« Earning a Living » and the Dilemma of Unpaid Work

Un article en anglais de D. JoAnne Swanson sur son site détaille les souf­frances liées à l’emploi subi, et la libé­ra­tion poten­tielle du tra­vail avec un reve­nu de base incon­di­tion­nel.

It’s dee­ply iro­nic that one of the most com­mon objec­tions to UBI is a fear that people wouldn’t work. Only a culture dee­ply inves­ted in the notion that remu­ne­ra­tive work must entail suf­fe­ring would enter­tain such a pre­pos­te­rous idea so wide­ly and serious­ly. The truth is just the oppo­site : UBI enables work. It’s an invest­ment in human poten­tial. It’s a vote for a world where work is done by true consent, rather than by coer­cion born of the need to « earn a living » and the struggle to sur­vive. It frees us up to do things we enjoy, ins­tead of just taking any job to pay the bills. It enables us to do valuable unpaid crea­tive work, domes­tic work, or caring labor without having to go hun­gry or stay in unheal­thy rela­tion­ships for finan­cial rea­sons. Not having UBI is in fact pre­ven­ting a lot of us – myself inclu­ded – from wor­king to our full poten­tial.

It’s help­ful to ack­now­ledge that there’s a dif­fe­rence bet­ween jobs and work. Upon recei­ving UBI, undoub­ted­ly many people would quit jobs they hate, or jobs they’ve taken most­ly for a pay­check. But very few would stop wor­king alto­ge­ther.

With UBI, jobs would be freed up for people who actual­ly want them, and those of us who do unpaid work wouldn’t be for­ced to com­pete with them for those jobs.

Source


Illustration : © The Anticareerist.

Avec les robots, une vie sans travail ?

Un article d’Alain Véronèse sur le blog de Guy Valette recense deux ouvrages récents : Robotariat de Bruno Teboul et Fuck Work ! de James Livingston.

Un aper­çu de ses pro­pos sur Robotariat, cri­tique de l’automatisation de la socié­té :

L’argumentation ser­rée entend com­bi­ner et l’instauration d’un reve­nu de base (ou uni­ver­sel) et une impor­tante réduc­tion du temps de tra­vail. La conjonc­tion des deux reven­di­ca­tions est assez rare : trop sou­vent les par­ti­sans du reve­nu de base (tel le MFRB) « oublient » la réduc­tion du temps de tra­vail, et les mili­tants de la réduc­tion du temps de tra­vail, sou­vent d’obédience mar­xiste (J.-M. Harribey, M. Husson) dénonce l’illusion du reve­nu de base et les dan­gers d’une sub­ven­tion offerte au patro­nat…

Puis à pro­pos de Fuck Work!, pour une vie sans tra­vail :

Le style de Livingston (tel que tra­duit par Pierre Vesperini) au ser­vice d’une argu­men­ta­tion construite ouvre de nou­velles lignes d’horizon capable de mettre en marche les popu­la­tions délais­sées par les dis­rup­tions capi­ta­listes, c’est à dire les sur­nu­mé­raires et autres « inutiles au monde », dont les « pre­miers de cor­dée » tirent les ficelles…


Illustration : CC0 Jeremy Avery.

Féminisme et refus du travail. Entretien avec Kathi Weeks

Un entre­tien de Kathi Weeks réa­li­sé par George Souvlis et tra­duit en fran­çais sur Contretemps revient sur de grands pans de sa pen­sée : le fémi­nisme et le mar­xisme contre l’exploitation, ain­si que le refus du tra­vail pour com­battre le patriar­cat et le capi­ta­lisme.

Dans cette pers­pec­tive, elle défend éga­le­ment l’idée du reve­nu de base, sans illu­sion sur les dif­fé­rentes formes qu’il peut prendre.

J’interprète l’intérêt crois­sant du reve­nu de base dans un spectre poli­tique large comme une avan­cée posi­tive. Voilà com­ment je vois les choses : la reven­di­ca­tion d’un reve­nu de base est une reven­di­ca­tion de gauche, bien que cela dépende des termes dans les­quelles est for­mu­lée cette reven­di­ca­tion ; cepen­dant la forme poli­tique que peut prendre cette reven­di­ca­tion n’a rien de simple.

