« On veut lire, pas travailler » : quand Frédéric Lordon, Alain Damasio et des syndicalistes déconstruisent le travail

Un article d’Amélie Quentel pour Les Inrockuptibles revient sur la jour­née du 27 jan­vier orga­ni­sée autour du thème « Tout le monde déteste le tra­vail » à Paris.

Il est clair que, durant cette jour­née, un dis­tin­guo fort est en tout cas fait entre “tra­vail” et “emploi”, avec, comme l’assure Damasio, la néces­si­té de réflé­chir à “com­ment sor­tir de cette fabrique du tra­vailleur comme figure essen­tielle” et de “repen­ser tout le rap­port de l’Occident à l’activité”. En somme, d’opérer un dépla­ce­ment dans la concep­tion com­mu­né­ment admise de ce que serait le tra­vail, alors même que des acti­vi­tés por­teuses de sens, non‐reconnues – car non créa­trices de valeur éco­no­mique – pour­raient jus­te­ment l’être si adve­nait un chan­ge­ment de para­digme. Deux heures d’échanges sur le thème “s’organiser au‐delà du sala­riat” ont ain­si lieu dans l’auditorium de la Bourse du tra­vail, avec notam­ment des zadistes de Notre‐Dame‐des‐Landes et des syn­di­ca­listes de Nantes s’exprimant sur leur désir de “tenir l’économie en dehors des rap­ports de soli­da­ri­té” et de “trans­mettre des savoirs en dehors du cadre d’habitude impo­sé par le tra­vail”.


Illustration : © AQ.

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