Un rapport annonce que la robotisation va entraîner une recrudescence de l’esclavage en Asie du sud-est

Un article d’Annie Kelly pour The Guardian décrit un futur bien sombre pour les employé·es les moins qualifié·es, en compétition avec les robots.

“We know that in a couple of decades, robot manufacturing will replace many low-skill jobs. Displaced workers without the skills or capacity to adapt will have to compete for a rapidly diminishing supply of low-paid work in potentially exploitative conditions. This will lead to increased risks of slavery and trafficking across a region already vulnerable to these kind of abuses.”

Automation is already revolutionising manufacturing and lowering labour costs for industries across the world. The International Federation of Robotics estimates that next year another 250,000 industrial robots will come on to the market, with the capability to help produce cars, electronics and new machinery.

[« Nous savons que dans quelques décennies, les robots remplaceront de nombreux emplois peu qualifiés. Les travailleur·euses touché·es qui n’ont pas les compétences ou la capacité de s’adapter seront en concurrence pour des emplois faiblement rémunérés en diminution rapide, dans des conditions d’exploitation potentielles. Cela entraînera une augmentation des risques d’esclavage et de traite dans une région déjà vulnérable à ce type d’abus ».

L’automatisation révolutionne déjà la fabrication et réduit les coûts de main-d’œuvre pour les industries du monde entier. La Fédération internationale de robotique estime que l’année prochaine, 250 000 robots industriels supplémentaires arriveront sur le marché, avec la capacité d’aider à produire des voitures, de l’électronique et de nouvelles machines.]

Voir aussi une traduction en français sur le site de Paul Jorion.

Source


Illustration : © Hau Dinh/AP.

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Les robots vont nous mettre au chômage. On devrait s’y préparer maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.

Robots Turquie

Une tribune (en anglais) de Larry Elliott pour The Guardian s’appuie sur l’ouverture récente de l’épicerie Amazon Go, sans personnel de vente, pour inciter à prendre la mesure de la robotisation en cours.

Le directeur de la rubrique « Économie » du Guardian conclut en évoquant le revenu de base :

But the dislocation will be considerable, and comes at a time when social fabrics are already frayed. To ensure that, as in the past, technological change leads to a net increase in jobs, the benefits will have to be spread around and the concept of what constitutes work rethought. That’s why one of the hardest working academics in Davos last week was Guy Standing of Soas University of London, who was on panel after panel making the case for a universal basic income, an idea that has its critics on both left and right, but whose time may well have come.


Illustration : © Anadolu Agency/Getty Images.

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Le revenu universel de base n’est pas la panacée, et le Labour ne doit pas soutenir cette idée

Universal basic income is no panacea for us – and Labour shouldn’t back it

Une tribune (en anglais) de Sonia Sodha dans le Guardian critique l’idée du revenu de base et invite le Labour britannique à se prononcer contre cette idée qui fait actuellement débat en interne.

The answer cannot be to accept this sorry state of affairs and try to patch things up with a basic income. It must be to address the fundamental power imbalances that allow employers to shift risk on to their employees by forcing them to become self-employed contractors, or refusing to pay them for breaks. And to develop long-term solutions for improving the quality of work.

You can see the attractions of a basic income for Silicon Valley. Firms such as Uber, whose drivers are classified as self-employed “partners” rely on this risk-shift model. Even as Facebook’s founder, Mark Zuckerberg, heaps praise on a basic income, the tech giant does all in its legal power to avoid tax and dodge paying its fair share towards the social infrastructure it relies on. The left must not allow itself to be seduced. A basic income is a distraction from these core issues of economic power; a radical-sounding excuse to look the other way from the less glamorous, more complex question of how to ensure labour market rights are properly enforced. Accepting a deterioration in employment rights and working conditions in exchange for a basic income could be dangerously counterproductive.


Illustration : © Nathalie Lees.

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Notre protection sociale est désormais un système d’extorsion des populations pauvres

Benefits system

Une tribune (en anglais) d’Aditya Chakrabortty dans le Guardian dresse un portrait glaçant de l’état de déliquescence de la protection sociale au Royaume-Uni.

Il est désormais établi que notre système de protection sociale est défaillant. Les directions administratives savent que le crédit généralisé est un fiasco et les parlementaires se lamentent que des familles souffrent de la faim dans une société parmi les plus riches que l’humanité ait jamais connues.Aditya Chakrabortty

Source : Our benefits system has become a racket for cheating poor people, Aditya Chakrabortty pour The Guardian.


Illustration : © Leon Neal/Getty Images.

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