois, vont-ils s’arrêter de travailler ? Vont-ils prendre des risques dans leurs investissements en sachant qu’ils auront des revenus quoi qu’il arrive ? Comment cela affecte-t-il leurs aspirations ? », détaille Mme Teti.
    « Il y a un débat mondial sur le revenu universel et nous voulons des preuves pour avancer », poursuit-elle, ajoutant que l’étude s’inscrit dans le contexte spécifique du « soulagement de la pauvreté en Afrique ». « En Occident, le débat sur le revenu universel est tout autre et tourne notamment autour du rôle de l’Etat-providence ou des pertes d’emploi. »

    Source


    Illustration : © Yasuyoshi Chiba / AFP.