En Europe, les prestations sociales perdent en efficacité contre la pauvreté

Un article d’Astrid Gruyelle pour Alternatives Économiques détaille la baisse de l’effet des prestations sociales sur la pauvreté dans les pays d’Europe. « Suite à la crise de 2008, de nombreux pays européens ont baissé leurs dépenses publiques, relève Pierre Madec, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE – Sciences Po). L’enveloppe des transferts sociaux s’est…

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How Basic Income could restore voting rights for poor Americans

Une tribune en anglais de James Davis pour Basic Income News défend le revenu de base comme moyen de permettre aux plus pauvres d’exercer leur droit de vote aux États-Unis.

Even putting aside felon disenfranchisement, impoverished Americans are disproportionately excluded from exercising their right to vote owing to the expense of taking off work on election day and the paperwork they face due to voter ID laws and frequent relocation. Universal Basic Income (UBI), by eliminating the financial stress underlying these barriers, has the potential to greatly expand voter turnout and civic participation more generally, restoring voting rights promised by the constitution.

 

Sans même évoquer la déchéance de droits civiques liée à l’incarcération, les plus pauvres ont moins accès au droit de vote, notamment car il faut prendre un jour de congé pour voter, mais également remplir des démarches administratives suite aux lois d’identification et aux déménagements réguliers. Le Revenu de Base Universel (RBU), en allégeant la contrainte financière sous-jacente, peut potentiellement améliorer la participation aux élections en concrétisant pour les populations pauvres le droit de vote que leur promet la constitution.

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Illustration : CC 0 Elliott Stallion.

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Il faut agir contre la pauvreté

Un article de Jacinthe Laforest pour La Voix Acadienne rend compte d’une réunion publique sur la pauvreté alors que le gouvernement provincial d’Acadie annonce vouloir la réduire.

Le père Eddie Cormier, qui participait aux discussions, trouve que tout effort ayant pour objectif de «réduire» la pauvreté est en partant mal orienté. «Il ne faut pas viser à réduire la pauvreté. Il faut l’éliminer. Qu’a le gouvernement en tête? Est-ce une réduction de 2 %, de 5 %, 10 % ou 50 %? De mon point de vue, on est capable d’éliminer la pauvreté», a insisté le père Eddie Cormier. De nombreuses personnes dans le groupe ont mentionné qu’une solution possible, sinon LA solution serait de remplacer tous les petits programmes qui bouchent des trous ici et là par un programme de revenu de base garanti.

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Illustration : © Jacinthe Laforest.

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Les aides sociales : « un pognon de dingue » nous dit notre président

Un article de Guy Valette s’inscrit en faux contre l’idée selon laquelle les aides sociales coûteraient un « pognon de dingue » à la collectivité, et plaide pour une réforme ambitieuse du système socio-fiscal afin d’instaurer un revenu de base inconditionnel, permettant à chacun·e de vivre dignement.

Réformer les aides sociales sans toucher à notre système fiscal est vain. Ensemble nous sommes riches (1300 milliards de revenus d’activité et plus de 11 500 milliards de patrimoine privé, tout cela bien mal réparti au gré des réussites individuelles et de l’héritage du passé). Nous pouvons dès à présent mettre en place un système de redistribution universel administré par une caisse autonome, qui se substituerait au système socio-fiscal actuel, où chacun contribuerait en proportion de ses moyens à l’allocation d’un revenu d’existence inconditionnel pour assurer à tous les membres de la communauté les moyens d’exister dignement.

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Illustration : © Jacques Witt/SIPA.

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Benjamin Griveaux, pêcheur à la dérive

Un article de Romaric Godin étrille la communication du gouvernement, qui cherche à gommer l’image de « président des riches » que se traîne Emmanuel Macron.

Derrière sa sollicitude, Benjamin Griveaux dissimule donc cette vision classique d’un homme pauvre assisté et ignare chère à la droite. La réalité est bien différente : les chômeurs français, dont la moitié ne sont pas indemnisés, veulent dans leur immense majorité, trouver un emploi ou une formation qui permet de trouver un emploi.

Mais à quoi bon se former lorsque l’emploi manque ? À quoi bon travailler lorsque l’on est malgré tout pauvre en travaillant ? Benjamin Griveaux n’a donc jamais entendu parler de ces « travailleurs pauvres » dont l’existence même devrait faire oublier l’aphorisme de Confucius ? Ce que le pouvoir actuel ne dit jamais, ce qu’il oublie toujours à dessein, c’est que ce ne sont pas les chômeurs et les salariés qui ont conduit la France à la perte de compétitivité économique et qui l’ont enfermé dans un niveau de gamme intenable.

