Le tour d’horizon de l’actualité du revenu de base et des sujets liés.
(suite…)Auteur/autrice : Maxime Vendé
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Le journal du revenu de base : août 2019
Le tour d’horizon de l’actualité du revenu de base et des sujets liés.
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Pour la création d’un revenu minimum unique
Noam Leandri et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités :
La proposition d’un revenu minimum unique garantit un niveau de vie mensuel de 860 euros pour une personne seule, de 1 810 euros pour un couple avec deux enfants. Il inclut d’éventuelles autres allocations perçues par ailleurs (famille ou logement notamment). Les personnes qui touchent déjà des allocations dont le total est supérieur à celui du RMU, ne verront pas baisser leurs allocations. Fixé au seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian, le RMU élimine la pauvreté à ce niveau.
Une note de Noam Leandri et Louis Maurin, respectivement président et directeur de l’Observatoire des inégalités, détaille leur proposition d’assurer à chaque personne un niveau de vie au moins équivalent au seuil de pauvreté à 50 % du revenu médian.
Le dispositif présenté est dans son mécanisme proche de certaines aides sociales qu’il entend appuyer : non individuel, conditionnel, dégressif, etc. Mais cet appui sur des mécanismes existants le rend applicable facilement et à petit budget, ce que rappellent les auteurs :
Nous estimons le coût de la mesure à sept milliards d’euros par an, ce qui est largement à la portée des finances publiques. Le gouvernement s’apprête à réduire l’impôt sur le revenu de cinq milliards d’euros par an et les recettes de la taxe d’habitation de 20 milliards d’euros. Pour rappel, l’ensemble des niches fiscales coûte à la collectivité 100 milliards d’euros chaque année.
Source. Illustration : CC0 James Sutton.
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Le journal du revenu de base : juillet 2019
Le tour d’horizon de l’actualité du revenu de base et des sujets liés.
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Assurance-chômage, les discrètes manœuvres financières derrière la réforme
Hadrien Clouet, sur The Conversation :
L’allocation d’aide au retour à l’emploi n’est pas un secours payé par la collectivité aux chômeurs, mais un droit ouvert aux salariés une fois qu’ils ont mis une certaine somme au pot commun. En somme, c’est leur argent qui leur revient. Cependant, l’allocation médiane, c’est-à-dire que la moitié des chômeurs gagnent plus tandis que la moitié perçoivent moins, est de 950 euros.
Les versements effectués aux chômeurs dans ce cadre proviennent de deux sources : la cotisation des employeurs prélevée sur les salaires (4,05 % du salaire brut) ainsi qu’une partie de la CSG activité (1,47 point). Cette dernière a remplacé au 1er janvier 2019 les cotisations salariées – à part pour quelques catégories comme les intermittents du spectacle ou les salariés monégasques. Le régime d’assurance-chômage est donc composé de flux financiers différents. L’un regroupe les cotisations patronales, assises sur les salaires. L’autre est voté chaque année par le parlement, via la loi de financement de la sécurité sociale.
Cependant, le remplacement des cotisations salariées par la CSG a bouleversé le rapport de force : désormais, seuls les employeurs (qui acquittent les cotisations) et l’État (qui gère la CSG) ont leur mot à dire. Les représentants des salariés ont été placés en marge du processus. Le statut des chômeurs se joue donc désormais essentiellement entre les organisations patronales et le gouvernement. Cette réforme de l’assurance-chômage est d’ailleurs la première depuis 1982 à être intégralement décidée par l’État seul.
Un article d’Hadrien Clouet explique le mécanisme de financement de l’Unédic et sa bonne santé comptable. Le bilan de l’institution est grevé par la mainmise du gouvernement sur l’assurance-chômage, qui la contraint à financer Pôle Emploi, induisant un déficit ensuite apporté sur les marchés financiers, au profit des investisseurs privés.
Source. Illustration : © Lucas Barioulet/AFP.
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Assurance-chômage : une dette doublement profitable
Hélène Crouzillat, dans Politis :
Jamais dans l’histoire de l’assurance-chômage les chômeurs n’ont été aussi peu et aussi mal indemnisés, aussi peu accompagnés qu’aujourd’hui. Parallèlement, la dette de l’assurance-chômage s’accroît à un rythme effréné, passant de 13 milliards, au moment où Pébereau pose son rapport sur la table, à plus de 37 milliards actuellement. Alors, à quel jeu pervers s’adonnent le gouvernement et son banquier Macron, obsédés par leur besoin d’économies ? Faire passer pour remède les causes du mal ?