Le fait que cela puisse ou non amé­lio­rer les condi­tions de vie d’une par­tie impor­tante des travailleurs.euse.s, dépend de plu­sieurs aspects, et en par­ti­cu­lier du mon­tant du reve­nu pré­vu. S’il est trop bas, cela risque de sub­ven­tion­ner le patro­nat qui pro­pose des reve­nus bas aux travailleur.euse.s, en fai­sant du reve­nu de base un com­plé­ment de salaire.

La reven­di­ca­tion que je défends est celle d’un reve­nu mini­mum pour vivre conve­na­ble­ment et qui, tant que cela per­met aux travailleurs.euses de quit­ter un tra­vail sala­rié, même de façon tem­po­raire, pour­rait for­cer de tels patrons à offrir des salaires et des condi­tions meilleures. Cela étant dit, la forme poli­tique de cette reven­di­ca­tion est comme je l’ai dit com­pli­qué, car il est plus que pro­bable qu’une fois mis en place, ce reve­nu de base sera d’abord ins­ti­tué à un mon­tant bas. Il sera ensuite néces­saire d’additionner nos efforts pour lut­ter en faveur d’une aug­men­ta­tion de son mon­tant.


Illustration : © DR.

« On veut lire, pas travailler » : quand Frédéric Lordon, Alain Damasio et des syndicalistes déconstruisent le travail

Un article d’Amélie Quentel pour Les Inrockuptibles revient sur la jour­née du 27 jan­vier orga­ni­sée autour du thème « Tout le monde déteste le tra­vail » à Paris.

Il est clair que, durant cette jour­née, un dis­tin­guo fort est en tout cas fait entre “tra­vail” et “emploi”, avec, comme l’assure Damasio, la néces­si­té de réflé­chir à “com­ment sor­tir de cette fabrique du tra­vailleur comme figure essen­tielle” et de “repen­ser tout le rap­port de l’Occident à l’activité”. En somme, d’opérer un dépla­ce­ment dans la concep­tion com­mu­né­ment admise de ce que serait le tra­vail, alors même que des acti­vi­tés por­teuses de sens, non‐reconnues – car non créa­trices de valeur éco­no­mique – pour­raient jus­te­ment l’être si adve­nait un chan­ge­ment de para­digme. Deux heures d’échanges sur le thème “s’organiser au‐delà du sala­riat” ont ain­si lieu dans l’auditorium de la Bourse du tra­vail, avec notam­ment des zadistes de Notre‐Dame‐des‐Landes et des syn­di­ca­listes de Nantes s’exprimant sur leur désir de “tenir l’économie en dehors des rap­ports de soli­da­ri­té” et de “trans­mettre des savoirs en dehors du cadre d’habitude impo­sé par le tra­vail”.


Illustration : © AQ.

Alain Damasio : « Il faut rendre à nouveau la révolution désirable »

Un entre­tien d’Alain Damasio avec Guillaume Ledit d’Usbek & Rica revient sur les rai­sons qui poussent l’écrivain à s’engager. Au som­maire notam­ment : le tra­vail, la tech­no­lo­gie et le reve­nu uni­ver­sel.

Dans une interview autour de l’exposition « Extravaillance », vous estimiez qu’il fallait « faire le deuil d’une conception totalement absurde du travail ». Comment passer dans le « postcapitalisme » que vous appelez de vos voeux ? Et en se projetant, à quoi pourrait ressembler le travail et les travailleurs à l’horizon 2030 ?

La réponse la plus facile aujourd’hui, à mon sens, c’est le reve­nu uni­ver­sel. Avec toutes les équi­voques de la mesure et l’ampleur du piège que ça peut repré­sen­ter en terme de contrôle accru des popu­la­tions. Il y aura là un vrai com­bat s’il est mis en place, notam­ment parce que la droite va ten­ter d’y inté­grer le maxi­mum d’allocations et de le fixer au niveau le plus bas. Ce com­bat doit être mené, mais je pense qu’il y a un seuil de reve­nu men­suel où on pour­rait se retrou­ver délié de l’obligation de tra­vailler.

On est arri­vé à un stade où l’humanité est en mesure, grâce aux évo­lu­tions tech­niques notam­ment, de cou­per le lien entre reve­nu et mérite : on mérite d’être rému­né­ré même en ne tra­vaillant pas. Si on coupe cette alié­na­tion fon­da­men­tale sur laquelle repose une par­tie de la force du capi­ta­lisme, on libère un temps cru­cial pour les gens, qui peuvent alors s’occuper des autres ou mili­ter, créer, géné­rer des alter­na­tives et du vivant.


