Avec les robots, une vie sans travail ?

Un article d’Alain Véronèse sur le blog de Guy Valette recense deux ouvrages récents : Robotariat de Bruno Teboul et Fuck Work! de James Livingston.

Un aperçu de ses propos sur Robotariat, critique de l’automatisation de la société :

L’argumentation serrée entend combiner et l’instauration d’un revenu de base (ou universel) et une importante réduction du temps de travail. La conjonction des deux revendications est assez rare : trop souvent les partisans du revenu de base (tel le MFRB) « oublient » la réduction du temps de travail, et les militants de la réduction du temps de travail, souvent d’obédience marxiste (J.-M. Harribey, M. Husson) dénonce l’illusion du revenu de base et les dangers d’une subvention offerte au patronat…

Puis à propos de Fuck Work!, pour une vie sans travail :

Le style de Livingston (tel que traduit par Pierre Vesperini) au service d’une argumentation construite ouvre de nouvelles lignes d’horizon capable de mettre en marche les populations délaissées par les disruptions capitalistes, c’est à dire les surnuméraires et autres « inutiles au monde », dont les « premiers de cordée » tirent les ficelles…


Illustration : CC0 Jeremy Avery.

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Le travail disparaît, prenons-en la mesure

L'emploi disparaît

Une tribune de Paul Jorion pour Trends-Tendances s’appuie sur le livre No More Work de James Livingston pour nous inciter à prendre acte de la disparition massive de l’emploi salarié et des conséquences économiques associées.

Et ces problèmes sont déjà bien présents : Livingston signale qu’aux États-Unis, un quart des adultes « réellement actifs » selon ses termes, se trouvent sous le seuil de pauvreté. S’ils sont payés au taux horaire minimum fédéral de 7,25 $, ils demeurent sous ce seuil même s’ils travaillent 40 heures par semaine : il faudrait que ce taux horaire atteigne 10 $ pour que ce seuil soit dépassé. Et s’il était doublé pour atteindre le montant irréaliste de 15 $, il faudrait encore que les Américains travaillent 29 heures par semaine pour dépasser le seuil de pauvreté. À l’heure actuelle, 20% du revenu des ménages américains, dit-il encore, leur vient d’allocations versées par le système de sécurité sociale. Sans ce complément, c’est la moitié de la population qui se situerait en-dessous du seuil de pauvreté. Son verdict est alors que le salarié actuel (il n’est pas même question du chômeur) est d’ores et déjà un assisté, et la tendance observée aujourd’hui signale que les choses ne feront qu’empirer.


Illustration : © Kurzgesagt.

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