Il n’est nul besoin d’être expert en économie pour comprendre comment l’institution assurance-chômage s’est trouvée criblée de dettes. Défiscalisations, allègements d’impôt et exonérations ruinent à coup sûr les comptes sociaux et imposent dans le même temps de recourir à l’endettement sur les marchés financiers. Les banques gagnent alors une rente pérenne grâce aux intérêts fournis pour l’acquisition des titres d’emprunts et leurs portefeuilles, gorgés de titres de dette publique ou des organismes sociaux, garantis par l’État, sont le gage d’une solidité financière qui leur permet d’emprunter ailleurs à moindre coût ou de spéculer sereinement. Quoi de plus naturel alors que ce soient les mêmes banques qui préconisent au plus haut niveau de l’administration française des réformes structurelles censées réduire les dépenses sociales ?
Tout le monde connaît l’adage « prendre le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière ». Rien ne saurait mieux illustrer la logique de prédation à l’œuvre.
Une tribune d’Hélène Crouzillat qui replace les récentes annonces gouvernementales dans la continuité des précédents coups de boutoir contre l’assurance chômage : passage sous la coupe de l’État, baisse de l’indemnisation, sous-financement au bénéfice des marchés financiers, etc.
Source. Illustration : © Jacques Demarthon / AFP.
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Construire le rapprochement entre amoureux de la gratuité et adeptes du revenu universel
Paul Ariès, sur le site du Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB) :
Le rapprochement entre ces mouvances me semble naturel, dès lors que nous nous retrouvons sur deux enjeux : il s’agit bien de construire une écologie des revenus avec un plancher et un plafond, c’est pourquoi je milite, à la fois, pour un revenu universel et pour un revenu maximum autorisé ; il s’agit aussi de faire de ce revenu universel non pas un revenu de survie mais un revenu d’existence à même de modifier les styles de vie, c’est-à dire aussi comment on produit et ce qu’on produit, compte tenu notamment des limites objectives qui sont celles des écosystèmes.
Un appel de Paul Ariès à approfondir les liens existants entre projets d’extension du domaine de la gratuité et propositions de revenu sans condition, avec pour objectif commun l’assurance de conditions d’existence dignes pour tou·tes.
Source. Illustration : © Larousse.
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Big Little Lies : la musique de la série télé
Une liste de lecture avec la musique qui rythme les péripéties quotidiennes à Monterey.
Illustration : © HBO.
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Le journal du revenu de base : juin 2019
Le tour d’horizon de l’actualité du revenu de base et des sujets liés.
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Le revenu de base dans Multitudes n°74
La revue trimestrielle consacre trois articles de son dernier numéro au revenu de base.
Nicole Teke fait l’historique des initiatives, souvent citoyennes, autour du revenu sans condition en Europe dans « Le revenu de base. Vers une Europe plus sociale ».
Clément Cayol propose un recensement et une critique des expériences-pilotes de revenu inconditionnel pour en tirer des perspectives dans « Les expérimentations de revenu(s) de base ».
Enfin, Yann Moulier-Boutang analyse le mouvement des Gilets Jaunes et argumente un revenu de base à l’échelle de l’Union européenne pour répondre à leur revendication de revenu permettant une vie décente dans « Du jaune sur la bannière étoilée de l’Union ».
Multitudes traite régulièrement des questions de revenu de base depuis des années. La revue avait notamment consacré le dossier majeur de son numéro d’été 2016 aux « nouvelles frontières du revenu d’existence ».
La revue est disponible en librairie et ses articles sont également vendus à l’unité sur CAIRN.
Illustration : Multitudes.
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Élections européennes 2019 : trois listes portent un revenu de base !
Le Mouvement Français pour un Revenu de Base :
Les 25 et 26 mai prochain, les citoyens français sont attendus aux urnes pour élire les nouveaux députés au parlement européen. En 2014, 7 listes avaient exprimé leur soutien en faveur du revenu de base. Pour l’édition 2019, le MFRB a épluché les programmes des 34 listes proposées aux élections européennes. […] Cette année, nous avons compté trois listes qui portent un projet incluant un revenu de base.