Illustration : CC BYSA 3.0 Adrien Barbier.

Ô Boulot : l’expo qui repense le travail

Un article de Rémi Lévêque pour Usbek & Rica pré­sente l’exposition « Ô Boulot », à décou­vrir au MAIF Social Club à Paris jusqu’en avril.

Bientôt, la robo­ti­sa­tion et le numé­rique, cou­plés au dés­in­té­res­se­ment crois­sant pour cer­taines caté­go­ries pro­fes­sio­nelles modi­fie­ront consi­dé­ra­ble­ment le monde du tra­vail tel que nous le connais­sons. Pour ne rien arran­ger, selon une autre étude relayée par The Guardian, la robo­ti­sa­tion per­met­trait de réduire de 90 % le coût du tra­vail d’un sala­rié, quand la délo­ca­li­sa­tion dimi­nue ce coup de « seule­ment » 65 %.

En s’appuyant sur ce constat, le Maif Social Club, espace pari­sien de « ren­contre artis­tique et socié­tale », pro­pose de décou­vrir jusqu’au 28 avril 2018 une réflexion artis­tique sur la façon dont nous tra­vaille­rons demain.


Illustration : © MAIF.

Journée de rencontres/échanges « Tout le monde déteste le travail »

Une jour­née de ren­contres et d’échanges se tient le 27 jan­vier à la bourse du tra­vail à Paris autour du tra­vail. Pour qui en a, en cherche, l’évite, s’organise au delà…

Et si l’on sui­vait cette intui­tion : dans l’économie si poli­tique qui nous tient, il importe au fond moins de pro­duire des mar­chan­dises ou des ser­vices que de pro­duire cette forme : les tra­vailleurs. Cette forme de vie qui nous imprime un cer­tain rap­port à soi, aux autres et au monde dont on peine tant à se déprendre.

Sous le Macronomicon, cette forme prend sans sur­prise un nou­veau desi­gn : les angles et les courbes de l’auto-entrepreneur, de « l’indépendante » — dans sa ver­sion pre­mium. L’être qui se doit à la fois d’être le pro­duc­teur, le pro­duit et le ser­vice com­mer­cial du pro­duit qu’il vend, à savoir lui‐même.

En ver­sion stan­dard, la nôtre, bien­ve­nue dans l’existence du… cre­vard !

Programme :

Dans l’auditorium · Rencontres & débats ouverts

9H30 · 12H « Ressource humaine toi‐même ! » ou le néo‐management comme art de gou­ver­ner. Avec Danièle Linhart, socio­logue, des employés syn­di­ca­listes SUD en lutte d’Orange et de Lidl et Patrick Cingolani, éga­le­ment socio­logue.

12H30 · 15H « Fin du tra­vail, vie sous contrôle » ou l’offensive tech­no­lo­gique du capi­tal. Avec Detlef Hartmann, avo­cat et mili­tant, la cam­pagne « Make Amazon pay ! », Ariel Kyrou, adepte du reve­nu uni­ver­sel, Callum Cant, livreur Deliveroo, membre du syn­di­cat IWGB, le col­lec­tif du CLAP des livreurs « autoen­tre­pre­neurs » et le col­lec­tif Blablagrève, pla­te­forme de défense des travailleuses/eurs.

15H · 17H30 « S’organiser au delà du sala­riat » Une assem­blée autour de la ques­tion « De quels moyens avons‐nous besoin de nous doter ? Quels obs­tacles nous faut‐il ren­ver­ser ? » Avec des cama­rades de la ZAD et des UD syn­di­cales de Nantes, Matthieu Hély, socio­logue et des sala­riés syn­di­qués du sec­teur asso­cia­tif autour du vrai visage de l’économie sociale
et soli­daire.

Dans la salle de réunion · Interventions & rencontres

9H30 · 10H30 « Le tra­vail sans capi­ta­listes ni ren­tiers : débat autour de quelques pro­po­si­tions misar­chistes » avec Emmanuel Dockès.

10H30 · 11H30 « Sortir les para­sols » avec Frédéric Lordon.

11H30 · 12H30 « Le sens du com­bat » avec Sidi Mohammed Barkat.

