Le revenu de base examiné sous toutes les coutures

Une fiche de lecture qui présente le propos du récent ouvrage de Philippe Van Parijs et Yannick Vanderborght, récemment paru aux éditions La Découverte et précédemment évoqué ici.

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Le revenu universel pour de vrai

Une présentation de l’ouvrage incontournable de Philippe Van Parijs et Yannick Vanderborght, désormais traduit en français aux éditions La Découverte.

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Le revenu de base comme utopie

Un article de Benjamin Caraco pour Nonfiction présente le livre de Thimothée Duverger : L’invention du revenu de base, la fabrique d’une utopie démocratique.

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Revenu de base : Le mieux, c’est encore d’essayer

Un article de Philippe Mouret pour Dis-Leur ! présente le revenu de base et notamment l’initiative « Mon Revenu de Base » en cours.

Si l’idée d’un Revenu universel passe encore mal dans une France frileuse et où l’on est plus souvent envieux du voisin que désireux d’améliorer sa propre condition, de plus en plus de penseurs et chercheurs s’intéressent au sujet. Et de nombreux ouvrages y sont consacrés. A lire de toute urgence, l’excellent Fuck Work ! – Pour une vie sans travail, de l’Historien et essayiste James Livingston (coll. Champs Actuel – Flammarion, feuilleter en cliquant ICI) qui résume ainsi sa pensée : « Notre productivité nous tue à petit feu, et la planète avec. Il est temps de prendre acte de ce qui est déjà une réalité et de réfléchir à la seule question qui vaille : à quoi ressemblera notre vie, sans le travail : Fuck Work ! »

Paru seulement en anglais (éd. Palgrave Macmillan) le livre Financing Basic income (Financer le revenu universel) soutient qu’un revenu de base d’un niveau décent est en fait finançable. Les contributeurs abordent le sujet du point de vue de trois pays différents (Canada, Suisse et Australie) pour répondre à l’objection qui dit qu’un programme universel visant à garder tous les citoyens au-dessus de la ligne de pauvreté serait trop cher pour être appliqué. Ils passent en revue l’éventail complexe des sources de revenu qui rendraient le revenu de base faisable, de la valeur sous-estimée des redondances des programmes publics aux actifs publics nouveaux et jusqu’ici non comptabilisés. Autant de sources de réflexion…

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Illustration : © Droits réservés.

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Le revenu universel : une bonne idée ?

Close Up Of Ball Of Rubber Bands

Un article d’Amal pour Blooming You présente la conception du revenu inconditionnel qu’Abdennour Bidar défend dans son livre Libérons-nous !.

5 propositions concrètes pour la mise en place du revenu universel :

1. Fixer le revenu universel à un niveau supérieur des « minima sociaux » ou du « salaire minimum », ces pseudo-fils de sécurité qui ne font qu’engluer l’individu dans la précarité. Pour la France à 1500 euros (3000 pour un couple), et dans chaque pays à un seuil permettant à l’individu de mener une vie décente.

2. Ouvrir partout au niveau local, ainsi que sur les réseaux sociaux, des maisons et des forums du temps libéré, offrant des espaces de discussion réelle ou virtuelle où tous pourront réfléchir ensemble au sens de ce temps libéré et à ce qu’ils veulent faire du revenu universel. Ainsi pour tous les individus trop ancrés dans notre cité des travailleurs, ces réseaux d’entraides les aideront à s’adapter à leur nouvelle cité.

3. Mettre en place une instauration différenciée du revenu universel, en le proposant automatiquement aux chômeurs, aux jeunes, retraités, malades, personnes handicapées ou invalides, et en l’octroyant sur demande à tous ceux qui désirent quitter leur emploi, sans à se justifier.

4. Tout au long de la scolarité, faire de l’initiation à la liberté l’objectif majeur de l’Ecole, de telle sorte qu’à l’âge adulte, la personne ne se retrouve pas perdue dans la civilisation du temps libérée mais dotée d’une capabilité réelle d’autodétermination. C’est une idée qui apparait déjà dans certaines écoles de l’Education de demain.

5. Créer un nouvel écosystème de civilisation repensé et réorganisé pour faire contribuer toutes nos structures sociales au service d’un objectif : offrir à chacune et chacun les moyens de consacrer son temps libéré à la culture de son humanité. C’est par cette culture du savoir-être, de l’introspection, et de la contemplation que nous basculerons vraiment dans la cité des philosophes.

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Illustration : © Getty Images.

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Un nouveau livre sur le revenu de base

Une synthèse par Robert Cauneau du nouveau livre de Michel Lepesant et Baptiste Mylondo : Inconditionnel – anthologie du revenu universel, déjà présenté ici.

L’objectif de cette anthologie est d’illustrer la diversité des approches des revenus inconditionnels, et de leurs origines. La conviction des deux auteurs est que « le revenu inconditionnel n’est pas un simple enjeu comptable, mais bien, avant toute chose, une question philosophique, de justice sociale« . Ils considèrent qu’ »il faut, dans un tel débat, prendre soin de distinguer le souhaitable (philosophiquement), le possible (pratiquement) et le faisable (politiquement). » Cette anthologie traite surtout du premier point, un peu du second, mais laisse le troisième aux débats futurs.

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Illustration : Domaine Public Paul Signac, 1893-95, Au temps d’harmonie.

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Avec les robots, une vie sans travail ?

Un article d’Alain Véronèse sur le blog de Guy Valette recense deux ouvrages récents : Robotariat de Bruno Teboul et Fuck Work! de James Livingston.

Un aperçu de ses propos sur Robotariat, critique de l’automatisation de la société :

L’argumentation serrée entend combiner et l’instauration d’un revenu de base (ou universel) et une importante réduction du temps de travail. La conjonction des deux revendications est assez rare : trop souvent les partisans du revenu de base (tel le MFRB) « oublient » la réduction du temps de travail, et les militants de la réduction du temps de travail, souvent d’obédience marxiste (J.-M. Harribey, M. Husson) dénonce l’illusion du revenu de base et les dangers d’une subvention offerte au patronat…

Puis à propos de Fuck Work!, pour une vie sans travail :

Le style de Livingston (tel que traduit par Pierre Vesperini) au service d’une argumentation construite ouvre de nouvelles lignes d’horizon capable de mettre en marche les populations délaissées par les disruptions capitalistes, c’est à dire les surnuméraires et autres « inutiles au monde », dont les « premiers de cordée » tirent les ficelles…


Illustration : CC0 Jeremy Avery.

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Faut-il un revenu universel ?

Faut-il un revenu universel

Une recension de l’ouvrage critique coordonné par Jean-Marie Harribey et Christiane Marty, par Jean-Pierre Touchard sur le site d’ATD Quart Monde.

« Au vu de la situation sociale très dégradée, on ne peut en rester à une critique du revenu universel », d’où cette troisième partie, sans doute la plus intéressante, où les auteurs prennent le parti de relancer et de défendre un projet de société, en réaffirmant les solidarités afin d’assurer à chacun un revenu minimum décent, par progression des minima sociaux, et de restaurer le principe de notre constitution : un  » droit à l’emploi pour chacun ».

Ils proposent un nouveau modèle productif :
– en relançant la perspective de réduction du temps de travail ;
– en orientant la production vers les opportunités de la transition écologique, créatrice d’emplois ;
– en développant et améliorant les services publics ;
– en améliorant les conditions de travail des salariés et en renforçant leurs droits et leur pouvoir dans l’entreprise.


Illustration : © DR.

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