Un article qui présente les trois listes (Europe Écologie Les Verts, Printemps Européen, et le Parti Fédéraliste Européen) proposant un revenu de base dans leur programme pour les élections européennes.
Source. Illustration : CC-BY-SA 3.0 David Iliff.
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Le revenu de base sera-t-il bon pour l’économie ?
Robert Jameson, sur le site du Mouvement Français pour un Revenu de Base :
Par conséquent, la question de savoir si le revenu de base stimulera ou non le PIB n’est pas la plus pertinente. De façon beaucoup plus importante, il y a de nombreuses raisons de croire que le revenu de base sera bon pour la population ; il est donc raisonnable de dire qu’il sera bon pour l’économie.
Un article traduit de l’anglais qui s’intéresse aux évolutions économiques à attendre de l’introduction d’un revenu sans condition, ainsi qu’aux limites d’un raisonnement en termes uniquement économiques.
Source. Illustration : CC 0 Nattanan Kanchanaprat.
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Russie : lancement d’une courte expérimentation d’un revenu de base
Le mouvement Revenu de base Russie Demain, conjointement avec l’association Coordinates of Good, a reçu le 13 mars le prix Wow Successful 2019 qui récompense l’innovation sociale. Ce prix va leur permettre d’octroyer un revenu sans condition à cinq personnes pendant trois mois. Les montants en jeu sont faibles (6 500 roubles mensuels, soit un peu moins de cent euros) tout comme la durée des versements, mais cette somme n’est pas négligeable pour bon nombre de Russes. L’argent versé provient de dons privés.
Cette courte expérimentation de transferts d’argent a commencé en avril 2019 et sera étudiée par Vyacheslav Nikolaevich Bobkov, de l’Institut de sciences économiques et sociales de l’Académie des sciences de Russie.
Adaptation d’un article d’Andre Coelho initialement paru sur Basic Income News. Illustration : Revenu de base Russie Demain.
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Réciprocité et redistribution : la gratuité pour l’indispensable
Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin, dans Salut & Fraternité :
Les réflexions se multiplient et les questions de société émergent : comment dissocier travail et subsistance décente ? Comment assurer un socle commun d’accès aux biens fondamentaux à la vie ?
Certains proposent le revenu universel, nous proposons la gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable : alimentation, logement, vêtements, santé, éducation, transports et, aujourd’hui, connectivité.
Face aux objections faites du revenu de base, la gratuité pour l’indispensable répond à nombreuses d’entre elles.
Un article qui dresse à grands traits un argumentaire en faveur de la gratuité des besoins universels, plutôt que la mise en place d’un revenu de base.
Source. Illustration : CC 0 Thomas Lefebvre.
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Newark veut expérimenter un revenu de base
Jack Crowe, dans National Review :
Newark mayor Ras Baraka announced last week that the city will pursue a universal-basic-income pilot program that would provide residents with monthly income regardless of their employment status.
Ras Baraka, maire de Newark, a annoncé la semaine dernière que la ville va lancer un projet-pilote de revenu de base qui octroierait aux habitant·es un revenu chaque mois, indépendamment de leur situation professionnelle.
Un article de Jack Crowe revient sur l’annonce du maire de Newark d’expérimenter un revenu inconditionnel. Pour l’heure, la seule annonce tangible est qu’une équipe de la municipalité va se lancer dans des études préparatoires.
Source. Illustration : © Mike Segar/REUTERS.
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Le journal du revenu de base : mai 2019
Le tour d’horizon de l’actualité du revenu de base et des sujets liés.
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Une province de Corée du Sud lance un « revenu de base jeune »
Hyosang Ahn, sur Basic Income News :
Gyeonggi province, the most populous region in South Korea, will be hosting an exhibition on basic income on April 29th and 30th to coincide with the launching of its Youth Basic Income program. The program will unconditionally give one million Korean Won ($US900) in local currency per year to 24-year-old residents of Gyeonggi province.
La province de Gyeonggi, la plus peuplée de Corée du Sud, organise une conférence sur le revenu de base les 29 et 30 avril, coïncidant avec le lancement de son programme de « revenu de base jeune ». L’idée est de distribuer l’équivalent d’un million de wons (environ 775 euros) en monnaie locale aux jeunes de 24 ans de la région.
Un article de Hyosang Ahn présente l’initiative de la province de Gyeonggi, qui vise à donner à 170 000 personnes un revenu sans condition, en monnaie locale.
