Le revenu universel de base n’est pas la panacée, et le Labour ne doit pas soutenir cette idée

Une tri­bune (en anglais) de Sonia Sodha dans le Guardian cri­tique l’idée du reve­nu de base et invite le Labour bri­tan­nique à se pro­non­cer contre cette idée qui fait actuel­le­ment débat en interne.

The ans­wer can­not be to accept this sor­ry state of affairs and try to patch things up with a basic income. It must be to address the fun­da­men­tal power imba­lances that allow employers to shift risk on to their employees by for­cing them to become self‐employed contrac­tors, or refu­sing to pay them for breaks. And to deve­lop long‐term solu­tions for impro­ving the qua­li­ty of work.

You can see the attrac­tions of a basic income for Silicon Valley. Firms such as Uber, whose dri­vers are clas­si­fied as self‐employed “part­ners” rely on this risk‐shift model. Even as Facebook’s foun­der, Mark Zuckerberg, heaps praise on a basic income, the tech giant does all in its legal power to avoid tax and dodge paying its fair share towards the social infra­struc­ture it relies on. The left must not allow itself to be sedu­ced. A basic income is a dis­trac­tion from these core issues of eco­no­mic power ; a radical‐sounding excuse to look the other way from the less gla­mo­rous, more com­plex ques­tion of how to ensure labour mar­ket rights are pro­per­ly enfor­ced. Accepting a dete­rio­ra­tion in employ­ment rights and wor­king condi­tions in exchange for a basic income could be dan­ge­rous­ly coun­ter­pro­duc­tive.


Illustration : © Nathalie Lees.

Notre protection sociale est désormais un système d’extorsion des populations pauvres

Une tri­bune (en anglais) d’Aditya Chakrabortty dans le Guardian dresse un por­trait gla­çant de l’état de déli­ques­cence de la pro­tec­tion sociale au Royaume‐Uni.

Il est désor­mais éta­bli que notre sys­tème de pro­tec­tion sociale est défaillant. Les direc­tions admi­nis­tra­tives savent que le cré­dit géné­ra­li­sé est un fias­co et les par­le­men­taires se lamentent que des familles souffrent de la faim dans une socié­té par­mi les plus riches que l’humanité ait jamais connues.Aditya Chakrabortty

Source : Our bene­fits sys­tem has become a racket for chea­ting poor people, Aditya Chakrabortty pour The Guardian.


Illustration : © Leon Neal/Getty Images.

Une plateforme pour la semaine de quatre jours au Royaume‐Uni

Un site en faveur de la réduc­tion du temps de tra­vail outre‐Manche.

Les reven­di­ca­tions du mani­feste sont lim­pides : 

We demand a 4 Day Week.

We demand an increase in hour­ly pay.

We demand a stron­ger wel­fare state.

Les jus­ti­fi­ca­tions invo­quées ? Les béné­fices atten­dus en termes sociaux, démo­cra­tiques, éco­no­miques et envi­ron­ne­men­taux.

Le site com­porte éga­le­ment une biblio­thèque recen­sant plu­sieurs ouvrages et vidéos sur le sujet.

Source : Our mani­fes­to, 4 Day Week.


Illustration : 4 Day Week.

Royaume‐Uni : Un défenseur du revenu de base nommé « chancelier fantôme »

À la suite de l’élection de Jeremy Corbyn à la tête du Parti Travailliste de Grande‐Bretagne, John Mcdonnell a été nom­mé Chancelier de l’Échiquier Fantôme. Ce titre infor­mel désigne le porte‐parole, sur les ques­tions éco­no­miques, de l’opposition au Parlement bri­tan­nique.

McDonnell est un par­ti­san du reve­nu de base. Le 4 mars 2014, il avait ani­mé un débat sur le reve­nu citoyen dans le cadre du « Parlement du Peuple », une série de confé­rences orga­ni­sée par le dépu­té au sein de la Chambre des Communes à Londres. À cette occa­sion il a détaillé « l’importance d’un reve­nu citoyen dans la situa­tion actuelle, et com­ment son appli­ca­tion peut deve­nir poli­ti­que­ment réa­liste ». Il a éga­le­ment pro­non­cé un dis­cours le 6 juin de la même année lors de la confé­rence de Citizen’s Income Trust, l’organisation bri­tan­nique de réfé­rence pour ce qui concerne le reve­nu de base.

John McDonnell, âgé de 64 ans, est dépu­té tra­vailliste depuis 1997. Il a diri­gé avec suc­cès la cam­pagne du socia­liste radi­cal Jeremy Corbyn, der­niè­re­ment élu lea­der du par­ti tra­vailliste. Grâce à sa nomi­na­tion, McDonnell sera désor­mais en pre­mière ligne pour affron­ter l’actuel ministre des Finances, le conser­va­teur pro‐austérité George Osborne.


Article ini­tia­le­ment publié par Toru Yamamori sur BasicIncome.

Illustration : CC Transition Heathrow