Le revenu de base, un nouveau pilier de la protection sociale

Partant de la situation dramatique de l’emploi aujourd’hui et des carences du système actuel de redistribution, Guy Valette publie un manifeste en faveur d’un revenu de base émancipateur pour tou·tes, afin de constituer une sécurité sociale tout au long de la vie.

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Les aides sociales : « un pognon de dingue » nous dit notre président

Un article de Guy Valette s’inscrit en faux contre l’idée selon laquelle les aides sociales coûteraient un « pognon de dingue » à la collectivité, et plaide pour une réforme ambitieuse du système socio-fiscal afin d’instaurer un revenu de base inconditionnel, permettant à chacun·e de vivre dignement.

Réformer les aides sociales sans toucher à notre système fiscal est vain. Ensemble nous sommes riches (1300 milliards de revenus d’activité et plus de 11 500 milliards de patrimoine privé, tout cela bien mal réparti au gré des réussites individuelles et de l’héritage du passé). Nous pouvons dès à présent mettre en place un système de redistribution universel administré par une caisse autonome, qui se substituerait au système socio-fiscal actuel, où chacun contribuerait en proportion de ses moyens à l’allocation d’un revenu d’existence inconditionnel pour assurer à tous les membres de la communauté les moyens d’exister dignement.

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Illustration : © Jacques Witt/SIPA.

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Avec les robots, une vie sans travail ?

Un article d’Alain Véronèse sur le blog de Guy Valette recense deux ouvrages récents : Robotariat de Bruno Teboul et Fuck Work! de James Livingston.

Un aperçu de ses propos sur Robotariat, critique de l’automatisation de la société :

L’argumentation serrée entend combiner et l’instauration d’un revenu de base (ou universel) et une importante réduction du temps de travail. La conjonction des deux revendications est assez rare : trop souvent les partisans du revenu de base (tel le MFRB) « oublient » la réduction du temps de travail, et les militants de la réduction du temps de travail, souvent d’obédience marxiste (J.-M. Harribey, M. Husson) dénonce l’illusion du revenu de base et les dangers d’une subvention offerte au patronat…

Puis à propos de Fuck Work!, pour une vie sans travail :

Le style de Livingston (tel que traduit par Pierre Vesperini) au service d’une argumentation construite ouvre de nouvelles lignes d’horizon capable de mettre en marche les populations délaissées par les disruptions capitalistes, c’est à dire les surnuméraires et autres « inutiles au monde », dont les « premiers de cordée » tirent les ficelles…


Illustration : CC0 Jeremy Avery.

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Revenu universel, semaine de 28h et libération du travail du carcan de l’emploi

Un article de Guy Valette propose et chiffre un revenu de base couplé à une réduction du temps de travail, afin de partager le travail et les richesses produites.

Il est urgent de changer de paradigme en réduisant le temps consacré à un emploi contraint nécessaire pour vivre et en libérant le travail du carcan  d’un emploi facilement automatisable. Avec un revenu socialisé d’une part, la technologie d’autre part, nous avons les moyens de nous libérer collectivement  et partiellement d’un emploi de survie. Laisser le marché continuer à détruire des emplois au nom de la compétitivité internationale et de la maximisation des profits est suicidaire.


Illustration : © United Artists.

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Richesse: Pourquoi il faut bien redistribuer les cartes que l’on a mal distribuées

Un article de Guy Valette tire le bilan du glissement progressif de la distribution des richesses du travail vers le capital et propose un revenu de base inconditionnel de l’ordre de mille euros pour assurer à chacun·e une existence digne.

Le financement de notre système social, adossé aux salaires par la cotisation, s’est dégradé progressivement pendant que la précarité et le chômage n’a cessé d’ augmenter. Bref le travail humain ne paie plus et les inégalités ne cessent d’augmenter. Le système économique n’intègre plus, au contraire il exclue et marginalise.

L’État tant bien que mal, au fil du temps, tente vainement de réparer les dégâts de ce capitalisme globalisé par toutes une série d’aides aux plus démunis, d’aides aux familles, d’aides à l’emploi, financées par l’impôt. Mais toutes ces aides spécifiques, ciblées, conditionnées, complexes à mettre en œuvre, n’arrivent pas à résoudre ni le problème de la pauvreté, ni le problème du chômage et de l’exclusion de l’activité économique. Au contraire, au lieu de renforcer la cohésion et la solidarité, on assiste à la  division de la société entre d’une part « le monde des assistés »  et d’autre part  les contributeurs, ceux qui  affirment « se lever tôt pour travailler« . Clivage qui développe la défiance, l’esquive et le ressentiment. Pendant qu’on continue à se chamailler sur des « petites inégalités » qui empoisonnent notre quotidien, les ultra-riches jouissent sans vergogne de leurs privilèges et vivent dans la démesure.

[…]

Pour son financement il n’est pas nécessaire de chercher bien loin : Ensemble nous sommes riches et nous pouvons assurer notre minimum vital.

  • Les revenus de l’ensemble de la population sont de 1 300 Milliards,
  • Le patrimoine privé net est de 11 500 milliards très inégalement répartis.

Ainsi par :

  • Une cotisation individuelle, se substituant à la C.S.G. et à l’impôt sur les revenus, sur l’ensemble des revenus d’activités et qui ne souffrirait aucune exemption, pourrait assurer une partie importante du financement.
  • Une taxe sur les patrimoines privés, dont la concentration atteint aujourd’hui des sommets, contribuerait à redistribuer à chacun de nouveaux atouts dans son jeu.
  • En ajoutant une cotisation sur l’excédent brut d’exploitation qui permettrait de mettre à contribution les machines ( le « travail mort » cher à Marx ) qui se substituent de plus en plus au travail humain. Cela allègerait du même coup le fardeau qui pèse sur les salaires par la suppression de la cotisation des allocations familiales devenue inutile.

Par exemple, avec une cotisation de 30 % en moyenne des revenus brut d’activité, une T.A.N. (Taxe sur l’Actif Net) de 1,5 % par an en moyenne, sur le patrimoine, une cotisation de 7,5 % de l’E.B.E. ( Excédent Brut d’Exploitation ) on peut financer un revenu d’existence de 750 € modulé tout au long de la vie. ( de 250 € à la naissance à 1000 € ) ( 2)

Administré par une caisse comme celle des allocations familiales. Il n’en coûterait rien au budget de l’État. Au contraire, le revenu universel remplaçant toutes les aides à l’emploi, à la famille, aux plus démunis, l’État pourrait se passer des ressources actuelles de l’Impôt sur le revenu, de la C.S.G. et de l’I.S.F.


Illustration : © Kurzgesagt.

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Étude des effets du revenu universel sur les revenus des différents types de ménages en France

Money

Une simulation par Guy Valette d’un revenu de base universel modulé selon l’âge, garantissant un socle de revenu au niveau du seuil de pauvreté.

Ensemble nous avons les moyens de garantir une vie digne à chacun, cette présentation le prouve.

Si l’objectif est d’allouer un revenu universel inconditionnel de la naissance à la mort de 750 €, les besoins ne sont pas les mêmes suivant l’âge. Une  modulation au cours de la vie de ce revenu  permet de faire en sorte que jamais il ne soit possible pour une personne  d’avoir des revenus inférieurs à 1 000 €, seuil de pauvreté à 60 % du revenu médian que ce soit au cours de la vie active ou à la retraite.Guy Valette

Source : Étude des effets du revenu universel sur les revenus des différents types de ménages en France, Guy Valette.


Illustration : CC0 TheDigitalArtist.

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