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Philippe Van Parijs : « Un revenu inconditionnel est avant tout un instrument d’émancipation »
Philippe Van Parijs, dans Libération :
Une des raisons principales de la popularité récente de la proposition de revenu de base réside dans le scepticisme croissant à l’égard de la stratégie jusqu’ici dominante pour permettre à tous d’y accéder: une croissance sans limite permettant de compenser l’effet sur l’emploi des progrès de la productivité. Les doutes sur la «désirabilité» de la croissance, présents depuis les années 70, ont été amplifiés par la prise de conscience de son impact irréversible sur le climat. Ensuite, même ceux pour qui la croissance est désirable doutent aujourd’hui de sa possibilité: c’est la «stagnation séculaire» diagnostiquée par l’économiste et homme politique Larry Summers. Face à ces doutes, proposer le revenu de base, ce n’est pas renoncer au droit au travail rémunéré pour tous. C’est au contraire fournir un instrument essentiel pour le réaliser au XXIe siècle, et cela pour trois raisons. D’abord, le revenu de base constitue une formule intelligente de partage de l’emploi. Il facilite la réduction volontaire du temps de travail ou l’interruption de carrière au moment où les travailleurs en sentent le besoin. Les postes ainsi libérés peuvent être occupés par celles et ceux qui en sont aujourd’hui exclus. Ensuite, le fait que le revenu de base est pleinement cumulable avec tout autre revenu en fait une subvention systématique à des activités faiblement ou irrégulièrement rémunérées mais suffisamment intéressantes par leur attrait intrinsèque ou les perspectives qu’elles offrent. Enfin, il est le complément naturel de l’apprentissage tout au long de la vie, du fait qu’il permet un va-et-vient plus souple entre emploi, formation et activités bénévoles.
Un entretien de Vittorio De Filippis avec Philippe Van Parijs dresse à grands traits les questions qui entourent actuellement le revenu de base, alors que le philosophe a récemment publié son dernier livre.
Source. Illustration : © M. Flore.VU.
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Revue de presse jeu vidéo : avril 2019
Des liens de fond autour du jeu vidéo, loin de l’actualité quotidienne trépidante. Articles, vidéos, émissions, et autres formats longs.
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Le revenu de base examiné sous toutes les coutures
Timothée Duverger, sur Nonfiction :
Bien qu’engagé, prétendant constituer une alternative au socialisme comme au néolibéralisme, leur ouvrage ne constitue pas un manifeste mais plutôt un état de la question très documentée (avec pas moins de 74 pages de notes et 47 pages de bibliographie !). Le revenu de base inconditionnel fait ainsi le tour complet du sujet en étudiant tour à tour l’histoire du revenu de base, son éthique, sa soutenabilité financière, son acceptabilité politique et sa faisabilité dans un monde devenu global, tout en clarifiant les principaux enjeux et débats qu’une telle proposition suscite.
Une fiche de lecture qui présente le propos du récent ouvrage de Philippe Van Parijs et Yannick Vanderborght, récemment paru aux éditions La Découverte et précédemment évoqué ici.
Source. Illustration : Artiste inconnu·e.
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Andrew Yang, le candidat de la fin du monde
Russell Brandom, dans The Verge :
Yang’s pitch was simple: automation is destroying American jobs, and we need a president with some kind of answer. If you believe that, the robot-obsessed startup guy could be your only option.
Yang’s answer looks a lot like socialism, although he doesn’t use the word himself. The centerpiece of Yang’s campaign is a $1,000 monthly check to every person in America, paid for with a Nordic-style Value Added Tax. That’s normally called a basic income, although the Yang campaign calls it a “freedom dividend,” since focus group testing found the idea was more popular in the language of corporate ownership. Left-wing think tanks like the Roosevelt Institute and Data for Progress have been pushing a basic income for years as an alternative to the current labyrinth of federal aid programs, but Yang is the first presidential candidate to build a campaign around it.
Un portrait d’Andrew Yang, candidat à la primaire du Parti démocrate pour l’élection présidentielle de 2020 aux États-Unis qui a le vent en poupe. Il a fait de l’octroi d’un revenu sans condition une mesure phare de son programme.
Source. Illustration : © Amelia Holowaty Krales.
