Les aides sociales : « un pognon de dingue » nous dit notre président

Un article de Guy Valette s’inscrit en faux contre l’idée selon laquelle les aides sociales coû­te­raient un « pognon de dingue » à la col­lec­ti­vi­té, et plaide pour une réforme ambi­tieuse du sys­tème socio‐fiscal afin d’instaurer un reve­nu de base incon­di­tion­nel, per­met­tant à chacun·e de vivre digne­ment.

Réformer les aides sociales sans tou­cher à notre sys­tème fis­cal est vain. Ensemble nous sommes riches (1300 mil­liards de reve­nus d’activité et plus de 11 500 mil­liards de patri­moine pri­vé, tout cela bien mal répar­ti au gré des réus­sites indi­vi­duelles et de l’héritage du pas­sé). Nous pou­vons dès à pré­sent mettre en place un sys­tème de redis­tri­bu­tion uni­ver­sel admi­nis­tré par une caisse auto­nome, qui se sub­sti­tue­rait au sys­tème socio‐fiscal actuel, où cha­cun contri­bue­rait en pro­por­tion de ses moyens à l’allocation d’un reve­nu d’existence incon­di­tion­nel pour assu­rer à tous les membres de la com­mu­nau­té les moyens d’exister digne­ment.

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Illustration : © Jacques Witt/SIPA.

Pour en finir avec la propriété privée

Un article d’Ioana Marinescu pour Libération pré­sente l’initiative de deux éco­no­mistes éta­su­niens : taxer tous les pro­prié­taires et redis­tri­buer uni­ver­sel­le­ment cette richesse à la popu­la­tion.

Les reve­nus de cet impôt sur la pro­prié­té seront redis­tri­bués à tous, créant un reve­nu uni­ver­sel. Eric Posner et Glen Wey cal­culent qu’un taux de 7 % pour l’impôt sur la pro­prié­té serait adé­quat. Un tel impôt lève­rait une somme énorme égale à 20 % du PIB. Le reve­nu de cet impôt per­met­trait à une famille moyenne amé­ri­caine de rece­voir envi­ron 20 000 euros par an, sans condi­tions. Etant don­né que l’impôt sur la pro­prié­té tombe lour­de­ment sur les plus riches, il rédui­rait les inéga­li­tés de reve­nu et de patri­moine.

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Illustration : © Loïc Venance / AFP.