12H30 · 13H30 « La reli­gion indus­trielle : de la matrice mona­cale à l’empire
du mana­ge­ment » avec Pierre Musso.

13H30 · 14H30 « Autonomie ita­lienne et refus du tra­vail » avec Franco Piperno.

14H30 · 15H30 « Refus du tra­vail et illé­ga­li­té en France dans les années 1970/80 » par Alèssi Dell’Umbria.

15H30 · 16H30 « Au bal des actifs : la science‐fiction face au futur du tra­vail » avec Zanzibar (Alain Damasio, Catherine Dufour, Norbert Merjagnan…).

16H30 · 17H30 « Les bou­lots de merde : par­tage d’expériences », avec Olivier Cyran.

Dans les couloirs, les halls & trois petites salles

Projections de fims et docu­men­taires sur le tra­vail, cla­meurs vocales, cut‐up, fic­tions radio­pho­niques du col­lec­tif Zanzibar sur l’avenir du tra­vail, ate­lier de créa­tion de récits, ate­lier de confec­tion d’affiches, ren­contres appro­fon­dies et dis­cus­sions infor­melles.

Puis une soi­rée fes­tive à Aubervilliers.


Illustration : © Chasse aux DRH.

Should we worry about Basic Income earners slacking ?

Une tri­bune (en anglais) d’Aleksander Masternak pour Basic Income News s’intéresse à l’une des peurs asso­ciées au reve­nu de base : « Les gens ne vou­dront plus tra­vailler ! ».

Pour lui, cette peur est lar­ge­ment injus­ti­fiée, la lit­té­ra­ture scien­ti­fique récente mon­trant plu­tôt une volon­té des indi­vi­dus à avoir des acti­vi­tés, qu’elles soient rému­né­rées ou non.

Individuals work for rea­sons far excee­ding the need to earn sub­sis­tence. Unfortunately, des­pite years of tech­no­lo­gi­cal deve­lop­ment and rai­sed stan­dards of living, indi­vi­duals are still thought only capable of being moti­va­ted to work through the depri­va­tion of their phy­sio­lo­gi­cal needs. Empirical evi­dence sug­gests people care about their work for more than just ear­ning a wage. When the labour mar­ket does not offer a suf­fi­cient sup­ply of mea­ning­ful work that a labou­rer can take on, ear­ning sub­sis­tence seems to take pre­ce­dence. Systematically denying indi­vi­duals mea­ning­ful work, howe­ver, could be detri­men­tal to the individual’s capa­ci­ty of devi­sing and pur­suing their concep­tion of the good life.


Illustration : © Kurzgesagt.

Et voilà le travail !

Un dos­sier réa­li­sé par la Coordination des médias libres ana­lyse le tra­vail aujourd’hui.

Édito :

Il y a eu la loi Travail, avec ses nuits debout et ses cor­tèges de tête, impo­sants, mena­çants, la contre‐attaque poin­tait le bout de son nez.

Et puis, nous voi­là un an après, Emmanuel Macron élu, les ordon­nances sur le tra­vail sont signées, dif­fi­cile de voir ce qui pour­rait empê­cher leur rati­fi­ca­tion cette semaine dans une Assemblée natio­nale au garde‐à‐vous.

Pourquoi aus­si peu de réac­tions ? Pourquoi le grand mou­ve­ment social ne s’est-il pas levé contre ce nou­veau pro­jet de socié­té ?

Au‐delà des cir­cons­tances post‐électorales, c’est sur­tout que des muta­tions pro­fondes du tra­vail sont déjà à l’œuvre, et depuis long­temps. Attentifs aux mou­ve­ments de la socié­té, à ce qui se passe en arrière‐plan dans ce monde qui bouge sou­vent trop vite, nos médias libres observent depuis long­temps ce qu’on appelle aujourd’hui l’uberisation de la socié­té : une concur­rence de plus en plus géné­ra­li­sée, un tra­vail décou­pé en micro‐tâches, le plus sou­vent mal rému­né­rées, et avec la dis­pa­ri­tion pro­gres­sive des droits sociaux. Et pour cause, nous‐mêmes comme les autres entre­prises du sec­teur de l’économie sociale et soli­daire, nous y sommes direc­te­ment confron­tés.