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Green New Deal : le revenu de base universel pourrait rendre possible la transition écologique
Cette tribune de Fabian Schuppert pose le revenu de base universel comme préalable à une transition écologique réussie.
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Le devenir des personnes sorties de contrat aidé
La Dares :
En 2017, dans un contexte de fortes créations d’emploi, 72 % des personnes ayant réalisé un contrat unique d’insertion dans le secteur marchand (CUI- CIE) et 49 % des personnes ayant effectué ce même contrat dans le secteur non marchand (CUI-CAE) déclarent être en emploi six mois après. C’est également le cas de 67 % des personnes sortant d’un emploi d’avenir marchand et de 58 % de celles sortant d’un emploi d’avenir non marchand.
[…]
Près de 80 % des personnes ayant bénéficié d’un contrat aidé déclarent y avoir développé ou acquis des compétences, et près de 75 % estiment que ce type de contrat leur a permis de se sentir utile.
Une récente étude du ministère du travail illustre l’efficacité des contrats aidés, alors que le gouvernement a réduit leur taux de prise en charge et divisé leur nombre par deux en deux ans.
Source. Illustration : CC0 Jason Coudriet.
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L’enjeu du revenu de base intéresse aussi l’Allemagne
Alicia Prager, dans Euractiv :
Les différents projets qui naissent un peu partout autour du revenu de base ont des objectifs variables. « En France, il s’agit de limiter la pauvreté. En Finlande, l’idée était de permettre aux chômeurs à trouver plus rapidement un travail. Nous, nous voulons savoir quel effet aurait le revenu de base sur les individus », explique Steven Strehl, à l’initiative de « Mein Grundeinkommen ».
« Nous assistons à la plus grande montée en puissance d’une idée politique », assure Michael Bohmeyer, le fondateur du projet.L’article illustre l’initiative citoyenne allemande « Mein Grundeinkommen » qui continue son bonhomme de chemin, dans un sens différent des dynamiques gouvernementales en France et en Finlande.
Source. Illustration : Fabian Melber.
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Effets d’une variation de certains transferts socio-fiscaux sur le niveau de vie et les inégalités
Anne-Lise Biotteau et Michaël Sicsic, pour l’Insee :
Plusieurs variations fictives de prestations sociales et prélèvements directs sont simulées afin d’évaluer leurs effets sur le niveau de vie des ménages et les inégalités. Ainsi, une hausse de 5 % du montant forfaitaire du RSA diminuerait le taux de pauvreté de 0,2 point et l’intensité de la pauvreté de 0,8 point. Un accroissement de 5 % de la base mensuelle de calcul des allocations familiales augmenterait le niveau de vie moyen des bénéficiaires de prestations familiales de 0,3 %. Une hausse de 5 % du barème des aides au logement diminuerait le taux de pauvreté de 0,2 point. Enfin, une progression de 5 % des tranches de l’impôt sur le revenu exonérerait un million de ménages mais augmenterait légèrement les inégalités.
Un récent focus de L’Insee fournit quelques éléments pour nourrir le débat autour des allocations sociales.
C’est le modèle de microsimulation Ines qui a été utilisé. Afin d’évaluer l’effet, sur les finances des populations concernées, d’une éventuelle modification de quelques points à la hausse ou à la baisse du RSA et des allocations familiales notamment.
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Livre : Mégadonnées, rente d’Internet et revenu de base
Le Réseau Italien pour le Revenu de Base (BIN Italia) vient de publier son dernier ouvrage : Mégadonnées, rente d’Internet et revenu de base.
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Le revenu universel pour de vrai
Enfin traduit en français, ce traité général du revenu universel est un livre important. Etude fouillée des justifications éthiques et des diverses propositions techniques autour dudit revenu universel, il en décortique toutes les dimensions. Loin du rafistolage des politiques sociales, un tel choix matérialiserait une forme de troisième voie (même si ses auteurs n’emploient pas l’expression) entre le vieux socialisme et le libéralisme nouveau.
Une présentation de l’ouvrage incontournable de Philippe Van Parijs et Yannick Vanderborght, désormais traduit en français aux éditions La Découverte.
Source. Illustration : La Découverte.
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Les « poissons d’avril » sont dangereux, épisode 7428
Ce premier avril, Apple News présente un canular comme une information.
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Le journal du revenu de base : avril 2019
Le tour d’horizon de l’actualité du revenu de base et des sujets liés.
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