Trepalium : l’emploi se fait rare sur Arte

En deux soi­rées, Arte dif­fuse une nou­velle série d’anticipation sur la ques­tion de l’emploi. Dans une socié­té auto­ri­taire ou 80 % de la popu­la­tion est pri­vée d’activité, les indi­vi­dus ostra­ci­sés luttent pour leur exis­tence.

Le résu­mé de la nou­velle pro­duc­tion de Kelija et ARTE fait assu­ré­ment envie :

Dans un monde rava­gé par la crise, les gens ayant un emploi vivent sépa­rés de ceux qui n’en ont pas. Une ambi­tieuse série d’anticipation, dans laquelle les peurs orwel­liennes s’inscrivent dans un apar­theid ultra­li­bé­ral.

Dévoilée il y a peu, la série dif­fu­sée à par­tir de jeu­di sur la chaîne franco‐allemande uti­lise des traits actuels de nos socié­tés (chô­mage de masse, ten­sions sociales, puis­sance des mul­ti­na­tio­nales, hié­rar­chie des ter­ri­toires) et pousse les cur­seurs un cran plus loin.

Dans Trepalium, seul un cin­quième de la popu­la­tion détient un emploi, et est prêt à tout ou presque pour le conser­ver. De l’autre côté du mur, aus­si bien phy­sique que social, les sur­vi­vants de la « Zone » subissent le ration­ne­ment quo­ti­dien.

Le but de l’œuvre est clair : trai­ter par la fic­tion des ques­tions sociales actuelles de plus en plus pres­santes, avec un pro­pos juste et fort, le tout en six petites heures. On espère que la pro­duc­tion ambi­tieuse sau­ra tenir ses pro­messes. Réponse en deux salves de trois épi­sodes, les jeu­dis 11 et 18 février sur Arte à 20h55.

La série sera intro­duite ce jeu­di 11 par un débat sur le reve­nu uni­ver­sel dans l’émission 28 minutes à 20h05 : « Faut‐il payer les gens à ne rien faire ? », avec Baptiste Mylondo, Elie Cohen et Gaspard Koenig.


Image © Arte / Kelija.