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Illustration : CC 0 Przemysław Sakrajda.

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Le revenu de base : pansement sur une jambe de bois ou solution ?

Un article en anglais d’Anna Dent pour la RSA s’interroge sur les bénéfices et les limites à attendre d’un revenu inconditionnel pour les travailleurs et travailleuses pauvres.

Basic income would supplement the income of people in low paid work, whether through reasons of under-employment, low wages, or insecure and unpredictable shifts and contracts. So it would have the immediate effect of increasing household income and providing more security and stability in income levels.

However, it would be open to the same arguments that apply to tax credits and housing benefit currently – that they are subsidising employers, enabling them to maximise profits by paying low wages, knowing that state benefits will pick up the slack. If employers can’t or won’t pay wages high enough to keep workers above the poverty line, paying a basic income might lift people out of poverty, but would it also have any impact on the structural issues in the labour market?


Illustration : CC 0 Jon Tyson.

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Richesse: Pourquoi il faut bien redistribuer les cartes que l’on a mal distribuées

Un article de Guy Valette tire le bilan du glissement progressif de la distribution des richesses du travail vers le capital et propose un revenu de base inconditionnel de l’ordre de mille euros pour assurer à chacun·e une existence digne.

Le financement de notre système social, adossé aux salaires par la cotisation, s’est dégradé progressivement pendant que la précarité et le chômage n’a cessé d’ augmenter. Bref le travail humain ne paie plus et les inégalités ne cessent d’augmenter. Le système économique n’intègre plus, au contraire il exclue et marginalise.

L’État tant bien que mal, au fil du temps, tente vainement de réparer les dégâts de ce capitalisme globalisé par toutes une série d’aides aux plus démunis, d’aides aux familles, d’aides à l’emploi, financées par l’impôt. Mais toutes ces aides spécifiques, ciblées, conditionnées, complexes à mettre en œuvre, n’arrivent pas à résoudre ni le problème de la pauvreté, ni le problème du chômage et de l’exclusion de l’activité économique. Au contraire, au lieu de renforcer la cohésion et la solidarité, on assiste à la  division de la société entre d’une part « le monde des assistés »  et d’autre part  les contributeurs, ceux qui  affirment « se lever tôt pour travailler« . Clivage qui développe la défiance, l’esquive et le ressentiment. Pendant qu’on continue à se chamailler sur des « petites inégalités » qui empoisonnent notre quotidien, les ultra-riches jouissent sans vergogne de leurs privilèges et vivent dans la démesure.

[…]

Pour son financement il n’est pas nécessaire de chercher bien loin : Ensemble nous sommes riches et nous pouvons assurer notre minimum vital.

  • Les revenus de l’ensemble de la population sont de 1 300 Milliards,
  • Le patrimoine privé net est de 11 500 milliards très inégalement répartis.

Ainsi par :

  • Une cotisation individuelle, se substituant à la C.S.G. et à l’impôt sur les revenus, sur l’ensemble des revenus d’activités et qui ne souffrirait aucune exemption, pourrait assurer une partie importante du financement.
  • Une taxe sur les patrimoines privés, dont la concentration atteint aujourd’hui des sommets, contribuerait à redistribuer à chacun de nouveaux atouts dans son jeu.
  • En ajoutant une cotisation sur l’excédent brut d’exploitation qui permettrait de mettre à contribution les machines ( le « travail mort » cher à Marx ) qui se substituent de plus en plus au travail humain. Cela allègerait du même coup le fardeau qui pèse sur les salaires par la suppression de la cotisation des allocations familiales devenue inutile.

Par exemple, avec une cotisation de 30 % en moyenne des revenus brut d’activité, une T.A.N. (Taxe sur l’Actif Net) de 1,5 % par an en moyenne, sur le patrimoine, une cotisation de 7,5 % de l’E.B.E. ( Excédent Brut d’Exploitation ) on peut financer un revenu d’existence de 750 € modulé tout au long de la vie. ( de 250 € à la naissance à 1000 € ) ( 2)

Administré par une caisse comme celle des allocations familiales. Il n’en coûterait rien au budget de l’État. Au contraire, le revenu universel remplaçant toutes les aides à l’emploi, à la famille, aux plus démunis, l’État pourrait se passer des ressources actuelles de l’Impôt sur le revenu, de la C.S.G. et de l’I.S.F.


Illustration : © Kurzgesagt.

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