La plu­part de nos médias libres sont déjà dans cette pré­ca­ri­té : temps par­tiels com­plé­tés par un bou­lot ali­men­taire, contrats (de moins en moins) aidés, pigistes payés lar­ge­ment en des­sous, voire béné­vo­lat à outrance. Bref, comme le sec­teur public, comme le social et l’associatif, nous n’échappons pas à cette vague.

Qu’en conclure ? Que mal­gré tout, loin des radars des médias domi­nants, nous repé­rons et expé­ri­men­tons ce qui germe, des idées neuves ou anciennes. Nous racon­tons les alter­na­tives concrètes. Nous don­nons la parole à et celles et ceux qui refusent de se sou­mettre à cette marche for­cée ou choi­sissent d’arrêter de tra­vailler.

C’est à ce grand voyage dans les mondes du tra­vail que la Coordination per­ma­nente des médias libres vous invite pour son troi­sième grand dos­sier, avec la contri­bu­tion d’une ving­taine de médias libres, joyeux et indé­pen­dants.

Source : Et voi­là le tra­vail !, un dos­sier réa­li­sé par la Coordination natio­nale des médias libres.


Illustration : © Coordination des médias libres.

Ce soir à la télé : Un monde sans travail ? de Philippe Borel

Un Monde sans travail ?

Une soi­rée documentaire‐débat ce soir sur France 5 :

  • À 20h50, Un monde sans tra­vail ?, un docu­men­taire de Philippe Borel

  • À 22h, Le monde en face, une émis­sion de débat à laquelle par­ti­ci­pe­ra Tiffany Blandin, autrice du livre Un monde sans tra­vail ? réper­to­rié ici.

Présentation du docu­men­taire :

À force de fixer l’emploi comme une fina­li­té, nous avons oublié que le tra­vail n’est qu’un moyen, mais la pen­sée éco­no­mique et poli­tique domi­nante conti­nue de défendre une idéo­lo­gie qui, pour cer­tains, n’a plus guère de sens dans les éco­no­mies occi­den­tales du XXIe siècle. Or les cris­pa­tions actuelles autour de la déré­gu­la­tion du tra­vail masquent une réa­li­té effrayante : la rup­ture du lien entre les acti­vi­tés créa­trices de valeur et l’emploi tra­di­tion­nel, à l’heure d’un nou­veau capi­ta­lisme numé­rique. L’emploi semble plus que jamais mena­cé par la mul­ti­pli­ca­tion des dis­po­si­tifs robo­tiques et algo­rith­miques dans tous les domaines, alors que la stan­dar­di­sa­tion gagne tous les sec­teurs d’activité. Et la ques­tion de la place des robots dans la socié­té de demain est dans toutes les têtes qui réflé­chissent un tant soi peu à notre ave­nir.

On peut aus­si espé­rer un trai­te­ment inté­res­sant du reve­nu de base :

Et un peu par­tout, la pro­po­si­tion de créer un reve­nu mini­mum d’existence uni­ver­sel relance un com­bat poli­tique qui mobi­lise de l’extrême gauche jusqu’aux liber­ta­riens, ultra­li­bé­raux. Mais dans une socié­té de plus en plus auto­ma­ti­sée et inéga­li­taire, un reve­nu de base sera t‐il fac­teur d’émancipation ou bien plu­tôt de sou­mis­sion géné­ra­li­sée ?

Rendez‐vous ce soir devant le poste, puis sur le site de France Télévisions pour le rat­tra­page pen­dant une semaine.

Plus d’informations sur Reporterre.

Source : Un monde sans Travail ?, France 5.


Illustration : Reporterre.

Une plateforme pour la semaine de quatre jours au Royaume‐Uni

Un site en faveur de la réduc­tion du temps de tra­vail outre‐Manche.

Les reven­di­ca­tions du mani­feste sont lim­pides : 

We demand a 4 Day Week.

We demand an increase in hour­ly pay.

We demand a stron­ger wel­fare state.

Les jus­ti­fi­ca­tions invo­quées ? Les béné­fices atten­dus en termes sociaux, démo­cra­tiques, éco­no­miques et envi­ron­ne­men­taux.

Le site com­porte éga­le­ment une biblio­thèque recen­sant plu­sieurs ouvrages et vidéos sur le sujet.

Source : Our mani­fes­to, 4 Day Week.


Illustration : 4 Day Week.